Opportunités d'Affaires Liban
Opportunités d'Affaires Maroc
Opportunités d'Affaires France
- Opportunités d'Affaires Jordanie
- Opportunités d'Affaires Méditerranéennes
Iloubnan - Portail d'informations
www.iloubnan.info
Agent Exclusif de Philips & Whirlpool au Liban
www.azelectronic.com
- Nsouli - Bijouterie Liban
- Bijouterie Liban
www.andremarcha.com
- Agence interactive Marseille, Agence web
www.ebizproduction.com
- Location de Voitures à Beyrouth, Liban
advancedcarrent.com
- Immobilier Liban
www.real-estate-lebanon.com
- Montres Suisses
exposureswiss.com
- Montres Suisses
www.elogaswiss.com
   
 

ARCHIVES
Retour aux Archives
Retour aux infos
English Version

Femmes: Le Maroc traité en star

· A New York, tout le monde réclame Yasmina Baddou
· Les pressions fondamentalistes se font sentir
· Les USA veulent un amendement contre l’avortement, mais ne l’auront pas


«Oh! You’re from Morocco! I’m impressed by what you did. It’s huge».

Cette élégante dame très souriante, Rabha Eidi, représente une ONG libanaise. Rencontrée dans les couloirs du siège de l’ONU, elle n’a pas tari d’éloges à propos du Maroc.

Elle se dit «enchantée par la révolution sociale» que représente le nouveau code de la famille. D’autres dames, du Sénégal et du Mali, feront les mêmes compliments.

Cette semaine, à New York, ont commencé les travaux la 49e Commission du statut de la femme, dix ans après la Conférence mondiale de Pékin. Elle s’achèvera le 11 mars, deux jours après la fête des femmes. Beijing -Pékin- avait formalisé un plan d’action pour l’amélioration de la condition des femmes.

Le Maroc, grâce à sa nouvelle Moudawana, a fait forte impression devant ces milliers de femmes et ces quelques centaines d’hommes venus du monde entier.

· Madame la ministre sollicitée

Normalement, cet évènement ne devait pas être un “Beijing+10” comme l’appellent les initiés, mais une autre conférence mondiale, comme celle de Mexico en 1975 (la première), et celle de Nairobi en 85. Seulement, ces dix dernières années ont vu une montée du sectarisme, du fondamentalisme mettant en danger ce que les pays et ONG ont eu à Pékin. “Les forces de régression se sont multipliées un peu partout à travers le monde. Si nous avions organisé une conférence mondiale, nous aurions eu moins que les acquis de 95”, explique l’un des responsables à l’ONU. Triste certitude. L’extrémisme religieux et ethnique a pris de l’ampleur à travers le monde: en Afrique subsaharienne avec les ravageuses guerres ethniques, en Asie, en Russie, au Moyen-Orient, en Europe, aux Etats-Unis aussi avec l’influence des “néochrétiens”.

C’est pour cela qu’à l’issue de ce Beijing+10, les pays adopteront une déclaration “soft” et générale. Les Etats-Unis ont été le seul pays à demander un amendement au plan d’action adopté à Beijing. Il concerne l’article sur l’interruption volontaire de grossesse. Ils sont seuls à mener la bataille. Les autres pays, dont les francophones, rejetteront l’amendement.
Et comme attendu, le Royaume a été cité en exemple pour le monde arabe, félicité par la ministre française de la Parité et de l’Egalité professionnelle, Nicole Ameline et aussi présidente du groupe des pays francophones pour cet évènement. “Madame la ministre” Yasmina Baddou est sollicitée de tout bord. On la cherche dans les couloirs, on veut prendre rendez-vous avec elle, on félicite son discours dans lequel elle a rappelé les principales avancées du Royaume (Moudawana, le quota qui a permis d’avoir 30 députées...).

