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8e biennale du Salon euro-arabe du livre à l’IMA

La Palestine, invitée d’honneur

L’histoire du livre imprimé en Palestine remonte au milieu du XIXe siècle. Comme au Liban, et peut-être même, s’agissant de la Terre sainte, avec plus de ferveur, les Églises chrétiennes ont fondé, les unes après les autres, à Jérusalem, des imprimeries destinées pour l’essentiel à l’édition de livres pieux. La plus ancienne parmi elles, celle des Franciscains, créée en 1846, est aussi la plus importante tant par la qualité de ses installations que par le nombre et la relative diversité de ses publications.

Sur les cent-vingt titres que comptait son catalogue, vers l’an 1900, on relève en effet quelques dictionnaires, grammaires, manuels scolaires et anthologies de la littérature arabe.
Parallèlement, plusieurs journaux paraissent à partir de 1876, presque tous à caractère officiel, reproduisant en arabe et en turc les décrets et les règlements édictés par le gouvernement central et ses relais locaux.

La presse indépendante, politique et/ou littéraire, ne voit cependant le jour qu’après la révolution des Jeunes Turcs, en 1908. Aux préoccupations générales de l’époque, concernant le réformisme religieux et la lutte contre le despotisme du pouvoir, s’ajoutera très vite la dénonciation du projet sioniste, déjà perçu par les Arabes de Palestine comme une menace existentielle.

Entre les deux guerres et jusqu’à la Nakba de 1948, la production intellectuelle et littéraire palestinienne se répartit naturellement entre les maisons d’édition – ou plutôt les imprimeries – locales et celles du Caire et de Beyrouth. Cette dispersion, du reste comparable à celle que connaissaient la plupart des autres pays arabes, s’explique par le prestige des deux grandes capitales de l’édition et par l’attrait de leurs moyens de diffusion.

Un document est à cet égard très éclairant: c’est le catalogue du premier Salon du livre palestinien, organisé à Jérusalem du 11 au 20 octobre 1946, et qui compte quelque 900 titres publiés aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays, et qui se répartissent dans leur grande majorité entre la religion, l’histoire, la littérature et les guides du voyage.

La Nakba fait éclater davantage encore l’édition palestinienne. En Israël d’abord, un mouvement éditorial fort modeste par ses capacités techniques mais particulièrement courageux réussit à tenir tête et à proclamer haut et fort l’identité arabe des "Palestiniens de l’intérieur", devenus citoyens israéliens de seconde zone. La très célèbre "poésie palestinienne de résistance", découverte par les lecteurs arabes après la défaite de 1967, en est l’expression la plus éclatante. En Cisjordanie, rattachée à la Transjordanie, et à Gaza, sous tutelle égyptienne, l’édition reste artisanale, et souvent réalisée à compte d’auteur.

L’occupation israélienne lui asséne un coup fatal et interdit pratiquement l’entrée en Palestine de livres arabes. De son côté, la diaspora palestinienne dans les pays arabes, très active sur le plan culturel, joue un rôle considérable dans tous les métiers du livre. En 1963, l’Institut des études palestiniennes, une fondation indépendante installée à Beyrouth, lance plusieurs collections dans les langues arabe, anglaise et française, alliant rigueur scientifique et haute tenue éditoriale. Quelques années plus tard, l’OLP fonde, toujours à Beyrouth, un centre de recherche dont la production, plus diversifiée sur le plan thématique, mais plus inégale du point de vue qualitatif, donne une nouvelle impulsion.
Après l’invasion israélienne du Liban, en 1982, Chypre abrite plusieurs institutions culturelles palestiniennes, dont Al-Karmel, la prestigieuse revue fondée et dirigée par Mahmoud Darwich. L’OLP, durant son épisode libanais, encourage par des subventions ou des préachats un grand nombre d’initiatives éditoriales privées, mais aucun bilan n’a encore été établi de cette expérience où les rares réussites ne peuvent malheureusement cacher les incontestables ratages.
De nos jours, l’édition palestinienne affronte d’innombrables difficultés du fait de l’occupation israélienne. Celle-ci cherche par tous les moyens à bloquer le développement interne des métiers du livre et à limiter autant que possible l’importation d’imprimés arabes ou étrangers. Les universités, les écoles, les centres culturels pâtissent tous de cette politique répressive qui va de la confiscation des publications à l’emprisonnement de leurs auteurs, en passant par la fermeture des maisons d’édition, des imprimeries, des librairies et même des kiosques.

Dès la création en 1994, sur une petite parcelle de la Palestine, de l’Autorité nationale, une politique d’aide est décidée par le ministère de la Culture afin de favoriser l’édition, la diffusion et l’importation des livres et des périodiques, et cela en coopération avec les institutions culturelles actives de la société civile. Ainsi, le ministère fonde un Office général du livre et lance une collection à très bas prix, intitulée " Lecture pour tous ", à laquelle s’est ajouté " Le livre du mois ", distribué gratuitement à des milliers d’exemplaires avec le quotidien Al-Ayyâm.
La principale réalisation du ministère dans ce domaine reste la Foire internationale du livre à travers laquelle le public palestinien peut enfin accéder à une bonne sélection d’ouvrages récents publiés en Palestine, dans le monde arabe ou ailleurs. Pendant quatre ans (2000-2004), les autorités israéliennes ont empêché l’organisation de cette foire, et ce n’est qu’en mars 2005 que l’Autorité nationale a réussi, avec le soutien de l’Unesco, à réaliser ce rêve dans des conditions assez acceptables.

Il n’en demeure pas moins que l’objectif central de la politique palestinienne du livre est de promouvoir les maisons d’édition non gouvernementales, d’aider celles qui existent à contourner les obstacles dressés devant elles par l’occupant et, surtout, de susciter la création d’entreprises modernes ayant la capacité financière et technique de s’imposer sur le marché du livre.

Infos pratiques
Parvis de l’Institut du monde arabe(chapiteau)
1, rue des Fossés-Saint-Bernard – Place Mohammed-V
75236 Paris cedex 05.
Dates et horaires: du 24 au 30 juin 2005, de 10 h à 19 h.
Tarifs: 3 euros (tarif unique).
Un exemplaire du recueil intitulé Nouvelles palestiniennes sera remis gracieusement aux visiteurs sur présentation de leur billet d’entrée au salon.

Renseignements
Tél. 01 40 51 38 38
Internet www.imarabe.org
Courriel seal@imarabe.org


Marseille,06 20 2005
Rédaction
Babelmed
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