Opportunités d'Affaires Liban
Opportunités d'Affaires Maroc
Opportunités d'Affaires France
- Opportunités d'Affaires Jordanie
- Opportunités d'Affaires Méditerranéennes
Iloubnan - Portail d'informations
www.iloubnan.info
Agent Exclusif de Philips & Whirlpool au Liban
www.azelectronic.com
- Nsouli - Bijouterie Liban
- Bijouterie Liban
www.andremarcha.com
- Agence interactive Marseille, Agence web
www.ebizproduction.com
- Location de Voitures à Beyrouth, Liban
advancedcarrent.com
- Immobilier Liban
www.real-estate-lebanon.com
- Montres Suisses
exposureswiss.com
- Montres Suisses
www.elogaswiss.com
   
 

ARCHIVES
Retour aux Archives
Retour aux infos
English Version

Informatique - Entreprise Liban-offshore

Depuis quelques années déjà, les informatiques françaises développent des entités de services à l’étranger, appelées sociétés offshore. Le Liban pourrait-il devenir un futur plateau d’accueil ? Oui, mais… «il faut qu’il fasse ses preuves».

Le sujet reste plus ou moins tabou en France. Question de morale commerciale sans doute. Mais le phénomène est bien réel et s’effectue massivement dans une euphorie à peine maîtrisée.

Aujourd’hui, pour être compétitif sur le marché, les Sociétés de services et d’ingénierie informatique (SSII) doivent se développer en offshore, c’est-à-dire de confier à une équipe établie à l’étranger la réalisation d’une application informatique.

Aucun texte n’interdit cette pratique développée parfois à outrance et qui permet principalement un abaissement des coûts de réalisation.
Ce sont les Américains qui ont été les premiers à externaliser massivement certaines applications. En Europe, on parle déjà de 30 000 emplois ainsi perdus. En France, où la mode est à l’origine venue des directions générales d’achat et non des directions informatiques, on table sur un manque à gagner de plusieurs milliers d’emplois. Quand bien même le secteur recrute énormément et constamment. Les pays leaders d’accueil en offshore restent l’Inde, l’Irlande, le Canada et l’Europe de l’Est. Des pays qui se sont spécialisés dans la production de logiciels, les opérations de saisie ou dans le développement d’applications. Les sociétés qui font le choix de l’offshore réalisent ainsi de 30 à 60 % d’économie dans les coûts induits de production.
«En France, l’offshore représente encore moins de 1 % du développement du logiciel, alors qu’il est beaucoup plus fort aux États-Unis ou en Grande-Bretagne», nuance cependant Élisabeth Demaulde, de chez Pierre Audoin Consultants, un cabinet d’étude qui développe des prestations de conseils au bénéfice du domaine de l’informatique, entre autres. Et même si les résultats sur les chiffres d’affaires restent marginaux, tout le monde s’y est mis. «Il y a encore quelques mois, les clients voulaient absolument de l’offshore. On nous a même imposé des équipes déjà en place en Inde. Alors qu’aujourd’hui, chez nous, nos activités offshore, implantées au Maroc et au Liban, représentent autour de 2 % de notre chiffre d’affaires», explique Jean-Baptiste Quelquejay, directeur Outsourcing chez Unilog, une SSII française de 7 000 personnes et 600 millions d’euros de chiffre d’affaires.

