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Euromed : Les «35» dressent un bilan contrasté

· Le Processus de Barcelone en panne
· Le potentiel économique sous-exploité
· L’intégration régionale: Un vœu pieu


LA 7e conférence Euromed des ministres des Affaires étrangères des 30 et 31 mai à Luxembourg s’est achevée sur un constat on ne peut plus mitigé. Si en dix ans, beaucoup de projets ont été entrepris, il n’en reste pas moins que l’on perçoit une certaine déception, notamment chez les populations du sud de la Méditerranée, face à la lenteur du Processus de Barcelone dont on attendait davantage.

Une lenteur qui est à mettre non seulement sur le compte des mécanismes de coopération mais également des partenaires du sud dont le processus d’intégration économique laisse à désirer. Une situation qui n’est pas de nature à servir ni leur cause ni celle du partenariat euroméditerranéen.

«Après une décennie de partenariat, nous constatons que les efforts fournis de part et d’autre de la Méditerranée n’ont pas toujours répondu à nos attentes. Notre région continue à faire face à de nombreux défis que nous devons relever ensemble».
Jean Asselborn, ministre luxembourgeois des Affaires étrangères et président en exercice du Conseil de l’UE, n’a pas tenté de minimiser les lacunes du Partenariat Euromed.

Dans les conclusions qui ont été publiées à l’issue de leurs travaux, les ministres notent précisément que «le processus de création d’un véritable marché régional continue d’être handicapé», notamment par la lenteur de l’intégration des pays méditerranéens entre eux. Le compartimentage des marchés du sud de la Méditerranée n’encourage, ni les investisseurs nationaux ni ceux de l’étranger.
Les échanges intrarégionaux dans les pays du sud de la Méditerranée, inférieurs à 15% du total, restent en effet les plus faibles du monde, comparés à l’importance de la région.

Le Processus de Barcelone ne consiste pas seulement à nouer des relations commerciales préférentielles et réciproques entre l’UE et chacun des pays méditerranéens. Il prévoit aussi un élément indispensable -le renforcement des liens commerciaux entre les pays méditerranéens eux-mêmes-, seul moyen de donner sa pleine mesure à la zone de libre-échange régionale envisagée à l’horizon de l’an 2010. Des études économiques indiquent que l’ouverture des échanges entre les pays méditerranéens présenterait de vastes avantages économiques, aujourd’hui inexploités, en termes d’investissements étrangers potentiels. Ces avantages pourraient notamment se traduire par une diversification économique et des emplois, deux des grands défis auxquels la région est confrontée.

D’aucuns estiment que l’intégration régionale sud-sud, conjuguée à des liens nord-sud consolidés, est indispensable pour parvenir à dynamiser et à diversifier les économies méditerranéennes.

La signature, en février 2004, de l’accord de libre-échange d’Agadir entre l’Egypte, la Jordanie, le Maroc et la Tunisie, constitue un exemple que l’Europe se plaît à rappeler souvent pour encourager la conclusion d’autres accords de ce type.
Des accords ont suivi en 2004, en particulier entre, d’une part, la Turquie et, de l’autre, le Maroc, la Tunisie et la Palestine.

Cependant, pour instaurer d’ici 2010, comme convenu, une zone de libre-échange Euromed, les pays du sud devraient se hâter de signer bien d’autres projets. Lesquels devraient se muer en véritables accords de libre-échange afin d’atteindre les objectifs fixés par le Processus de Barcelone.

Pour faire face à ces défis, les chefs de la diplomatie Euromed ont donc confié à leurs hauts fonctionnaires la mission de définir, d’ici novembre, des «objectifs de croissance et de réformes économiques visant à apporter une amélioration de la vie de tous les jours des citoyens du sud de la Méditerranée», notamment en matière de création d’emplois.

· Environnement favorable

Ces objectifs devraient en particulier mettre l’accent sur une plus grande intégration commerciale des économies dans le sens sud-sud et nord-sud, une plus grande diversification commerciale, le développement d’un réseau Euromed des transports, l’établissement d’un marché Euromed de l’énergie, une facilitation réciproque de l’accès aux marchés et enfin sur l’accroissement des investissements étrangers.
S’agissant de la libéralisation du commerce des services et de l’établissement des entreprises, les ministres recommandent l’adoption d’une feuille de route pour la création d’une zone de libre-échange à l’horizon de 2010.

Celle-ci prévoit notamment la libéralisation du commerce des services et des droits d’établissement des entreprises, ainsi que des produits de l’agriculture et de la pêche, dans le prolongement des accords de libre-échange bilatéraux et régionaux existants.

Allusion est faite à l’accord d’Agadir, ainsi que le protocole sur l’origine paneuroméditerranéenne.

Ces ouvertures devant s’accompagner de mesures de soutien technique et financier de la part de l’Union afin d’atténuer leur impact sur les secteurs qui ne manqueront pas d’être affectés dans les économies du sud.

