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La ruée des expatriés...

La démocratisation des vols à bas prix entre la France et le Liban est en route. Très lentement. Et trois compagnies aériennes ont annoncé de nouvelles liaisons estivales. En principe.

La première et unique bonne nouvelle aérienne est venue du ciel espagnol le 28 mars dernier. Depuis cette date, la compagnie Iberia propose des liaisons entre Paris et Beyrouth, via Madrid. Au départ de Paris, l’arrivée s’effectue à Beyrouth au petit matin, après une escale de 2 heures environ à Madrid.

Mais ce sont surtout les tarifs (modulés selon la saison) qui ont généré l’engouement des réservations.

Autre nouvelle, la compagnie Star Airlines alimente depuis des mois les espoirs de voyage compétitif entre Paris et Beyrouth. Mais l’annonce des premiers vols est sans cesse reportée. «Avec eux, on est dans le flou. Personne ne sait rien, eux non plus», raconte, début mai, Fouad Keirouz, responsable de l’agence Litour à Paris. Le prochain vol Paris/Beyrouth est tout de même fixé au jeudi 23 juin. Le prix d’appel est de 446 euros TTC. Deux vols hebdomadaires sont prévus – à condition que les imbroglios financiers de la compagnie trouvent une issue.

En effet, depuis le 2 mai dernier, c’est Raymond Lakah, homme d’affaires égypto-français, qui est aux commandes de la compagnie. Star Airlines était très convoitée. Avec 184 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2004, soit une hausse de 22 % et 854 000 passagers, la compagnie fondée en 1995 est une bonne réussite.
Raymond Lakah est connu en France pour avoir racheté, à hauteur de 70 %, le quotidien France-Soir en octobre 2004. Il est également le nouvel actionnaire de la compagnie aérienne Euralair (devenue Air Horizons). Après avoir trouvé un accord avec le président fondateur de Star Airlines, le Français Cédric Pastour, Raymond Lakah a dû s’opposer au Tribunal de commerce de Paris qui avait gelé la vente pour 2 mois. Les actionnaires majoritaires, à l’origine de la manœuvre, préparaient déjà la relève. Puis, contre toute attente, les dirigeants historiques ont “sauté” et ont tout vendu avec eux. Pastour a joué avec stratégie son départ, en réalisant une bonne opération financière. Le dénouement de ce feuilleton est annoncé pour le mois de juin. Mais les agents de voyages restent sceptiques. Fouad Keirouz donne le ton : «Ils ne sont pas sérieux. On a dû rembourser auparavant des billets à nos clients». Dans ce milieu, on ne pardonne pas.

À partir de Beauvais

Reste une troisième solution avec la compagnie libanaise Menajet adossée au fonds d’investissement Gulf Finance House, basé à Bahreïn, et au groupe industriel saoudien al-Zamil. Mais là encore, l’horizon est loin d’être clair. En effet, la ligne Menajet entre Paris et Beyrouth sera ouverte entre le 11 juillet et le 5 septembre, à raison d’un vol par semaine, les lundis. Mais le départ se fait depuis l’aéroport de Beauvais, dans l’Oise, à 60 km au nord de Paris. Une navette payante est assurée de la porte Maillot-Paris à cet aéroport perdu en Picardie, qui est spécialisé dans les compagnies low-cost. L’offre de Menajet reste néanmoins difficile à trouver à Paris, puisque la compagnie ne travaille pas avec les grandes agences françaises. «L’année passée, ils ont annulé des vols, car il n’y avait pas assez de réservations», explique Keirouz. En juillet 2004, seuls 236 passagers avaient relié Beyrouth depuis Beauvais. Ce chiffre était descendu à 226 un mois plus tard. «Une offre charter ne fonctionne que s’il y a des touristes. Mais là, il n’y a pas de touristes. Nous n’avons pas, au Liban, renouvelé notre capacité hôtelière. Tout est complet avec les touristes du Golfe, et le Français hésite à séjourner en hôtel luxueux», analyse Keirouz.
Une chose est certaine : les expatriés libanais de France vont quand même passer l’été au Liban. Les réservations sont quasiment saturées, et il devient très difficile de trouver une place dans un avion. De plus, la MEA n’a pas manqué de s’adapter à la venue de Michel Aoun au Liban. Trois vols quotidiens ont été ajoutés une semaine avant la date de ce retour, afin d’acheminer ses partisans qui ne voulaient pas manquer l’événement. Vu de Paris, l’été libanais sera à la fois ethnique, touristique et politique.


COMPLÉMENTS
Star Airlines : du côté libanais


Au Liban, on est plutôt confiant sur la suite des événements de Star Airlines. Et on explique autrement le retard constaté jusque-là.

Février, mars et finalement juin. Deux fois, la compagnie aérienne française Star Airlines a dû reporter le lancement de son vol direct Beyrouth-Paris. «Selon l’accord bilatéral entre la France et le Liban, explique Hamdi Chaouk, directeur général de l’Aviation civile, cette compagnie a été désignée par le gouvernement français pour devenir le second transporteur français à opérer régulièrement entre Beyrouth et Roissy-CDG (terminal 1). Nous avons été étonnés que la France initie ce projet, car Air France est associée à la MEA, et Star Airlines va créer une concurrence. Mais cette compagnie détient son certificat (AOC) de France et sa licence pour opérer à partir de Beyrouth, tout est donc en règle. Je suis juste un peu inquiet de voir que, deux fois de suite, le lancement des vols a dû être reporté».

Chez Flying Star, la compagnie libanaise qui représente Star Airlines au Liban, on est pourtant serein, bien que la mise en place du projet n’ait pas été facile. «Star Airlines existe depuis 10 ans et voulait depuis longtemps exploiter la ligne Paris-Beyrouth, constatant le développement du tourisme dans le pays, indique Marilyn Samaha, directrice générale. Mais les négociations ont duré plus d’un an, avec de nombreuses difficultés, car la MEA avait un monopole historique sur ce parcours. Star Airlines aura 3 vols hebdomadaires, avec l’objectif de devenir quotidien. Nous avions prévu un vol inaugural le 11 mars pour se positionner à bas prix (330 $ + taxes) sur les mouvements du printemps. Malheureusement, suite à l’attentat du 14 février, le projet a été suspendu. Il était impensable de lancer une nouvelle ligne dans ce contexte alors que d’autres compagnies annulaient leurs vols».

Les opérations commenceront donc le 23 juin, les réservations étant déjà possibles. Côté commercial, Star Airlines ne se positionne pas comme une compagnie à bas prix, mais vise plutôt à offrir une alternative entre la MEA et les autres compagnies qui vont à Paris avec escale. «Le prix du billet en été sera de 560 $ + taxes, précise Marilyn Samaha, ce qui n’est pas beaucoup moins que celui de la MEA ; mais l’idée est plutôt d’offrir pour la première fois un choix sur un vol direct Paris-Beyrouth».
Parallèlement, Flying Star lancera le 3 juin avec la compagnie aérienne allemande LTU un vol direct régulier (2 fois par semaine) vers Düsseldorf, à 330 $ + taxes.


Beyrouth,06 20 2005
Julien Boudisseau
Le Commerce du Levant
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