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Mise à niveau - Le projet Euro-Maroc-Entreprise décortiqué

· L’ANPME dévoile les résultats d’une étude d’impact entre 2002 et 2004
· Le taux de croissance des entreprises bénéficiaires dépasse les 6%
· Alors que celles figurant au top 500 n’ont enregistré que 4,8% de croissance


“L’impact est chiffrable et très pertinent”, “c’est une rupture avec le passé”, “nous travaillons différemment” …

Ce sont là quelques témoignages de chefs d’entreprise ayant bénéficié de l’accompagnement d’Euro-Maroc-Entreprise (EME) pour leur mise à niveau.

Déclarations qui seront dévoilées aujourd’hui, 27 avril par l’ANPME avec les résultats d’une étude d’impact de l’action d’EME entre 2002 et 2004, considérée comme la période faste du projet. L’Economiste a pu obtenir en avant-première les résultats de cette enquête financée par la Commission européenne et qui a été menée aupès d’un échantillon représentatif des entreprises bénéficiaires des actions de mise à niveau. A cet effet, une rencontre est prévue entre EME avec les représentants de l’ANPME et de la Commission compétitivité de l’entreprise de la CGEM, dans les locaux de la bourse à Casablanca. Pour rappel, EME est un projet de mise à niveau du secteur privé mis en place par la Commission européenne en 1998 (jusqu’à 2004) dans le cadre du programme Meda 1. Ce projet a bénéficié d’une enveloppe globale d’environ 22 millions d’euros dont la totalité du budget opérationnel (14 millions d’euros) a été mise en œuvre. L’objectif principal était d’assister les PMI/PME marocaines à relever les défis de la ZLE (échéance 2012) conclue avec l’UE en améliorant leur compétitivité. EME, a cependant connu quelques cafouillages à son démarrage en raison d’une gestion approximative. Ce n’est qu’à l’arrivée de la nouvelle équipe, avec à sa tête Paolo Castrataro et Neama Ouazzani, respectivement directeur et directeur adjoint du projet, que le travail a repris un rythme régulier et que les programmes d’assistance ont effectivement été exécutés.

En juin 2004 le projet EME prend fin. L’Agence Nationale pour la promotion de la PME (ANPME), désignée à cet effet, reprend à son compte tous les fonds et programmes de mise à niveau quelle que soit leur provenance.

Pour revenir à l’audit, les résultats serviront à tirer des recommandations et adopter de nouvelles approches d’intervention pour le nouveau projet de l’ANPME: “Modernisation des PME-Meda II”, selon Yves Van Frausum, auteur du rapport d’expertise. Ce dernier comporte outre les résultats de l’enquête, les grandes lignes du prochain programme.
Au bout de sept ans, le bilan ne semble pas décevant. Au total, ce sont 363 entreprises marocaines (contre 76 ciblées au départ) qui ont bénéficié des actions d’EME sous forme de diagnostic stratégique (143 entreprises), d’actions spécifiques de mises à niveau (88 entreprises) ou les deux à la fois (132). Globalement, l’action EME a touché 5% du tissu industriel, toutes dimensions confondues. Elle est parvenue à atteindre près de 10% dans le segment des entreprises industrielles de 20 salariés et plus.

L’enquête, qui a ciblé 82 entreprises (avec un faible taux de réponse, déplore l’expert), a révélé que les actions-EME ont été généralement “très pertinentes”. Dans leur grande majorité, les entreprises confirment que les résultats sont “chiffrables”. Ainsi, le taux de croissance du chiffre d’affaires a dépassé les 6% (en 2003) pour plus de la moitié des entreprises (59% de l’échantillon étudié). Et mieux encore indique l’expert, les entreprises industrielles figurant au top-500 n’ont enregistré la même année que 4,8% de croissance. Pour un tiers des cas étudiés, le taux de croissance était égal à celui des entreprises au top-500.

La majorité des entreprises étudiées ont engagé des actions sur l’axe production et qualité. Résultat: 80% d’entre elles affirment avoir introduit des produits nouveaux ou sensiblement modifiés. De même, le niveau de productivité global a été amélioré pour plus de 80% de l’échantillon. Côté marché, 40% des entreprises affirment avoir augmenté leur part de marché local et leurs exportations.

La branche confection s’est démarquée du lot malgré le contexte de la concurrence internationale, note le rapport. En effet, toutes les entreprises confection de l’échantillon ont enregistré un taux de croissance égal ou supérieur à la performance des entreprises industrielles (branche confection) figurant au top-500. Elle ont en outre réussi à pénétrer de nouveaux marchés avec de nouveaux produits. C’est dire que la concurrence joue un rôle de catalyseur pour ce secteur. Rappelons toutefois que l’enquête couvre l’année 2003. Depuis, l’abolition des quotas en janvier 2005 a fait de nombreuses victimes. Par ailleurs, les résultats ne sont pas aussi brillants pour l’emploi salarié. L’évolution globale de productivité ne semble pas correspondre à une évolution de l’emploi, déplore le rapport. Seuls 29% de l’échantillon déclare avoir augmenté l’emploi salarié de manière sensible.

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Thèmes demandés

Les actions autour de l’axe stratégie/marketing/commercial/export sont les plus demandées, selon l’étude. Vient ensuite l’axe production. En troisième position, les thèmes génériques comme gestion de projet et diagnostic de la fonction de GRH. En quatrième position figure l’axe qualité-environnement. Les thèmes plus techniques et plus ponctuels arriveraient en cinquième position. Le design industriel et le développement de prototypes ferment le tableau.

Casablanca,05 02 2005
Aziza El Affas
L'Economiste
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