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"Le coût de la non-réforme est extrêmement élevé !" - Jean-Louis Reiffers

Dix ans après Barcelone, l'Institut de la Méditerranée dresse pays par pays le diagnostic de la rive sud. Réflexions pour demain.

Jean-Louis Reiffers : Président du Conseil scientifique de l'Institut de la Méditerranée

Vous organisez début octobre les premiers rendez-vous économiques de la Méditerranée. Un colloque de plus ?
Nous avons commencé notre action par un rapport sur l'état économique de la Méditerranée en 1992 soutenu par le Conseil régional. Puis nous avons développé l'Institut de la Méditerranée et son potentiel d'investigation. Nous avons jeté les bases d'un réseau de chercheurs et d'économistes qui est devenu une référence : Femise*. Les études Femise sont aujourd'hui à la base des réflexions des décideurs du processus de Barcelone, que ce soit avec les profils pays ou les analyses que nous produisons sur des sujets sensibles comme l'agriculture. Il manque le grand rendezvous de réflexion et d'échanges, nous allons le créer avec le Cercle des économistes les 1er et 2 octobre prochains au Pharo.

Mais ne sait-on pas tout sur les pays méditerranéens ?
Scientifiquement non. Nous manquons encore de statistiques fiables et comparables, d'indicateurs de développement pérennes, d'analyses de la portée des réformes, des mutations des sociétés et des économies.

Dix ans après Barcelone, vous dressez un état des lieux sévère de la situation des pays méditerranéens.
Réaliste , hélas. Nous avons comparé les performances des pays Meda avec ceux de 120 pays de la planète. Quelle que soit la batterie de critères utilisés, et les pondérations retenues, les pays méditerranéens sont toujours situés dans les derniers 40%.

Il faut à la Méditerranée une vraie politique industrielle et des grands projets structurants Sud-Sud.

Quelles sont les raisons de ce retard ?
La richesse moyenne d'un pays est liée sur le long terme à sa capacité à offrir un environnement permettant au dynamisme entrepreneurial de s'exercer. Or du point de vue de l'environnement légal de l'entreprise, les pays méditerranéens sont en retard. En matière d'échanges internationaux avec une taxation des importations forte y compris pour les importations nécessaires aux productions locales. En matière fiscale et bancaire, l'octroi de crédit aux entreprises privées est encore trop restreint, surtout pour l'investissement immatériel.
Enfin les pays mésiterranéens sont
encore install és dans des économies rentières avec des prix administrés, l'omnipotence de l'administration et le poids démesuré des entreprises publiques.

La politique euroméditerranéenne permet-elle de corriger ces handicaps ?
Les investissements directs étrangers vont à l'est : la Pologne en a attiré autant cette année que toute la rive sud de la Méditerranée. Si le conflit israélo-palestinien s'apaise, l'Union européenne pourrait étendre les fonds structurels, qui ont fait la preuve de leur efficacité, aux pays Meda. Les investisseurs ont besoin de stabilité et de stabilité des réformes. Nous avons assez de lois et de bons textes, il faut se concentrer sur leur mise en ?uvre concrète, les comportements institutionnels sont encore d'un autre âge. Le coût de la non-réforme est extrêmement élevé ! Il faut à la Méditerranée une vraie politique industrielle et des grands projets structurants Sud-Sud. Pourquoi pas un TGV de Gibraltar à Istanbul ?

* Le réseau FEMISE regroupe plus de 70 membres (instituts de recherche en économie), représentant les 27 partenaires du Processus de Barcelone. Soutenu par la Commission européenne dans le cadre du volet régional de Meda, le Femise est coanimé par l’Institut de la Méditerranée (France) et l’Economic research forum (Egypt).

Marseille,04 04 2005
Jean Louis Reiffers
Medcoop
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