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La France et le Liban dans l'espace européen de l'enseignement supérieur

L’ambassade de France au Liban a organisé pour la deuxième année consécutive, les Deuxièmes Rencontres de haut niveau, sur la France et le Liban dans l’espace européen de l’Enseignement supérieur et accréditation, enjeux pour la coopération, le mardi 15 mars, à l’Ecole Supérieur des Affaires (ESA) en présence de MM. les ambassadeurs de France au Liban, M. Bernard EMIÉ et M. Patrick RENAUD, chef de la délégation de la Commission Européenne au Liban et de M. le Ministre de l’Éducation nationale et de l’Enseignement Supérieur au Liban Dr. Ahmad Sami MINKARA.

M. Frédéric Clavier, Conseiller culturel et directeur de la Mission Culturelle Française au Liban a présenté les différentes thématiques qui seront traitées pendant cette longue journée consacrée à l’enseignement supérieur (de 9h à 18h 30). Une journée où les tables rondes composées de membres de la délégation française dont le directeur des relations internationales et de la Coopération au Ministère de l’Éducation nationale et de l’Enseignement supérieur français, M.Daniel Vitry, le président de l’association Européenne de l’Université, M. Éric Froment ainsi que d’autres personnalités importantes du monde de l’Éducation en France, en Europe et au Liban. Citons le président de l’Université Libanaise M. Ibrahim Kobeissi, le recteur de l’USJ, le père René Chamussy, le secrétaire général de l’Université Antonine, le père Fadi Fadel, etc.

Dans son propos d’ouverture, l’ambassadeur de France au Liban, M. Emié a expliqué les raisons du maintien de cette manifestation importante bien que « le Liban traverse une période déterminante de son histoire, dans laquelle un peuple se mobilise pour exprimer une aspiration à vivre libre, en paix et en sécurité. Dans le plein respect de l’indépendance et de souveraineté du Liban et de son peuple, nous sommes impressionnés de voir ainsi les Libanais réunis sous un même drapeau. Malgré-mais aussi à cause- de ces circonstances exceptionnelles où les milieux universitaires jouent tout leur rôle, nous avons décidé de maintenir ces deuxièmes Rencontres de haut niveau, sur La France et le Liban dans l’espace européen de l’enseignement supérieur»

Ces rencontres, a-t-il précisé, prennent en ce moment un relief tout particulier et sont ainsi l’occasion:
« 1-de rappeler le caractère stratégique et prioritaire de notre coopération universitaire avec le Liban, ce pays ami qui reste notre porte d’entrée naturelle au Proche-Orient.
2-De réaffirmer ici avec force notre volonté de la poursuivre, bien sûr, et de consolider sans cesse ce lien singulier qui nous unit, fait de solidarité, d’estime réciproque et d’amitié exigeante.
3-de redire aussi qu’il n’est pas de relation politique forte sans liens de coopération, d’éducation et de culture qui structurent et fondent dans la durée cette relation ».
Et de poursuivre : « Nos liens exemplaires et historiques se concrétisent de plus en plus, dans le domaine universitaire. C’est pourquoi j’ai décidé d’inscrire ces Rencontres dans la pérennité, prenant acte du succès rencontré par un premier colloque organisé sur ce format l’an dernier ». M. Emié a donné rendez-vous « une fois l’an, pour nous informer mutuellement, débattre, et entretenir cette foisonnante coopération universitaire dont l’horizon franco-libanais s’élargit désormais à l’espace euro-méditerranéen qui est désormais l’objectif politique et stratégique de tous les européens ».
L’ambassadeur de France au Liban a souligné la « très grande actualité » de ce colloque qui se tient à la veille de la Conférence ministérielle de Bergen des ministres chargés de l’Enseignement supérieur. Il a aussi manifesté « une grande satisfaction » pour les Français et les Européens « de voir converger de grandes institutions universitaires libanaises vers l’adoption des architectures européennes, le modèle Licence/Master/Doctorat et le système de crédits ECTS. »

