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"La croissance se produit dans des secteurs inattendus" - Interview de Philippe Maystadt, président de la BEI

· La BEI a prêté au Maroc 241 millions d’euros en 2004, soit 2,6 milliards de DH
· La bonification des taux d’intérêt pour le social à l’étude


Après le Caire et Tunis, c’est au tour de Rabat d’abriter un bureau de la Banque européenne d’investissement (BEI). Pour l’occasion, son président Philippe Maystadt a fait le déplacement au Maroc. Il participera à la 5e édition du Comité ministériel de la Facilité euroméditerranéenne d’investissement (Femip), qui s’est tenue les 19 et 20 juin à Skhirat. Ce comité rassemble les ministres des Finances de l’UE et des pays partenaires méditerranéens.

- L’Economiste: Vous venez d’inaugurer, en compagnie de Fathallah Oualalou, le bureau de la BEI à Rabat. Pourquoi avoir décidé d’ouvrir cette antenne?
- Philippe Maystadt: Nous ouvrons un bureau à Rabat pour renforcer notre présence et développer nos opérations au Maroc. La BEI est présente au Maroc depuis plusieurs années et nous avons financé de nombreux projets d’investissement. En fait, depuis 1995, année du lancement du processus de Barcelone, nous avons accordé des prêts pour près de 1,6 milliard d’euros pour différents secteurs (plus de 17 milliards de DH). Pour l’année 2004, nous avons signé des prêts pour 241 millions d’euros. Notre ambition est de réaliser au moins 200 millions d’euros par an, ce qui fait du Maroc l’un des principaux bénéficiaires en Méditerranée. Pour continuer à développer nos opérations ici, il nous a semblé utile d’avoir une présence locale en permanence. C’est la raison de l’ouverture de ce bureau.

- Quelle évaluation faites-vous de vos interventions dans le secteur public?
- C’est un bilan assez positif. Nous avons signé vendredi dernier de nouveaux prêts pour le secteur routier. Voilà un secteur où nous voyons le résultat concret des financements que nous avons accordés. Incontestablement, le réseau routier est meilleur qu’il y a dix ans. Mais il faut poursuivre. Il est important que l’ensemble de la population puisse profiter du développement. Il faut améliorer leur accès à la totalité des services.

- Vous intervenez également dans le secteur privé. Quel bilan en tirez-vous?
- Il y a des choses qui marchent mieux que d’autres, particulièrement pour les opérations avec le secteur privé. Notre conviction est d’essayer d’encourager le secteur privé.

- A votre avis, quelles sont les niches à développer?
- Je ne m’aventurerai pas. C’est une erreur de tout déterminer a priori. Parfois, la croissance se produit dans des secteurs inattendus. Le développement des PME me paraît un axe essentiel. Il est clair que la BEI ne peut pas traiter en direct avec une multitude de petites entreprises. Nous travaillons avec des partenaires qui sont des banques locales. Mais nous essayons de trouver les formules qui vont véritablement profiter aux petites entreprises.

- Comptez-vous développer le capital-risque?
- Oui, même si nous disposons de moyens limités. Mais c’est une piste à suivre. Et c’est pour cela qu’il vaut mieux avoir un bureau sur place. Car, pour les opérations à capital-risque, il faut bien connaître les conditions locales.

- Pourquoi n’appliquez-vous pas la bonification des taux d’intérêt pour des projets dans le secteur social?
- La BEI, en tant que telle n’a pas la possibilité d’accorder des prêts à des taux concessionnels. La Banque mondiale peut faire ce type d’opérations. Car elle peut utiliser les moyens budgétaires mis à sa disposition par les Etats pour ramener ces taux à un niveau concessionnel. Nous pouvons faire la même chose lorsque nous travaillons avec les moyens budgétaires de la Commission européenne. C’est notamment l’une des questions qu’il faudra débattre au moment du renouvellement de nos mandats extérieurs. La BEI n’intervient en dehors de l’Union européenne que sur la base d’un mandat qui lui est remis par le Conseil européen.
En parallèle avec la discussion sur les perspectives financières de l’UE 2007-2013, on discutera du renouvellement des mandats extérieurs de la BEI. Et dans ce contexte, il faudra accorder une attention particulière aux manières les plus efficaces de combiner dans certains cas, notamment dans le domaine social, des prêts de la BEI avec des subsides de la Commission européenne. C’est parfois la combinaison la plus intéressante. Nous l’avons fait dans le secteur de l’environnement dans des pays de la Méditerranée et l’expérience est positive. Nous avons financé des projets environnementaux grâce à cette combinaison de prêts de la BEI et subsides de la commission. Dans nos discussions avec la commission, nous avons mis sur la table la possibilité d’étendre ce système à d’autres secteurs, notamment l’éducation.

- Le Maroc se prépare à lancer un gigantesque programme social dans le cadre de l’Initiative nationale pour le développement humain. Pourriez-vous participer au financement de ces projets?
- Il est très difficile de financer ce type de projets à des taux du marché. Il est préférable de le financer d’une manière moins coûteuse. C’est la raison pour laquelle il faut avoir cette combinaison de prêts et des subsides. Juste avant de prendre l’avion pour le Maroc, j’ai eu une réunion avec le commissaire européen en charge de l’Education. Il monte la même chose dans les pays de l’UE. Nous sommes arrivés à la même conclusion. Oui, nous pouvons financer, à condition de combiner avec les subsides de la Commission.

- A l’occasion du 10e anniversaire de Barcelone en novembre prochain, on parle de transformer la Femip en banque euroméditerranéenne pour le développement. Qu’en pensez-vous?
- En fait, le rendez-vous est fixé pour fin 2006. C’est la décision des ministres des Finances des 25. Il ne faut donc pas attendre une prise de position avant ce rendez-vous. Les participants vont discuter de la question et donner leur opinion. Mais il ne faut pas s’attendre à des conclusions.

Casablanca,06 27 2005
Mohamed Chaoui
L'Economiste
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