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C'est parti pour la coopération bancaire maghrébine

· Pour faire face aux évolutions: mise à niveau et fusion
· Réflexion sur la réglementation, le financement et les systèmes d’information
· Projet d’une banque pour l’investissement et le commerce extérieur


La 10e réunion à Tunis des présidents des banques maghrébines s’est avérée fructueuse si l’on en juge par la qualité des débats.

Deux jours durant (9 et 10 juin), les banquiers ont focalisé sur la mise à niveau des établissements de crédit et leur rôle dans un contexte d’ouverture et de marchéisation des économies. Les réflexions ont concerné le respect de la réglementation prudentielle, la modernisation des systèmes d’information et de paiements, le financement du secteur privé ainsi que l’installation de réseaux interpays. Mais aussi la mise en place de dispositifs antiblanchiment d’argent, la stimulation des échanges commerciaux et la multiplication des fusions bancaires. Ou encore la refonte des statuts des banques centrales, l’amélioration de la fiscalité et l’accélération des échanges d’informations et d’expertises.

Cette messe, organisée annuellement par l’Union des banques maghrébines (UBM) et l’Association professionnelle tunisienne des banques eat institutions financières (APTBIF), se veut un moyen d’accélérer la coopération bancaire maghrébine. «Les intervenants ont débattu des problèmes qui retardent le développement local des banques ainsi que les partenariats régionaux, en exposant les expériences et projets réussis des uns et des autres dans un but de moderniser les activités et rapprocher les pratiques», note El Hadi Chaïbaïnou, DG du Groupement professionnel des banques du Maroc, qui était de la partie aux côtés de Mustapha Faris, président du Conseil de surveillance de la BMCI et vice-président de l’UBM, ainsi que plusieurs représentants de l’état-major de BMCE Bank.

Face aux évolutions de l’environnement économique, les banques peuvent-elles concilier entre profitabilité dans la croissance, respect de la réglementation prudentielle et financement d’opérateurs aux calculs économiques souvent peu rationnels? Un casse-tête qui paraît échapper à toute maîtrise, car il dépend en grande partie de facteurs exogènes liés à un environnement lui-même non encore mis à niveau. Une première réflexion préconise l’adaptation des pratiques aux spécificités des économies en mettant à niveau les structures centrales, étendant les réseaux et multipliant les rapprochements», rapporte le DG du GPBM.

De ces deux journées de réflexions se sont dégagées des recommandations qui répondent à l’essentiel des préoccupations des banques maghrébines. Trois commissions (systèmes d’information, ressources humaines et formation ainsi qu’échanges d’informations) assurent le développement technique de la coopération. Le plus important chantier de coopération est celui de la création d’une banque maghrébine de l’investissement et du commerce extérieur, BMICE (cf. www.leconomist.com). «Une structure qui va voir le jour durant 2006; les choses devront aller très vite car la volonté économique y est et les banques vont œuvrer activement auprès des politiques pour concrétiser le projet», explique le DG du GPBM.

La réunion a été également l’occasion d’exposer les projets de services communs réussis dans les différents systèmes bancaires et dont chacun souhaite s’en inspirer. C’est le cas des projets de centrale des bilans, base de notation interne des entreprises et dispositif antiblanchiment d’argent lancés au Maroc conjointement par la banque centrale marocaine et les institutions financières de la place. C’est le cas également des expériences tunisienne et algérienne en matière de financement de la PME, avec la création d’une banque dédiée.

Selon El Hadi Chaïbaïnou, «les congressistes ont insisté sur le rôle formidable que peuvent jouer les banques maghrébines pour booster les relations commerciales et économiques entre les opérateurs de la région». Pour cela, il faut des rapprochements industriels entre les banques et l’installation de réseaux interpays pour faciliter les échanges. Il est aussi nécessaire de raccorder les systèmes de paiements et moderniser les transferts des flux financiers. Un ambitieux chantier de coopération sectorielle qui pourrait faire avancer le projet de rapprochement régional.

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Les 12 recommandations

- Sophistiquer les systèmes d’informations, les moyens de paiements électroniques et la monétique;
- Mettre en place des process et moyens informatiques adaptés aux dispositifs de Bâle II;
- Adapter les structures bancaires aux standards internationaux;
- Développer et rapprocher les réseaux aux clients et encourager l’installation interpays des banques maghrébines, tout en maintenant une bonne rentabilité;
- Déployer des politiques de commercialisation adaptées à la demande, en créant de la valeur;
- Encourager les rapprochements pour atteindre des tailles critiques permettant de réduire les coûts et améliorer la compétitivité;
- Prendre comme seuls critères de performance, la rentabilité et la qualité de service, sans tenir compte de l’origine des détenteurs des capitaux des banques;
- Considérer le dispositif de Bâle II comme une opportunité de modernisation, en déployant les réformes nécessaires pour s’y conformer à l’horizon 2007-2010;
- Renforcer le contrôle prudentiel interne et externe pour garantir la stabilité du système;
- Adopter le dispositif de la bonne gouvernance dans la gestion;
- Finaliser les réformes législatives et l’organisation du système, en phase avec le développement de l’environnement mondial dans un cadre de concertation entre les banques centrales régionales;
- Elargir les expériences de formation pour qualifier et professionnaliser les compétences.

Casablanca,06 27 2005
Bouchaib El Yafi
L'Economiste
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