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Maroc : Ces MRE qui investissent - Aziz Bouabe, fabricant de connexion Internet à distance

· Une équipe transnationale pour développer ses produits
· Son entreprise est im-plantée au Technopark à Casablanca


Chemise saumon, col ouvert, le port nonchalant et la voix parfois un peu basse, Aziz Bouabe n’a rien du chef d’entreprise classique figé dans son costume-cravate au geste précis et au ton monocorde.

Pourtant, à trente-huit ans, il fait partie des premiers fabricants marocains de systèmes de connexion Internet à distance.

Des points d’accès au réseau des réseaux qui reposent sur l’utilisation de la technologie Wi-Fi. Natif de Kénitra, Aziz Bouabe, est ingénieur d’Etat en informatique, diplômé de l’université allemande de Passau. Il a séjourné près de dix-huit ans en Allemagne où il a travaillé pour plusieurs multinationales.

En avril 2005, il crée First Mile Telekom, société implantée au Technopark de Casablanca.

«Nous fabriquons deux types de produits. Le TAFF, une connexion outdoor, qui permet de surfer sur le Net en extérieur, et le Habless, un point d’accès indoor», explique-t-il.

«Ici, nous avons créé dix emplois dont sept dédiés exclusivement à la fabrication. Ce n’est pas énorme certes, mais il faut garder à l’esprit que nous produisons du high-tech», ajoute le jeune entrepreneur.

Aujourd’hui, First Mile Telekom commercialise ses premiers produits. Quand il parle de son entreprise et du nom qu’il a choisi de lui donner, Aziz précise, amusé: «Pour Telekom j’ai choisi le K allemand, pour bien signifier mon attachement à l’Allemagne, à ses méthodes de production, ses capacités d’innovation dans le domaine des nouvelles technologies».

Le savoir-faire acquis au pays de Goethe a aidé Aziz dans le lancement de son entreprise marocaine. «Mon idée de départ était très simple, je voulais opérer un transfert de technologies concernant le système Wi-Fi». Pour développer cette technologie au Maroc, Aziz n’a pas hésité à suivre une stratégie transnationale.
«Aujourd’hui, outre l’équipe de production basée à Casablanca, dix autres personnes établies sur trois continents, Afrique, Asie et Europe, travaillent au développement de nos produits. Cette équipe de recherche comprend des ingénieurs allemands, marocains, ivoiriens et indiens», explique-t-il. Une équipe de développeurs hétérogène qui est l’incarnation de ce que Aziz nomme l’enjeu «technico-social» de son projet professionnel. «Bridging the digital devide with human touch (traduire: réduire la fracture numérique avec une touche humaine), telle est la devise de First Mile Telekom», précise-t-il alors.

S’il s’efforce de donner un visage humain à son entreprise, Aziz Bouabe n’en demeure pas moins un entrepreneur avisé, soucieux de la voir dégager au plus vite des bénéfices. Sur quel chiffre d’affaires table-t-il cette année? Aziz évoque quelques millions de dirhams mais il se garde bien de donner plus de précisions. Il confie toutefois qu’il entend s’entourer bientôt d’associés.

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«Les banques n’encouragent pas l’innovation»

La création de First Mile Telekom, au capital social de 300.000 dirhams, aura coûté à son propriétaire plus de 3 millions de dirhams.
Aziz Bouabe, qui explique avoir financé son entreprise grâce à des fonds personnels, se montre critique vis-à-vis du système bancaire marocain.
«Les banques tuent l’innovation en n’accordant pas ou très peu de financements à la recherche et au développement. Au Maroc, il est aujourd’hui très facile d’obtenir un crédit personnel, par contre quand un jeune entrepreneur se présente dans une banque avec un projet innovant, il trouve souvent portes closes».

Casablanca,08 01 2005
Brice Jourdan
L'Economiste
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