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L'UE inspecte les ports de pêche

· Une commission ad hoc commence par Agadir le 20 juin
· Des préparatifs de dernière minute se font dans la précipitation


UNE commission d’experts européens effectuera une visite d’inspection, le 20 juin 2005, au port d’Agadir. Et pour cause, il est le premier port de pêche au Maroc, traitant 120.000 tonnes de poissons par an.

La commission se rendra par la suite dans les autres ports du pays. L’événement a des connotations à la fois commerciales et politiques. L’Union européenne veut s’assurer de la qualité du poisson et conserves qui lui sont exportés. Mais selon les professionnels, elle envisage surtout de faire pression sur le Maroc pour avoir le maximum d’avantages sur une éventuelle reconduction de l’accord de pêche.

En tout cas, la commission contrôlera les infrastructures, l’état de la flotte, des quais de déchargement, de la halle aux poissons, du bassin et de l’environnement général du port. La précédente visite date de 2001. Mais le travail d’inspection de la commission dans les ports du Maroc remonte à 1992.

Les autorités locales sont en état d’alerte. Rachid Filali, wali de la région de Souss-Massa-Drâa, a ordonné mercredi 4 mai, un plan d’action axé sur la réhabilitation de la flotte, la mise à niveau des infrastructures du port et la modernisation des unités de congélation. Tout cela doit être bouclé en un mois, avant la visite des experts européens.
Selon une source au port d’Agadir, des techniciens européens ont effectué une visite non officielle au port, il y a une semaine. Manière de prendre au dépourvu “l’agitation des responsables pour maquiller le délabrement ambiant”, souligne un responsable de la Chambre maritime d’Agadir. Pas plus tard qu’hier, lundi 9 mai 2005, la délégation du ministère de l’Agriculture, du Développement rural et des Pêches maritimes au port, a reçu un fax qui enjoint les bateaux sardiniers à enlever les “baraques” qui se trouvent à bord et qui attirent insectes et rongeurs.

Voilà qui donne un avant-goût de l’état actuel des préparatifs.

Les 250 bateaux de pêche hauturière ayant rattachement au port pourront éventuellement échapper à la vigilance des inspecteurs européens. Car la reprise de la pêche céphalopodière est fixée pour le 12 juin 2005 après un arrêt de 2 mois. Soit une semaine avant le jour J, à savoir la visite de la commission. Pour Abderrahmane El Yazidi, secrétaire général du Syndicat national des officiers et marins de la pêche hauturière (SNOMPH), “la sortie de ces bateaux à cette date est délibérée pour cacher leurs multiples tares”. Ceci étant, il y a lieu de rappeler que les premières recommandations européennes qui sont en vérité des mises en garde remontent à 1992. Quatre ans après, une première opération pour mettre normes les bateaux de pêche hauturière a eu lieu. Depuis, “rien ou presque ne s’est fait pour améliorer les infrastructures du port”, affirme Abdelfettah Zine, directeur de la Chambre des Pêches maritimes d’Agadir.

A titre d’illustration, le bassin d’eau utilisée pour remonter les prises de sardines des cales est pollué. Les quais sont bloqués par 600 bateaux (250 hauturiers et 400 côtiers) qui sont actuellement arrimés au port dans l’attente de la reprise de la pêche. Certains professionnels, qui se sont engagés dans la mise à niveau de leur flotte, qualifient la situation de “véritable chaos”. La plupart imputent cet état de fait “au laisser-aller des 70 bateaux d’origine chinoise qui ne respectent pas les normes d’hygiène et les bonnes pratiques au port”. Les nationaux mettent à l’index la concurrence déloyale des étrangers qui retarde leur mise à niveau. “Plus de 70% de la pêche hauturière est entre les mains d’étrangers peu regardants quant à la conformité de leurs flottes aux normes européennes”, explique un armateur marocain.

L’arrivée des experts européens suscite ainsi des remous au sein même de la profession. Elle sera cette fois-ci décisive si elle ne privilégie pas trop la composante purement commerciale de sa mission.

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Les hauturiers se cachent pour…

Les recommandations de la Commission de l’Union européenne suite à sa précédente visite au port d’Agadir, ressemblaient à des mises en garde. Les experts ont relevé plusieurs anomalies dont “l’utilisation d’eau polluée dans les bassins, manque d’hygiène dans la halle aux poissons, utilisation des caisses non conformes”. Ils n’ont pas manqué de pointer du doigt la non-conformité des navires de la pêche côtière et des fabriques de glace. Les bateaux de la pêche hauturière sont passés presque inaperçus. En 2001, date de la dernière inspection, ils avaient repris la pêche juste avant l’arrivée des experts européens. Ils sont donc passés au travers du filet européen. Le même scénario risque de se reproduire le 20 juin prochain.

Casablanca,05 16 2005
Mostafa Bentak
L'Economiste
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