Opportunités d'Affaires Liban
Opportunités d'Affaires Maroc
Opportunités d'Affaires France
- Opportunités d'Affaires Jordanie
- Opportunités d'Affaires Méditerranéennes
Iloubnan - Portail d'informations
www.iloubnan.info
Agent Exclusif de Philips & Whirlpool au Liban
www.azelectronic.com
- Nsouli - Bijouterie Liban
- Bijouterie Liban
www.andremarcha.com
- Agence interactive Marseille, Agence web
www.ebizproduction.com
- Location de Voitures à Beyrouth, Liban
advancedcarrent.com
- Immobilier Liban
www.real-estate-lebanon.com
- Montres Suisses
exposureswiss.com
- Montres Suisses
www.elogaswiss.com
   
 

ARCHIVES
Retour aux Archives
Retour aux infos
English Version

ALE Maroc-USA - Il faut attendre la prochaine rentrée parlementaire

· Ce qui repousse la date d’entrée en vigueur au meilleur des cas à janvier 2006
· La complexité de l’accord nécessite des formations intensives en amont
· Le Maroc comptait s’en tirer avec des promesses formelles d’engagement


Calendes grecques. L’accord de libre-échange conclu entre le Maroc et les Etats-Unis (qui devait, après moultes pérégrinations, entrer en vigueur le 1er juillet 2005) prend encore du retard. Il est reporté au 1er janvier 2006, si tout va bien. Comprenez, si l’harmonisation législative au Maroc se fait dans les temps.

C’est-à-dire à la prochaine rentrée parlementaire parce que pour celle-là, le timing est trop short (trop court). Et le retard incombe au Maroc. Le plus gros obstacle à l’aboutissement de cet ALE est que le Royaume n’a pas encore adopté toutes les lois qui lui permettraient de se mettre en conformité avec les engagements pris lors de la conclusion de l’accord en mars 2004. Surtout au niveau de la propriété intellectuelle et de la santé.

Si le passage de l’accord en Conseil des ministres a pris beaucoup de temps (cf. www.leconomiste.com), espérons que la suite du processus de ratification (les deux chambres) n’en consomme pas autant. De son côté, le gouvernement marocain assure que si retard il y a, il n’est pas dû à un blocage. Selon un responsable proche du dossier, «c’est la complexité de l’accord qui est «chronovore». En fait, au fur et à mesure, la partie marocaine a découvert les méandres de l’ALE. Un préalable à son entrée en vigueur, la formation des administrations concernées, notamment la Douane.
Les règles d’origine, ou encore le système du premier venu, premier servi (il n’y a pas de répartition des contingents comme dans l’accord d’association avec l’Union européenne) ne sont pas encore totalement maîtrisés. Il faut que les troupes marocaines soient rompues aux systèmes américains, et qu’une communication musclée destinée aux industriels soit mise en place. C’est la voix officielle.

De leur côté, les industriels ne peuvent s’empêcher de penser que le gouvernement marocain a été trop confiant, pensant que les Etats-Unis se contenteraient uniquement d’engagements formels. Eh bien, non. Les Américains ne l’entendent pas de cette oreille, ils veulent du concret. Pour que l’accord soit entériné, le président des Etats-Unis doit attester au Congrès que le Maroc est en parfaite conformité vis-à-vis de ses obligations. Totalement, tel que prévu par l’accord.

Impatience au niveau des industriels américains. Surtout que l’accord de libre-échange conclu avec l’Australie leur a filé sous le nez. Ils comptaient mordicus se rabattre sur celui passé avec le Royaume. Patience, patience. Sachant que les accords ne pourront être opérationnels qu’à partir du 1er jour du 3e mois après ratification par le Parlement, industriels marocains et américains ne peuvent rien d’autre que compter les jours qui passent. Sauf que les Marocains, qui tablaient sur les avantages et opportunités offerts par cet accord, ratent une occasion de diversifier leurs débouchés dans un marché mondial en proie à la tourmente asiatique.

--------------------------------------------------------------------------------

Plus vite que la musique

Toujours est-il, certains entrepreneurs marocains sont allés plus vite que la musique. En février dernier, une vingtaine d’industriels textile ont participé au Magic Show à Las Vegas, un des plus grands salons de l’habillement mondial. Des contacts très prometteurs et des conclusions de contrats ont été réalisés sur la base d’une entrée en vigueur de l’accord en juillet 2005. Désenchantement total, surtout depuis que l’ambassadeur des Etats-Unis au Maroc, ayant participé à l’évaluation de ce salon en avril dernier, disait ne pas avoir de visibilité sur la date d’entrée en vigueur.
Pas échaudés, les textiliens comptent encore occuper la scène et se rendent en août prochain à la seconde édition du Magic Show ainsi qu’à un autre salon textile. Ils reviennent d’ailleurs des Etats-Unis où ils ont répondu à l’invitation de la très puissante association des importateurs US-ITA.

Casablanca,07 19 2005
Radhia Lahlou
L'Economiste
ebizproduction est soutenue par "Le Conseil Régional de la Région
Provence-Alpes-Côte d'Azur".
| Home | English version | contact@1stmediterranean.com | © ebizproduction - Agence web - 2002/2008 |