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L'export piégé par le dogme du «dirham fort»

· La Chine n’est pas seule responsable de nos maux
· Le politique de change pose problème
· Le Maroc subit la mutation de la structure de ses échanges


L’offensive chinoise n’est pas la cause unique de nos déboires au niveau des échanges extérieurs. Mais, pour autant, la déferlante provoquée par les produits asiatiques à la fois sur les marchés local et international explique en partie l’aggravation du déficit commercial.

Elle est également à l’origine du dopage de la demande mondiale des matières premières et l’envolée des cours.

Le Maroc comme l’ensemble des pays non producteurs le ressentent au niveau de la facture à payer en devises. Idem pour la flambée du coût du fret maritime observée depuis plusieurs mois, suite à l’encombrement des ports et à l’insuffisance de la flotte.

Plus grave encore, ces tensions ne sont pas prêtes à disparaître compte tenu du rythme soutenu de la croissance chinoise et des délais requis pour combler les retards en matière d’infrastructures portuaires. Dans tous les cas, pour 2005, il ne faudra pas s’attendre à un retournement de tendance. “Globalement, les pays asiatiques ont un retard de développement à combler, la demande restera donc structurellement élevée et les prix inscrits à la hausse. Pour augmenter la capacité portuaire, un délai de 2 à 3 ans est nécessaire”, explique un banquier spécialiste du marché des commodities.

La conjoncture mondiale restera donc défavorable au Maroc, exportateur des phosphates et de ses dérivés seulement. Or, note le banquier, les volumes écoulés à l’étranger sont peu influencés par le niveau des cours. En outre, la demande mondiale émane pour l’essentiel de l’Inde et du Pakistan. “Les Chinois consomment peu d’engrais puisque la culture du riz ne nécessite pas un recours massif aux engrais”.

Après plusieurs mois de descente aux enfers, le déficit commercial s’est encore enfoncé de 31,5% à fin janvier. La panique gagne les opérateurs, mais le gouvernement reste de marbre... Dans tous les cas, aucun plan d’urgence n’a été annoncé à ce jour. Même si le contact avec les industriels est permanent. Les résultats de l’étude de McKinsey, qui a fait couler beaucoup d’encre, ne sont toujours pas rendus publics.

En attendant, les textiliens sont touchés de plein fouet depuis la levée de l’accord multifibres au début de cette année. Désormais, ils se battent avec leurs concurrents asiatiques sur leur marché de prédilection, l’Europe. Le choc est terrible puisque les exportations de tissus de fibres synthétiques ont chuté à fin janvier de 26%, les vêtements confectionnés de près de 33% et les articles de bonneterie de 35% environ. “L’écart de compétitivité entre le Maroc et la Chine est énorme. A titre d’exemple, les salaires varient du simple au double en faveur de la Chine”.

De plus, le Maroc est tributaire des importations pour la quasi-totalité des matières premières contrairement à son concurrent. A signaler d’ailleurs que la Chine a augmenté de 75% ses investissements dans le secteur textile en 2004. Objectif: contrôler 50% du marché mondial...
Au regard de ces tendances lourdes, la structure de nos échanges est donc en train de subir une transformation profonde. “Le gouvernement devra dans les prochains mois prendre des mesures correctrices pour atténuer l’impact négatif de la flambée des facteurs de production”, pronostiquent des industriels. D’autant plus que ce renchérissement ne peut être intégralement répercuté sur les prix à la consommation au risque d’aggraver l’écart de compétitivité déjà important.

Dans l’immédiat, l’éventualité d’une révision de la politique de change n’est pas à écarter. “La part des exportations dans le PIB ne cesse de baisser depuis 10 ans, contrairement aux autres pays similaires. Cela peut dénoter un problème structurel, mais ce n’est pas suffisant comme argument. Le problème de change est également à prendre en compte”, relève Patrick Artus, directeur des études de la Caisse des dépôts et de consignation (CDC).

D’ailleurs, la Banque mondiale et le FMI sont revenus récemment à la charge pour aller dans le sens d’une révision de la parité du dirham.

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Faut-il modifier le panier du dirham?

LES exportateurs n’abordent pas la question puisque la parité euro/dirham leur est favorable, du moins pour l’instant. Mais le gouvernement pourrait envisager cette éventualité pour arrêter l’hémorragie de la balance commerciale.
Le système de change actuel est devenu inadapté, à en croire des spécialistes du négoce international. La Chine devient un partenaire commercial de poids, tant sur le marché intérieur qu’extérieur. Pour preuve, les importations ont explosé de 40% en 3 ans à 6,6 milliards de DH. “Or le yuan est indexé sur le dollar. Et cette donnée non plus ne changera pas à court terme, malgré les pressions apparentes des Etats-Unis”.
Aussi, pour refléter la structure actuelle des échanges, est-il préconisé de renforcer le poids du dollar au détriment de l’euro dans le panier du dirham. Une mesure qui peut rétablir la compétitivité prix de nos produits.

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1 DH = 1 yuan

Actuellement, un yuan vaut un dirham. Or, dans le secteur manufacturier sur lequel les deux pays sont en compétition, la Chine a et conservera une longueur d’avance. La productivité y est deux fois plus élevée et le coût de la main-d’oeuvre, moitié moins cher. Compte tenu de l’écart de compétitivité, le dirham devrait valoir 0,5 au lieu de 1 yuan...

Casablanca,04 04 2005
Mouna Kably
L'Economiste
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