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Maroc-UE : Les dossier «chauds» de Mandelson

· Le commissaire européen chargé du Commerce extérieur arrive ce vendredi
· Libéralisation des services: Bruxelles et Rabat prêts pour les négociations
· “Accueil des investissements”, un autre sujet sensible pour l’UE


Rassurer les textiliens sur leur avenir, encourager l’intégration régionale, accélérer les réformes et améliorer l’environnement économique pour attirer les investissements européens.

Tels sont les principaux messages que le commissaire européen chargé du Commerce extérieur devrait adresser à ses interlocuteurs marocains lors de sa visite ce vendredi 25 mars à Rabat. Au menu, une rencontre avec Jettou, Mechahouri, Benaïssa, le secrétaire d’Etat aux Affaires étrangères, Taïeb Fassi Fihri et enfin le ministre du Commerce et de l’Industrie, Salaheddine Mezouar. Ensuite, le commissaire doit se rendre à Casablanca où il s’adressera aux représentants du patronat.

Si en toile de fond Peter Mandelson doit évoquer l’Agenda de développement de Doha (DDA dans le jargon de l’OMC), il ne manquera pas d’être interpellé sur les négociations bilatérales à ouvrir avec le Maroc et notamment sur le commerce des services.

Pour ce qui est du DDA, un thème considéré comme “la priorité numéro 1 de l’Union et évidemment la priorité du commissaire Mandelson”, Bruxelles souhaite que les Marocains s’impliquent davantage dans les négociations, de manière à les boucler en 2006. C’est d’ailleurs l’année butoir qui avait été convenue lors de la rencontre de Mombassa (Kenya) début mars. “2006 c’est pour bientôt et il conviendra de mettre à présent les bouchées doubles”, souligne-t-on dans l’entourage du commissaire. L’agenda de développement de Doha indique, comme on le sait, la marche à suivre pour réaliser une plus grande libéralisation des échanges des biens et des services dans l’ensemble des pays membres de l’OMC. Il prévoit, pour la première fois dans l’histoire de l’OMC et de façon explicite, l’intégration complète des pays en développement au sein du système commercial multilatéral, et en fait une priorité.

Le dossier des services a pour sa part déjà donné lieu à des discussions, échanges de vues et travaux substantiels, et en particulier suite à la conférence ministérielle en juillet 2004 à Istanbul, les pays euromed se sont mis d’accord sur les grands principes de la libéralisation du commerce des services. C’est la fameux “Protocole-cadre” qui a fixé les grandes orientations. Pour les Européens, “il convient maintenant d’entrer dans les négociations bilatérales avec les pays méditerranéens qui sont prêts à le faire”. Parmi eux, le Maroc se dit tout à fait prêt à entamer de telles négociations. Le pays a déjà libéralisé ses services dans le cadre de l’accord de libre-échange conclu en 2004 avec les Etats-Unis. La Commission européenne, qui négocie au nom des Vingt-Cinq, a besoin d’un mandat de négociation. Il est déjà prêt et devrait être présenté au Conseil des ministres de l’UE “dans les semaines à venir”, nous confie l’entourage du commissaire Mandelson, qui a fermement l’espoir d’entamer ces négociations avec Rabat “avant la fin de 2005 et peut-être même avant la fin de l’été prochain”. Si les secteurs qui seraient couverts dans ces négociations devront être définis par les pays intéressés eux-mêmes, reste que pour Bruxelles, l’objectif “devrait être non pas de négocier un ou deux secteurs des services seulement mais de couvrir le maximum possible de secteurs”. Autre élément important: la dimension “sud-sud”. En d’autres termes, “l’UE est très attachée à ce que les pays du sud libéralisent entre eux le commerce des services et en particulier les plus avancés parmi eux: le Maroc et la Tunisie.

Le commissaire Mandelson devrait également évoquer le volet “accueil des investissements”, un secteur très important à ses yeux “dans la mesure où il constitue un des points faibles du processus d’intégration euromed”. Il compte notamment encourager les autorités marocaines à améliorer le cadre juridique du régime des investissements et ce en libéralisant davantage le marché des services et en ancrant plus l’économie et la réglementation du pays à celle de l’Union européenne.

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Processus de Barcelone, aller plus loin

Autre sujet à l’ordre du jour, le Processus de Barcelone. Le commissaire devrait à ce niveau plaider pour la relance du chantier en invitant le Maroc à aller plus en avant dans l’intégration économique régionale, intégration que l’Union européenne souhaiterait à la fois nord-sud et sud-sud. Une dimension très importante aux yeux des experts de la DG “Commerce” de la Commission européenne. Pour eux, il existe “un réel grand potentiel économique” sachant que le Processus de Barcelone dispose déjà d’un cadre juridique assez clair. La libéralisation est déjà amorcée pour le commerce des marchandises en particulier les produits industriels méditerranéens qui peuvent être importés dans l’Union européenne “duty free”. Que reste-t-il alors à faire dans le cadre de ce processus? “Mettre les bouchées doubles”, précise-t-on là aussi à Bruxelles. “L’objectif de Barcelone c’est réaliser une grande zone de libre-échange euromed d’ici 2010 et on a déjà fait les deux tiers du chemin. Il nous reste véritablement cinq ans si l’on veut respecter cet objectif. C’est bien sûr un objectif politique mais aussi un objectif ambitieux”. L’un des messages forts que Mandelson doit délivrer aux responsables marocains sera précisément de montrer qu’il est bien décidé à réaliser cet objectif à l’échéance de 2010, d’où la nécessité de redoubler d’effort dans tous les domaines aussi bien en ce qui concerne la libéralisation du commerce des marchandises “où tout n’est pas encore libéralisé comme par exemple les échanges agricoles”, mais également le commerce des services.

Casablanca,04 04 2005
Aziz Ben Marzouq
L'Economiste
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