D’autres recommandations ministérielles portent sur la nécessité de mettre en place un «environnement favorable aux entreprises et à améliorer la gouvernance économique».
Le rôle des PME, notamment dans le cadre de la création d’emplois, est particulièrement souligné. Les partenaires méditerranéens sont encouragés à tirer pleinement parti des dialogues économiques prévus dans les accords d’association pour consolider les progrès des politiques de stabilisation macroéconomique et de croissance, comme indiqué dans les plans d’action de la Politique européenne de voisinage.

Toutes ces questions seront évoquées lors de la conférence ministérielle Ecofin/Femip, qui se tiendra les 19 et 20 juin 2005 à Rabat.

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Nouvelle méthodologie de coopération

LES chefs de la diplomatie Euromed se sont mis d’accord sur l’idée d’appliquer certaines des méthodes utilisées pour la politique régionale de l’UE, notamment celle des fonds structurels, sur certains territoires-pilotes volontaires des pays partenaires de la Méditerranée et qui seront identifiées en plein accord avec les partenaires du sud.

L’idée principale de cette initiative, proposée à l’origine par la France et l’Espagne, consiste à concentrer une partie de l’aide communautaire sur quelques objectifs et quelques régions ciblés de la Méditerranée.

L’exercice vise notamment à renforcer la capacité d’initiative des pays partenaires dans la conception de ces programmes, de déléguer aux autorités à la fois nationales et locales des pays du sud la mise en œuvre et la gestion des programmes, avec des modalités de contrôle adéquates et enfin de développer des cofinancements qui s’inscriraient dans le cadre de la politique globale de développement régional des Etats partenaires. Tout cela devant être géré dans un esprit de responsabilisation des partenaires du sud et de confiance réciproque.

La Commission européenne a donc été chargée d’inclure cette dimension dans le futur «Instrument de voisinage et de partenariat» qui remplacera, à compter de 2007, le programme MEDA. Une assistance technique pourra être mobilisée afin de procéder à l’étude de faisabilité des projets-pilotes qui devraient être lancés notamment dans certaines régions du Maroc et de la Tunisie.

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Education et formation

L’IMPORTANCE de l’éducation et de la formation professionnelle dans le développement économique et social du sud est également soulignée par les partenaires Euromed.
Raison pour laquelle une réflexion va être menée en vue d’accroître sensiblement les ressources consacrées aux programmes d’enseignement et de formation professionnelle relevant d’un principe de partenariat et mettant l’accent sur la promotion et l’appui des réformes sur mesure dont les pays du sud ont besoin.
La Commission européenne, rappelons-le, a proposé d’augmenter d’au moins 50% la part des fonds communautaires consacrés à l’enseignement à partir de 2007, parallèlement à des efforts redoublés de la part des gouvernements nationaux pour investir dans ce secteur.

Les pays du sud ont insisté et obtenu que toute coopération dans le domaine de l’éducation soit basée sur le principe de l’appropriation par le gouvernement partenaire.

Le principe d’égalité sera également d’application, ce qui suppose de s’adresser particulièrement aux groupes défavorisés et aux populations locales: analphabètes, filles aux études et populations des zones urbaines et des banlieues.

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L’agenda Euromed

· 2005 :

- Lancement de négociations régionales sur la libéralisation des services et de l’établissement des entreprises. Des directives de négociations sont attendues.
- Feuille de route à établir pour la libéralisation du commerce des produits agricoles transformés et des produits de la pêche. Des directives de négociation sont attendues.
- Réunion des ministres Euromed des Transports avant la fin de l’année pour approuver un réseau régional d’infrastructures de transport interconnecté au réseau des transports transeuropéens.
- Conférence Euromed des ministres de l’Economie et des Finances les 19 et 20 juin à Rabat

· 2006 :

- Intensification des travaux de rapprochement de la législation technique, des normes et des procédures de certification en vue d’ouvrir la voie à des négociations sur des accords d’évaluation de la conformité (ACAA).
- Adoption d’un calendrier assorti de mesures visant à dépolluer complètement la mer Méditerranée d’ici à 2020.
- Evaluation avant la fin de l’année de la possibilité de créer une «Banque Euromed de développement».

· 2007 :

- Adoption d’un code de conduite en matière de lutte contre le terrorisme.
- Conférence des ministres de la Justice et des Affaires intérieures sur la gestion des flux migratoires et de l’insertion sociale.
- Adoption d’un programme régional de développement rural et d’optimisation de la production de qualité.
- Augmentation de 50% des fonds alloués à la coopération bilatérale dans le secteur de l’éducation.

· 2010 :

- Conclusion de l’ensemble des accords de libre-échange sud-sud et mise en œuvre avant la fin de l’année, notamment pour les services et l’agriculture.
- Achèvement des marchés Euromed de l’électricité et du gaz ainsi que de l’interconnexion des infrastructures.

Casablanca,06 13 2005
Aziz Ben Marzouq
L'Economiste
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