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Le Femise explique la perte de compétitivité du Maroc

· «La demande publique reste au cœur de la croissance»
· La croissance moyenne du PIB sur ces dix ans parmi les plus faibles de sa région
· Le privé n’a pas assez mis le turbo

«Le décollage au Maroc est très lent à se manifester. Or, ce pays doit faire face à des contraintes d’approfondissement de la pauvreté et d’insuffisance de la création d’emplois». Ce sont les dernières conclusions du Femise (Forum euroméditerranéen des Instituts Economiques) à propos du Maroc. Rejoignant par là les nombreuses «sentences» des institutions internationales (FMI, Banque Mondiale) et les inquiétudes des associations professionnelles au Maroc même (Asmex, CGEM…). Même si le Royaume, comme la Tunisie, se trouve parmi les bons élèves du processus de Barcelone, la croissance économique de la zone reste très faible comparativement à des pays similaires en Asie ou Amérique latine.

Dans son rapport 2004 sur le partenariat euroméditerranéen (1), ce réseau d’instituts de recherche passe en revue l’évolution des douze pays méditerranéens (PM) impliqués dans le partenariat avec l’Union européenne. Et le Maroc est encore fragile, trop fragile au regard de ses potentialités. Décoller? Mais comment avec un si pâle taux de croissance?

Actuellement, pour stabiliser le chômage (autour de 12% de la population active), le Maroc devrait atteindre une croissance minimale de 6%. Elle est rarement obtenue rappelle le Femise. «Et sur la dernière décennie, souvent à cause de chocs externes et internes devant lesquels les autorités sont impuissantes». Et c’est là tout le fond du problème: maîtriser les enjeux macroéconomiques et non pas jouer aux pompiers à chaque crise économique, sectorielle ou sociale. Car des incendies, il y en a de plus en plus et un peu partout.

Le pari de l’ouverture a un prix, mais il faut croire qu’il n’est pas encore bien mesuré en interne. «Le pays a fait le pari de l’ouverture économique et de l’insertion internationale. Cependant, ses termes de l’échange se sont détériorés dans la première moitié des années 90». Certes, le prix des exportations a baissé, mais moins vite que celui des importations. Et la perte de compétitivité s’est poursuivie.

Si les politiques macroéconomiques visent la stabilisation économique, elles ont été très coûteuses en termes de croissance, «du fait des mauvais alignements du taux de change réel», mais aussi de la surévaluation de la monnaie que le Femise juge «passagère».
Les autorités marocaines sont aujourd’hui contraintes de trouver des sources de financement externes pour alléger le poids de la dette interne. Tout comme elles doivent améliorer «la profondeur et la liquidité des marchés financiers, domestiques notamment». La décomposition du PIB montre que la demande publique reste structurellement la première locomotive de croissance. Normal, tout le pays est un gigantesque chantier. Il se construit, mais au regard des potentialités et des choix d’ouverture économique, le privé n’a pas assez mis le turbo.

A cause de problèmes de l’environnement économique qui n’a toujours pas résolu ceux des très petites entreprises et celui des porteurs de projet.

En somme, les grandes tendances dégagent du «surplace» quand le Maroc ne recule pas. Les rapports annuels commencent à se ressembler d’une année à l’autre.
Sans doute que l’impact des réformes de fond ne se fera pas sentir du jour au lendemain. Mais quand les conclusions de 2000 ressemblent à celles de 2004, il y a matière à s’interroger.

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Investissement, épargne et chômage

Le fossé entre la croissance des pays méditerranéens et d’autres pays comparables est de taille. Le Femise souligne l’importance des trois indicateurs suivants dans la perte de compétitivité et la faible croissance:
- Un taux d’investissement insuffisant et «légèrement orienté à la baisse», de l’ordre de 20% en 2003 (22% pour le Maroc et 25% en Tunisie) alors qu’il est supérieur à 25% pour les pays de l’Europe de l’Est qui font partie aujourd’hui de l’UE.
- Des taux d’épargne souvent peu élevés (16% au Maroc et 21% en Tunisie)
- Un taux de chômage sans grande diminution: il est de 14% pour la région (12% pour le Maroc), «sans que l’on puisse faire état de réels progrès depuis 10 ans».

Mouna KADIRI

(1) Rapport du Femise 2004 sur le partenariat euro-méditerranéen. Analyses et propositions du Femise. Les coordonnateurs sont Samir Radwan, de l’Economic Research Forum, (Egypte) et Jean-Louis Reiffers, de l’Institut de la Méditerranée, (France). Décembre 2004

Casablanca,03 21 2005
Mouna Kadiri
L'Economiste
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