Opportunités d'Affaires Liban
Opportunités d'Affaires Maroc
Opportunités d'Affaires France
- Opportunités d'Affaires Jordanie
- Opportunités d'Affaires Méditerranéennes
Iloubnan - Portail d'informations
www.iloubnan.info
Agent Exclusif de Philips & Whirlpool au Liban
www.azelectronic.com
- Nsouli - Bijouterie Liban
- Bijouterie Liban
www.andremarcha.com
- Agence interactive Marseille, Agence web
www.ebizproduction.com
- Location de Voitures à Beyrouth, Liban
advancedcarrent.com
- Immobilier Liban
www.real-estate-lebanon.com
- Montres Suisses
exposureswiss.com
- Montres Suisses
www.elogaswiss.com
   
 

ARCHIVES
Retour aux Archives
Retour aux infos
English Version

Partenariat euroméditerranéen - Peu de retombées en 10 ans

· L’Euromed toujours en panne
· Le renforcement des liens économiques se fait attendre
· La restructuration industrielle traîne


DIX ans après le lancement du partenariat euroméditerranéen, les pays du Sud restent sur leur faim. Le processus de convergence vers le niveau moyen de l’UE évolue, mais à un rythme jugé très lent. Désormais, ils devront tenir compte de nouvelles données, telles que le concept de l’UE élargie, l’éventuelle adhésion de la Turquie et l’instabilité du Proche-Orient. Autant de contraintes qui pourraient retarder davantage la mise en place d’un espace économique euroméditerranéen intégré.

«Aussi, une redynamisation du partenariat s’avère-t-elle nécessaire», affirment les analystes de la direction des Etudes et des Prévisions financières (DEPF), dans leur dernière étude consacrée au bilan de la décennie du partenariat euroméditerranéen. Cela passe, avant tout, par un renforcement des liens économiques et commerciaux entre les pays partenaires et par la poursuite de la libéralisation des échanges de produits agricoles et des services. Sans oublier l’intégration complète du cumul des règles d’origine à l’échelle régionale.

En outre, un rééquilibrage de l’accord suppose une renégociation de la dette des pays de la rive sud, via sa restructuration et sa conversion en investissements. «Les PME de la région ont, pour leur part, besoin d’une assistance technique et financière pour faire face aux chocs liés à l’ouverture». Quant au problème de l’immigration, il doit davantage peser dans les négociations, pour faciliter la circulation des personnes dans l’espace Euromed.

Pour l’heure, dans ce processus de libéralisation commerciale, le Maroc fait figure de bon élève. Il a réduit ses tarifs douaniers de 37 points (57%) et son droit maximum de 93 points (65%) entre 1993 et 2003, devançant de loin l’Algérie (-6 points), la Tunisie (-6 points) et l’Egypte (-8 points). Cependant, est-il souligné, la protection tarifaire de la région reste la plus élevée par rapport aux autres zones émergentes comme l’Asie, l’Amérique latine ou les nouveaux membres de l’UE».

· Sans le volet agricole, l’accord restera bancal

Reste que ce processus de démantèlement aura contribué à l’ouverture de la majorité des pays partenaires de la Méditerranée (PPM). Ainsi, à l’exception de l’Egypte, du Liban et du Maroc, la croissance des autres pays de la région est tirée en grande partie de la demande externe même si la part des PPM dans les échanges mondiaux progresse lentement, dépassant à peine 2% en 2003. Idem pour la part de marché détenue dans l’UE qui ne dépasse guère 6% en 2003.

Pas de bouleversement non plus au niveau de la structure des échanges. Les PPM continuent de se spécialiser dans des produits manufacturés à fort taux de main-d’œuvre, à faible intensité technologique, exposés à une forte concurrence et pour lesquels la demande mondiale est peu dynamique.

Côté services, les pays de la région sont exportateurs nets et leur part de marché mondial se situe autour de 2,5% entre 1995 et 2003. «L’exclusion du volet agricole constitue l’une des grandes insuffisances du partenariat et représente un obstacle majeur au développement économique de la région», indiquent les analystes de la DPEF. Le marché commun agricole de l’Union européenne est fortement protégé et obéit aux principes de la politique agricole commune (PAC). Ainsi, les PPM sont confrontés à des taux de protection très élevés (91% des pics tarifaires européens concernent les produits agricoles). Or l’agriculture y occupe une part importante dans leur PIB (10 à 20%) et emploie plus de 40% de la population active.

Pourtant, une libéralisation accrue des échanges agricoles entre les deux rives se traduirait par un gain substantiel en termes de croissance et de dépenses budgétaires. A rappeler le caractère complémentaire de l’agriculture entre les deux rives de la Méditerranée. Les pays de l’UE présentent des avantages comparatifs au niveau des productions céréalières, de la viande et du lait. Les PPM, qui restent dépendants au niveau des denrées de base, détiennent des avantages importants en matière de fruits et légumes.

En définitive et à l’image des autres pays de la région, le Maroc aura bénéficié d’effets limités de création de commerce, pour deux raisons notamment. D’une part, la libéralisation commerciale revêt un caractère limité puisqu’elle n’a concerné que les biens d’équipements et produits intermédiaires, pour lesquels le Maroc ne dispose pas de réels atouts compétitifs pour élargir sa part de marché. D’autre part, les exportations marocaines ont déjà atteint leur niveau potentiel et ne peuvent satisfaire une demande européenne en forte croissance, en l’absence d’une véritable restructuration du tissu industriel national.

--------------------------------------------------------------------------------

IDE: Que des miettes!

LES investissements directs étrangers européens vers les pays partenaires de la Méditerranée (PPM) sont fluctuants et restent concentrés sur un nombre limité de pays. De toute façon, globalement, cette région reçoit 3 à 4 fois moins d’IDE que les autres pays émergents de niveau de développement comparable. «La faiblesse des IDE européens s’explique par le caractère cloisonné et étroit de ces marchés. Ces derniers sont considérés par les investisseurs comme des plates-formes d’exportation plutôt que des sites d’investissement». D’où la nécessité de renforcer l’intégration commerciale entre les PPM. La multiplication des accords de libre-échange pourrait donner une impulsion aux échanges sud-sud à condition de mettre en place les mesures d’accompagnement (logistiques, incitations, échanges d’informations, abolition de la protection non tarifaire...).

Casablanca,07 25 2005
Rédaction
L'Economiste
ebizproduction est soutenue par "Le Conseil Régional de la Région
Provence-Alpes-Côte d'Azur".
| Home | English version | contact@1stmediterranean.com | © ebizproduction - Agence web - 2002/2008 |