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Promotion de l'entreprenariat féminin en Afrique: Quel financement?

Les femmes jouent un rôle important dans le processus du développement économique et social. Elles occupent une certaine place dans le domaine de l'entreprenariat, mais restent en grande partie cantonnées dans la sphère informelle ou à prépondérance informelle. Cette situation rend difficile leur accès aux moyens de financement.

A l'exception de quelques travaux à caractère universitaire et des études engagées par certaines organisations internationales, la femme entrepreneur en Afrique fait rarement l'objet d'études.

D'où un manque de données qualitatives et quantitatives d'ordre global sur la problématique de l'évolution de l'entreprenariat féminin en Afrique, notamment en matière de financement. Les rares travaux existants mettent souvent l'accent sur le rôle et la place de la tontine dans le financement de projets d'affaires féminins en Afrique, parallèlement au développement du système de microfinancement ou microcrédit. La réussite de quelques femmes d'affaires dans certains pays d'Afrique, notamment au Sénégal, ne peut être passée sous silence. Les secteurs de prédilection sont le commerce d'articles de textile et d'habillement au niveau de gros et d'importation.
Sur un plan économique général, la moyenne annuelle de l'investissement brut global dans le continent africain reste relativement faible: 19,1% pour l'ensemble du continent et 16,8% en Afrique subsaharienne (1990 à 1999).

Pourquoi pas une discrimination positive?

En matière d'accès au financement, les études disponibles mettent en exergue les contraintes et les obstacles propres que rencontrent les femmes entrepreneurs africaines et qui diffèrent selon qu'elle exercent dans le secteur informel ou à prépondérance informelle, ou dans le secteur formel ou à prépondérance formelle.
Ainsi, les “femmes entrepreneurs du secteur informel” souffrent d'abord de l'illettrisme (ce qui ne veut pas dire qu'elles manquent d'intelligence ou de sagesse), d'un accès insuffisant à l'information et de contraintes diverses à caractère culturel ou religieux.
Pour les femmes entrepreneurs du secteur formel, généralement dans le domaine des PME, elles ont à vaincre des barrières résultant d'attitudes socioculturelles négatives, de difficultés parfois d'ordre personnel (système d'éducation, responsabilités familiales) et de diverses barrières externes (attitude des intermédiaires financiers, des clients, des fournisseurs, etc.).

Le poids des associations "d'entrepreneuses"

S'agissant des organisations d'employeurs, si elles ne disposent pas de capitaux ou de fonds de financement à mettre à la disposition des femmes entrepreneurs, elles peuvent apporter l'aide, le conseil et l'assistance nécessaires à la femme entrepreneur, et ce pour lui permettre de mieux accéder aux sources de financement.
Il reste évident que l'apport de ces organisations sera fonction de la femme entrepreneur cible: travailleuse autonome, microentreprise, PME. En effet, chacune de ces catégories de femmes entrepreneurs a des besoins propres et demande des services, des aides et des conseils adaptés en matière de formation, d'information, de structures d'accueil, de mission d'appui auprès des structures bancaires et administratives, d'appui moral et politique, etc.
Ainsi, pour les femmes exerçant dans le secteur formel, les organisations d'employeurs, notamment les associations de femmes entrepreneurs, peuvent organiser des manifestations pour mettre en exergue les succès des femmes entrepreneurs dans l'économie locale et nationale, et ce pour renforcer leur position vis-à-vis des institutions de financement.
Dans le même ordre d'idées, peuvent être lancés des plans de communication pour promouvoir des messages forts.

Quant aux pouvoirs publics en Afrique, leur appui n'est pas à démontrer pour contribuer à mettre en place des mécanismes de financement de projets d'affaires féminins et améliorer l'environnement général de l'entreprenariat féminin, notamment par des actions adaptées au niveau du système de formation-éducation, la simplification des procédures de création et de fonctionnement des entreprises...
De même, ne serait-il pas opportun d'élaborer et de mettre en application un code d'investissement au profit de la femme entrepreneur (PME et microentreprise) et qui peut prévoir un certain nombre d'avantages.
Sur un plan politique, les pouvoirs publics pourraient créer un “conseil supérieur de l'entreprenariat féminin”, à établir un “projet mobilisateur” de tous les intervenants, à prévoir un nombre minimum de sièges pour les femmes entrepreneurs au sein des Chambres professionnelles et du Sénat.

Quelques idées

Ne convient-il pas de prévoir des programmes spécifiques en faveur de la femme entrepreneur -“discrimination positive”- pour l'aider à contrecarrer les obstacles socioculturels, sans pour autant aller jusqu'à remettre en cause les grands principes du financement de tout projet d'investissement et créer un cadre de financement complètement parallèle? La plupart des pays développés ont mis en place, en collaboration avec le système bancaire, des mécanismes et outils de financement spécifiques aux femmes entrepreneurs et qui apportent des avantages au moment de la constitution des fonds propres, du financement des besoins de fonctionnement et d'apports en garantie. Exemple: Initiative communautaire emploi (UE),1994-1999, “Nouvelles opportunités pour les femmes”.
Tenant compte de la réalité des pays d'Afrique, quelques propositions peuvent être avancées:
- Cas du secteur formel ou à prépondérance formelle:
* Prévoir le système du “Livret épargne entreprise-femmes”;
* Mise en place de fonds de garantie pour les femmes entrepreneurs.
- Cas du secteur informel:
* Renforcement quantitatif et qualitatif du système de microcrédit;
* Appel des pays africains à la Banque Mondiale et à d'autres structures financières internationales pour accroître les lignes de financement réservées au microcrédit.

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NB: La présente analyse a été présentée et discutée lors du séminaire organisé par le Bureau international du travail, l'Organisation internationale des employeurs, la CGEM et l'Association des femmes entrepreneurs du Maroc (AFEM) à Casablanca, le 30 octobre 2002.


Casablanca,01 27 2003
Mohamed Larbi El Harras
L'Economiste
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