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Afriquia/Somepi: Un géant pétrolier est né

· Le nouvel ensemble pèse 12 milliards de DH
· Il veut profiter des synergies pour préparer la libéralisation
· Un rapprochement qui contribue à la sécurisation du marché


Le vœu de Mustapha Amhal, PDG de Oismine Group, est aujourd’hui exaucé! En juin 2004 (www.leconomiste.com) il avait déclaré dans nos colonnes:
«La diversification industrielle est essentielle, comme le besoin de disposer d’une taille importante; cela passe par des concentrations et des regroupements; à titre d’exemple, mon souhait pour le secteur du pétrole est que les différents opérateurs s’associent dans une structure géante; cela a l’avantage, comme c’est un secteur stratégique pour le pays, de sécuriser le marché et de faire face aux mastodontes qui forceront la porte en 2010».

La «bonne fée» n’est autre que Aziz Akhannouch, PDG d’Akwa Group, qui prend à travers sa filiale Afriquia SMDC, une participation significative dans Oismine Group. Ce dernier détient désormais 100% des parts de Somepi, après l’acquisition pour 315 millions de DH des 40% de capital que détenait jusqu’alors Samir dans Somirgy HLD (pôle énergie de Oismine). Des sources du marché confient qu’Akwa Group a pris désormais le contrôle et la gestion du groupe Amhal.

Le premier groupe pétrolier au Maroc est né. L’acquisition d’Akwa Group est en partie financée par un prêt consortial d’Attijariwafa bank, la Banque Centrale Populaire et BMCE Bank. «Un concours bancaire classique», selon une source autorisée auprès d’Akwa Group. Les conseillers corporate de l’opération sont les nationaux Attijari Finances Corp et PriceWaterHouseCoopers et les internationaux Norton Rose et Gide Loyrette Nouel (cabinet d’avocats). Le commissariat aux comptes est confiée à Fideco.
La rumeur sur le prix de vente (environ un milliard de DH) n’a pu être vérifiée. La même source fait remarquer dans ce sens «qu’une clause du contrat liant les deux parties prévoit le maintien de la confidentialité autour de certains aspects de la transaction.

Les deux groupes sont en effet dans leur droit de garder jalousement et le prix d’achat et la part prise dans le capital de Oismine. Les transactions effectuées ne concernent pas directement des sociétés cotées en bourse qui ont l’obligation de diffuser ce type d’informations. Une insuffisance réglementaire des règles financières nationales qu’il faudrait combler, et rapidement. Car souvent des acquisitions sont opérées pour développer des synergies entre des sociétés cotées détenues directement. Comme c’est le cas d’Akwa Group qui compte dans son périmètre Afriquia Gaz et Maghreb Oxygène (le groupe précise que les deux entités ne sont pas concernées par cette opération), d’ailleurs amenées à développer des activités communes avec les sociétés du pôle GPL de Oismine Group.

· 30% de parts de marché

Passé ces aspects financiers, l’accent est mis sur le développement des synergies (le projet portait d’ailleurs le code «Synergie») qui s’offre au nouvel ensemble dans un marché de plus en plus concurrentiel et hautement capitalistique. Au niveau commercial d’abord, car il y a complémentarité des réseaux de stations services des deux groupes sur le plan géographique et fonctionnel. Puis dans l’exploitation, car le rapprochement se traduira par des économies d’échelles importantes à travers la constitution d’un outil industriel intégré bénéficiant de fonctions supports communes, de réseaux de distribution élargis et de compétences améliorées. Et enfin dans le développement stratégique des industries, car les deux groupes déploient un effort d’investissement soutenu dans les infrastructures d’usinage et dans les services aux consommateurs.
Le processus de rapprochement qui a débuté le 2 mars prévoit la réorganisation des deux entités à partir du 30 avril prochain et l’aboutissement pour la fin de l’année. Deux cabinets conseils accompagnent les deux familles dans ce processus. Il s’agit de l’international McKinsey et le tout jeune conseiller en management Valyans.

Tout ce chamboulement s’effectuera «sans casse sociale, car ce qui est recherché est la synergie des deux groupes à travers de nouvelles opportunités de développement», souligne une source autorisée auprès d’Akwa Group.

Tout cela devrait renforcer davantage la compétitivité du nouvel ensemble, qui gagnerait également sur l’effet taille, un facteur déterminant pour la survie et la pérennité dans la mouvance des ouvertures des économies. Car Afriquia-Somepi pèse déjà lourd dans le marché des produits énergétiques avec un chiffre d’affaires consolidé d’environ 12 milliards de DH. Un fonds de business qui regroupe aussi bien les activités de distribution des carburants que de production des lubrifiants et du GPL (gaz de pétrole liquéfié).

