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Quel avenir pour la R&D ?

Peu d'entreprises s'y intéressent par manque de moyens ou parce que leurs activités n'en nécessitent pas -
Celles qui s'en préoccupent font appel à la sous-traitance -
Le MCI compte mettre à la disposition des entreprises une batterie de mesures pour les assister -


Quelle perception les entreprises marocaines ont-elles des travaux de recherche et de développement (R&D)? Les considèrent-elles comme prioritaires ? Quelles difficultés les entreprises doivent-elles surmonter pour y accéder ?

C'est à toutes ces interrogations que le ministère du Commerce et de l'Industrie a tenté de répondre, en menant une étude sur un échantillon constitué de 2.500 entreprises multisectorielles (avec un taux de retour de plus de 80%). Cette étude aura permis de dresser l'état des lieux de la R&D et d'en évaluer le potentiel existant.

Un premier constat: les entreprises marocaines ne sont pas encore arrivées au stade de dépenser des millions de DH dans la R&D comme leurs consoeurs étrangères. Non, pas encore si l'on en croit les chiffres dévoilés par le MCI. La recherche s'élève en moyenne à 1,4 million de DH par entreprise (surtout les grandes) dont près de 50% sont alloués au titre des salaires et charges sociales du personnel. Exception faite pour le secteur textile et cuir, qui dépense en moyenne plus de 2 millions de DH toujours pour les mêmes postes. Pour les industries électriques et électroniques, ce sont seulement 600.000 DH qui sont octroyés couvrant en plus l'achat des intrants et les dépenses de sous-traitance. Avec des sommes aussi modiques, on ne peut pas vraiment parler de R&D surtout que selon les résultats de l'enquête, seulement 8% de l'échantillon (soit 20% du chiffre d'affaires) développent des travaux de R&D.

Vu les faibles montants accordés à ces travaux, la moitié des entreprises interrogées ont opté pour la sous-traitance. C'est seulement le quart des unités qui possède des potentialités à développer et projette de mener à plus ou moins long terme des activités de R&D.

En réalité, si la grande majorité des entreprises ne s'embarrassent pas de travaux de R&D, c'est surtout parce que leurs activités n'en nécessitent pas, ou alors qu'elles ne représentent pas une priorité à l'heure actuelle. Pour les autres entités, le coût représente un obstacle, qu'elles ont encore du mal à franchir. Elles affichent clairement leur besoin en appui financier et expriment un intérêt pour le développement d'outils d'accès à la technologie.

Ainsi, le MCI compte mettre en place une stratégie pour promouvoir la R&D. En premier lieu, cela consiste à soutenir la création de l'entreprise innovante, en préparant les projets dans les pépinières d'entreprises. En second lieu, il s'agit de la mise en place d'un cadre de financement et de soutien afin de pallier le faible concours du secteur bancaire pour la R&D. Il est fait mention du capital risque et des fonds d'amorçage, financés par des opérateurs marocains et étrangers. L'étude fait aussi part de la création d'un fonds de soutien pour la recherche scientifique et le développement technologique au titre de la Loi de Finances 2001. Par ailleurs, sont également proposés de nouveaux indicatifs fiscaux à même de renforcer la provision pour la R&D.

Enfin, une batterie de mesures permettant l'accès à la technologie sera instaurée. Il s'agit de l'organisation d'un marché (offreurs et demandeurs) de prestations technologiques, mettant en synergie diverses compétences. Mais aussi de soutien financier pour améliorer le niveau technologique de l'entreprise, ainsi que la réalisation de prédiagnostics industriels.


Casablanca,01 14 2003
Radia LAHLOU
L'Economiste
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