Bref, ici, la Moudawana est la star malgré l’absence d’un travail marketing professionnel de la part du Maroc, malgré aussi une organisation très approximative pour la délégation. Il n’y a pas de stand Maroc, pas de prospectus Maroc, pas (encore?) de petits livrets expliquant la nouvelle Moudawana. Or, le Maroc est vraiment de toutes les conversations. Pourtant, c’est l’’Iran, si décrié, qui a préparé des CD-Rom “Lady of Iran”, où l’on peut voir des femmes voilées faire de l’équitation, une opération chirurgicale, du parachutisme, peindre. Le Japon aussi distribue ses rapports.

En marge des travaux eux-mêmes, les missions permanentes du Canada, du Kenya, des Etats-Unis, des pays scandinaves à l’ONU prévoient réunion sur réunion, qui sur la violence contre la femme, qui sur l’avortement, une autre sur les mécanismes institutionnels... Rien pour le Maroc officiel! La Moudawana, brandie en étendard, suffit vraisemblablement. Il n’y a pas de réunion propre pour expliquer, par exemple, comment dans un pays profondément musulman, nous sommes passés de la loi de Dieu à celle des hommes (vote au Parlement).

Mais le succès de la Moudawana joue un mauvais tour à bien des ONG marocaines: les revendications passent pour des caprices, quand tant d’autres rêvent d’avoir ce qu’ont déjà les Marocaines! Par exemple, qui comprendra que le Maroc signe toutes les conventions internationales, de celles des enfants à celles des oiseaux marins en passant par la lutte contre l’argent sale, mais pas celle qui concerne les femmes?!

Les ONG marocaines, comme l’Adfm (association démocratique des femmes du Maroc), l’Afem (association des femmes chefs d’entreprise) et l’Amlvf (association de lutte contre la violence à l’égard des femmes), s’activent pour faire porter leurs revendications. Elles ont programmé nombre d’interventions dans les réunions parallèles. L’Adfm déplore notamment, à travers un communiqué, “l’absence d’une stratégie définissant la vision de l’Etat en matière de promotion des droits des femmes”, les actions timides et non cohérentes pour la lutte contre les violences à l’égard des femmes.

--------------------------------------------------------------------------------

Que des ladies pour le Maroc

La délégation marocaine officielle est constituée exclusivement de femmes. Présidée par la secrétaire d’Etat chargée de la Famille, des Enfants et des Personnes handicapée, Yasmina Badou, elle comprend notamment le ministère de la Santé publique, celui des Affaires étrangères, la Primature, l’Association de lutte contre la violence à l’égard des femmes, l’Association des femmes chefs d’entreprise, le Fnuap, L’Economiste et Le Matin. Les ministères de la Justice et de l’Education nationale devaient être de la partie, mais n’y seront finalement pas. Nous ne saurons pas pourquoi.

--------------------------------------------------------------------------------

Pour le droit de vote des Saoudiennes

L’Adfm (Association démocratique des femmes du Maroc), venue en force, compte remettre à l’issue de cette semaine une pétition pour le droit des Saoudiennes au vote. “Nous ne pouvons parler démocratie sans la participation des femmes”, explique la présidente de l’association, Rabéa Naciri.

--------------------------------------------------------------------------------

Discrimination

Le Maroc avait émis des réserves concernant la convention sur l’élimination de la discrimination à l’égard des femmes (connue sous le sigle CEDAW), adoptée par les Nations unies en 1979. Ces réserves concernent les principaux articles de la convention (définition du concept de la discrimination, la nationalité, l’égalité dans le mariage, et l’élimination de toute forme de discrimination à l’égard des femmes).
Les ONG marocaines redemandent la levée immédiate de ces réserves.

Casablanca,03 14 2005
Mouna Kadiri
L'Economiste
ebizproduction est soutenue par "Le Conseil Régional de la Région
Provence-Alpes-Côte d'Azur".
| Home | English version | contact@1stmediterranean.com | © ebizproduction - Agence web - 2002/2008 |