Avec 1.511.656 tonnes métriques, le nouveau groupe contrôlera 30% d’un marché des carburants estimé à 5.059.257 tonnes. Il les distribuera à travers un réseau de 400 stations et disposera d’une capacité de stockage de 300.000 tonnes métriques ainsi que de 200 camions. Quant aux lubrifiants, Afriquia-Somepi détiendra 26% de parts de marché d’une capacité de 81.995 tonnes. Le nouvel ensemble contrôlera également 48% des 1.245.991 tonnes du GPL commercialisé annuellement sur le marché.

Mustapha Amhal, qui est par ailleurs PDG du groupe agro-industriel PGC (produits de grande consommation), n’a jamais caché ses intentions de se rapprocher d’un autre distributeur et producteur de produits énergétiques, mais tout en gardant un pied dans ce secteur très rentable (du fait du placement du produit de vente, encaissé immédiatement, en attendant de payer leurs fournisseurs). Ce rapprochement intervient ainsi, comme le soulignent les deux partenaires dans un communiqué conjoint, pour «anticiper les mutations du secteur énergétique au Maroc et en particulier sa libéralisation progressive», jusqu’à son ouverture totale en 2008.

Pour les jeunes patrons, le rapprochement est aussi une contribution majeure à la politique visant à assurer la sécurité de l’approvisionnement du pays en produits énergétiques, dans un cadre partenarial pouvoirs publics/opérateurs. Une politique qui s’appuie sur le rôle régulateur joué par le comité national d’approvisionnement, à travers l’évaluation des possibilités de production interne et la planification des importations pour couvrir le déficit. Mais également sur le développement continuel des capacités de stockage pour sécuriser le marché, la diversification des sources d’approvisionnement, la multiplication des terminaux maritimes d’accueil des pétroliers et l’amélioration de la qualité des produits vendus.

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Histoires de familles

· Akwa Group


L’affaire de la famille Akhannouch remonte à 1932 où le père Ahmed démarre son activité en commercialisant des produits pétroliers au litre. Une trentaine d’années après, soit en 1959, il crée avec Ahmed Wakrim la première société de distribution de fuel, Afriquia SMDC, qui compte alors deux stations-services.

En 1972, sera signé un contrat de partenariat avec Elf Aquitaine relatif au marché des lubrifiants. Une alliance qui permettra à Afriquia de bénéficier d’un transfert de technologie jugé important.
Quatre ans plus tard, naîtra Maghreb Oxygène aujourd’hui cotée en bourse. «La production d’oxygène sera nécessaire à la bonne connexion des pipelines de carburant», note la lettre d’information sur le rapprochement Afriquia SMDC et Oismine Group baptisée «Synergies» et éditée pour l’occasion.
Les années 80 seront marquées pour la famille Akhannouch par la restructuration industrielle et le développement des équipements et la décennie suivante par la consolidation du groupe autour de son cœur de métier. Ainsi en 1993, le groupe opte pour une stratégie de filialisation des sociétés Afriquia par la séparation des métiers et fonctions support.

En 1999, il se diversifie en prenant des participations dans les secteurs des technologies, médias et télécommunications.

Trois ans après, soit en 2002, le Groupe Afriquia change de dénomination et devient Akwa Goup.
Aujourd’hui, la holding compte 40 sociétés, emploie plus de 2.000 personnes et gère près de 20 marques phares.

· Oismine Group

Somepi, devenu Oismine Group en 2000, a été créée en 1972 par feu Hadj Mohamed Amhal. L»entreprise avait alors pour activité la distribution et la commercialisation de carburant. La même année naissait Métaghreb spécialisée dans la fabrication et la réparation de bouteilles GPL et de fûts métalliques.

En 1973, la famille Amhal se diversifie dans d’autres métiers liés au secteur énergétique avec la création de Tissir Gaz pour la distribution de gaz et de Somepi Lubrifiants (production et commercialisation de lubrifiants).

Dans les années 80, elle monte plusieurs sociétés aux activités complémentaires. L’objectif étant de «répondre à une demande croissante des opérateurs pétroliers en termes de fournitures et de services «, note une lettre d’information sur le rapprochement Afriquia SMDC et Oismine Group baptisée»Synergies» et éditée pour l’occasion.

En 1987, Somepi intègre l’Union internationale d’industriels et d’importateurs de lubrifiants, UNIL.
La décennie suivante, l’affaire grossit grâce à des partenariats avec des acteurs de renommée mondiale. Il s’agit de SHV, premier distributeur mondial de GPL, pour la création de Tissir Primagaz et Chevron Texaco Inc., 4e compagnie pétrolière mondiale, pour Somepi Texaco Lubrifiants. L’entreprise familiale s’alliera aussi au numéro un français de transport de gaz en vrac, Charles André.

Aujourd’hui, Oismine Group, qui emploie près de 1.300 personnes, est aussi tourné vers l’étranger, notamment en Amérique du nord, Europe et Afrique, où il entretient un réseau de partenaires, clients et représentations.

Casablanca,03 14 2005
Bouchaib El Yafi
L'Economiste
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