Le chef de la délégation de la Commission européenne, M. Patrick Renaud a noté, quant à lui, qu’ « en matière d’enseignement, la politique européenne définie à Lisbonne s’est fixée pour objectif de devenir l’économie de la connaissance la plus compétitive et la plus dynamique au monde…il s’est donc interrogé « comment le Liban pourrait s’y intégrer ?»
En s’appuyant sur le processus de Bologne défini en juin 1999 qui a pour objectif de bâtir un espace européen de l’enseignement supérieur d’ici 2010., M. Renaud énumère plusieurs éléments sur lesquelles est basé ce processus: « un système de grades académiques facilement « lisibles » et comparables ; un système essentiellement fondé sur deux cycles : trois ans+master ; un système d’accumulation et transfert de crédits (type ECTS-actuellement dans Socrates-Erasmus ; la mobilité des jeunes, des étudiants, des enseignants, des formateurs et des chercheurs et la coopération en matière d’assurance de la qualité. » « Cependant, souligne M. Renaud, le texte du processus de Bologne stipule jusqu’à présent, une promotion limitée pour les pays non européens dans des programmes comme Tempus, Erasmus Mundus et le programme de recherche INCO ». Le Liban ne peut donc pas encore s’associer à ce processus et d’obtenir une accréditation européenne. M. Renaud a considéré que son rôle, aujourd’hui, est d’assurer que « la volonté politique de l’UE à associer le Liban à tous les mécanismes européens existe ainsi que de faire partager au Liban les Acquis de l’UE dans le domaine de l’enseignement » « Mais comment ? » S’interrogeait M. Renaud. Et de répondre : « La politique de voisinage de l’UE offrant une possibilité au Liban à travers l’élaboration de son plan d’action. Car si on peut être réticent à élargir tout de suite un mécanisme à tous les pays voisins, pourquoi, si un pays le demande ne pas accepter de bâtir avec lui, une action pilote ? »

De son côté, M. le ministre de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur, Dr. Ahmad Sami Minkara, a affirmé que le Liban était « conscient, de la priorité de L’Enseignement Supérieur, secteur de formation des générations futures, capables d’œuvrer pour le développement économique durable des nations». M. Minkara a assuré que le gouvernement libanais «est conscient des responsabilités à assumer dans cette situation, et qu’il organise, en 2004 plusieurs séminaires de réflexions en vue d’élaborer des projets de décrets et de loi dans le but d’instaurer de nouveaux principes, processus et procédures pour :
- Les autorisations de création d’institutions d’enseignement supérieur
- L’évaluation interne et externe
- La reconnaissance des qualifications et l’accréditation
- L’organisation du Conseil de l’Enseignement Supérieur et de ses commissions techniques ».

Le ministre, Minkara, a assuré que « le Ministère de l’Education et de l’Enseignement Supérieur œuvre actuellement à leur promulgation dans les plus proches délais et entreprend à cet effet, les démarches nécessaires conformément aux règlements et lois en vigueur » et que c’est dans le cadre de « ces actions entreprises pour la préservation de la qualité de l’enseignement supérieur que le Ministère a confié à des organismes spécialisés la mission d’effectuer des audit(s) dans les 41 instituts d’Enseignement Supérieur présents au Liban. »

Et de poursuivre : « C’est cette volonté de maintien de la qualité qui nous a amené à accorder un intérêt de premier choix à la coopération dans le domaine de l’enseignement supérieur, avec les pays de l’espace européen et notamment avec la France compte tenu des relations historiques entre les deux pays. Nous avons aussi des programmes de coopération directe entre les universités libanaises et une centaine d’universités de l’espace européen et d’autres entre le Liban et l’Union Européenne. Cependant, le plus important des fruits de cette coopération reste actuellement pour nous, cette adaptation des programmes des universités du Liban au système européen. Le Liban pourra ainsi accompagner le processus international de modernisation de l’enseignement supérieur et offrir à ces futures générations, des jeunes armés du savoir qui peut leur assurer un avenir à l’image de leurs rêves ».

N.B :
1.
Pour plus de renseignements sur les thématiques abordées durant ce colloque, appelez-nous au 01-420224.
2. Des photos des MM. les ambassadeurs Emié et Renaud ainsi que du M. le Ministre Minkara sont disponibles chez Dalati et Nohra.

Beyrouth,03 21 2005
Yann Rotil
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