Pas encore une destination

Le Liban, justement, n’est pas encore considéré comme un nouvel eldorado informatique. Il n’est pas non plus oublié : «Bien sûr, on regarde de près le Liban pour le offshore, mais il faut que le pays garantisse la formation d’informaticiens et qu’il apporte la preuve de son savoir-faire. C’est fondamental», précise Demaulde. Selon Nicolas Goldstein, fondateur du portail Offshore-développement, «au Liban, tout reste à démontrer aux yeux du marché mondial. C’est un pays qui peut représenter une très forte valeur ajoutée». Pour lui, le Liban doit «insister sur la qualité des ingénieurs et restructurer en interne les fonctionnements». Ayant développé son propre réseau au Liban via un intermédiaire libanais, Goldstein reconnaît paradoxalement que le pays est «pour le moment marginal». Et pourtant, ce portail est une référence pour les études et conseils ciblés sur le thème de l’offshore et du travail à distance.
Même si on ne distingue pas encore très bien le Liban comme un point d’ancrage, il reste très bien placé dans la prochaine course de l’offshore. Toute le monde le dit : «À terme, on développera davantage du offshore francophone. La barrière de la langue et du décalage horaire est trop forte en Inde par exemple. Alors le Liban a intérêt à prouver sa capacité à faire de l’offshore et se présenter comme compétitif», poursuit Demaulde.
Le groupe Unilog semble néanmoins satisfait de son entité offshore libanaise. C’est que l’entité basée au Liban a développé ses activités vers l’Arabie saoudite, l’Égypte, Chypre, Bahreïn – et le marché français (pour des sous-traitances). «Une trentaine de personnes sont employées et dirigées par un ancien d’Unilog France, Habib Maaz», explique Jean-Baptiste Quelquejay. Après une filiale locale libanaise établie dès 1996, c’est en mars 2004 qu’Unilog a renforcé sa présence en ouvrant à Berytech un nouveau centre de développement offshore, à destination de la clientèle européenne sous la forme d’un centre de maintenance informatique à distance.

Les déçus de l’Inde

Ceci dit, pour le secteur informatique français, on devient sélectif : la mode de l’offshore à tout prix est terminée. Les problèmes culturels et de langue ont eu raison du procédé. Les déçus de l’offshore indien reviennent, et regardent moins loin, notamment vers les pays francophones ou au Maghreb, comme le Maroc et la Tunisie. Le Liban a donc une carte à jouer, en s’appuyant sur ses points forts qui sont la francophonie, le faible décalage horaire et la proximité culturelle avec la France.
Le phénomène ne s’essoufflera donc pas, mais retrouvera sans doute un juste milieu et une stratégie ciblée pour une plus grande efficacité. «Il y a un recentrage sur un cœur de métier, encore plus compétitif, avec de vrais spécialistes», analyse Alexandre Lemaire, directeur associé de Scemi, une autre société spécialisée dans l’externalisation informatique en offshore. Alors que chaque pays affirme de plus en plus sa spécialité (les systèmes en Inde, les saisies comptables pour Madagascar, etc.), le Liban reste porteur, dispose de nombreux atouts, peut créer une surprise de taille, et devenir un repère régional, au détriment d’Israël, par exemple, qui concentre une grosse part des services des télécommunications. Il est vrai qu’il y a actuellement une place pour tout le monde, mais on observe dans le milieu que tous ne pourront pas s’imposer à terme.

Petit lexique et chiffres

Le développement Offshore désigne le fait de confier à une équipe à l’étranger la réalisation d’une application informatique. Mais on parle de développement Nearshore quand la zone géographique choisie reste sur le territoire national (en province) ou alors à proximité (on va jusqu’à parler des pays du Maghreb comme des pôles de Nearshore). Le Onshore est un autre type de développement qui voit venir des informaticiens étrangers intégrer temporairement des sociétés françaises en France, pour mener une mission.
Le BPO, Business Process Outsourcing, est encore une application offshore. Il s’agit de confier un pan complet d’une activité de l’entreprise à un prestataire extérieur. Ainsi, il est courant de confier à un spécialiste des centres d’appels le processus total de support après-vente de ses produits. Le BPO pèse en 2004 près de 25 milliards d’euros en Europe et devrait atteindre 33 milliards en 2007.
On estime que les SSII françaises ont développé une centaine de sociétés offshore dans le monde. Principalement en Inde, en Europe de l’Est ou au Maroc. L’Inde, qui lance sur le marché près de 450 000 nouveaux informaticiens diplômés, absorbe encore aujourd’hui près de 80 % des contrats offshore, et 40 % des entreprises américaines feraient appel à cette technique. Même si la réduction des coûts salariaux motive ce développement, d’autres motivations sont évoquées, le plus souvent à demi-mots : «Il se peut que le développement en offshore couvre aussi une politique d’abaissement des charges et de défiscalisation, mais c’est très léger. C’est sans doute un des critères choisis parmi d’autres», souligne Pierre Dellis, délégué général de Syntec Informatique, la chambre professionnelle du secteur.


Beyrouth,08 22 2005
Julien Boudisseau
Le Commerce du Levant
ebizproduction est soutenue par "Le Conseil Régional de la Région
Provence-Alpes-Côte d'Azur".
| Home | English version | contact@1stmediterranean.com | © ebizproduction - Agence web - 2002/2008 |