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L’ère Hariri : Réalisations et états d’âme nationaux

Réalisations et états d’âme nationaux : ces deux composantes étaient indissociables pour toute la durée de l’ère Hariri. Avec leur lot d’euphorie, de doutes… et de forcing. Nous avons choisi de les reprendre tels qu’ils furent perçus à différentes époques, et publiés comme autant d’échos dans Le Commerce du Levant.

Portrait d’un battant*
Qui est Rafic Hariri, cet homme dont tout le monde parle mais qu’on connaît peu, qu’il s’agisse du responsable, de l’homme politique ou de l’homme d’affaires ? Du point de vue politique, on connaît surtout Rafic Hariri par sa contribution à l’élaboration et à l’adoption des accords de Taëf en octobre 1989.

C’est pour cela, d’ailleurs, que lors de sa première apparition politique, l’été dernier [1992], il paraissait indigné de la façon dont l’accord était appliqué. Se considérant un peu comme le père de cet accord, il le savait absolument viable, alors qu’il donnait des résultats désastreux. Et il considérait que la faute ne revenait pas aux accords eux-mêmes mais à leur application.
5 novembre 1992
(*) Par Nouhad Baroudi, secrétaire général, à l’époque, du CDR.

Hariri : le pari sur l’espoir
L’arrivée de Rafic Hariri à la tête du gouvernement a été accueillie très favorablement tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays. L’indice révélateur de cette réjouissance fut l’appréciation, en quelques jours, de plus de 20 % de la livre libanaise par rapport aux monnaies étrangères. La tâche de M. Hariri est difficile et il semble que, dans le domaine de l’économie, elle soit beaucoup plus ardue. L’euphorie qui s’est produite la semaine dernière, et qui s’est manifestée sur le marché des changes, ne devrait pas être bloquée par une administration publique diminuée qui a un besoin urgent et immédiat de réforme.

L’ascension fulgurante de Hariri
Qui est Rafic Hariri ? Une force de la nature. Un milliardaire. Un homme d’affaires conscient et organisé. Et maintenant un homme d’État ? La presse internationale ne tarit pas d’éloges sur le personnage qu’elle décrit comme «l’une des cent plus grosses fortunes du monde». (Le Figaro)
Voici ce qu’en dit “Le Monde” : «C’est par là qu’il faut commencer pour définir le nouveau Premier ministre. Cet étalage de richesses peut choquer certains. En tout cas pas les Libanais. Et c’est bien là tout le secret de M. Hariri. Le premier étant, bien sûr, son talent à bâtir en dix ans une aussi fabuleuse fortune, faite d’entreprises et de biens fonciers. Pour les Libanais, y compris pour les moins bien lotis, cet ultrananti ne suscite ni hargne ni envie, mais espoir. Il symbolise, aujourd’hui, leur rêve de voir de nouveau leur État respecté, leur administration productive. Cet homme, se disent-ils, qui a su si bien réussir, saura aussi résoudre la quadrature du cercle que constitue la relance de l’économie. Ils espèrent qu’il favorisera la naissance de ce fantomatique Fonds international d’aide au Liban».
5 novembre 1992

Le plan Hariri, un objectif : l’an 2000
Le CDR a présenté au Conseil des ministres, par l’intermédiaire des deux vice-présidents, Nouhad Baroudi et Boutros Labaki, le plan de relance économique du pays, Horizon 2000, appelé aussi “plan Hariri”. Les coûts d’exécution de ce plan ont été estimés, selon le rapport présenté par le CDR, à environ 12,9 milliards $ étalés sur 10 ans, de 1993 à 2002. Ces dépenses ont pour objectif la reconstruction et le développement équilibrés des différents secteurs et différentes régions.
25 mars 1993

La grande inconnue du plan décennal*
Le plan décennal de reconstruction et de développement présenté par Rafic Hariri comporte de nombreuses variables quantifiables et plus ou moins prévisibles. Mais sa grande inconnue, c’est l’inconnue libanaise.
Le plan Horizon 2002 vise à reconstruire et à développer un Liban futuriste, le Liban du troisième millénaire. Nombreux sont ceux qui le jugent trop ambitieux et en ont peur. Nombreux aussi sont ceux qui critiquent le plan par habitude, par plaisir, ou par devoir d’opposants.
Le plan n’est pas un protocole prédéterminé, strict et non modifiable, mais un projet, un concept et une vision du Liban de l’an 2000. Il faut donc rester prudent avec les chiffres qui sont plutôt des ordres de grandeur ou des données relatives. Le plan d’ailleurs se décompose en plusieurs étapes. La première étape, la plus primordiale, concerne la réhabilitation de l’infrastructure du pays. Les autres étapes seront révisées à temps et, une fois engagées, de façon cyclique pour tenir compte de l’avancement des projets.
Il se dégage du plan une volonté de devenir ou de redevenir une plate-forme et un lieu de passage recherché pour accéder à toute la région du Proche et Moyen-Orient.
6 mai 1993
(*) Par Mounkez Ziadé.

Hariri à Paris : bilan positif
La visite officielle du Premier ministre Hariri à Paris, quoique indépendante de la visite effectuée antérieurement à New York et qui avait assuré au Liban un soutien américain, est l’expression inconditionnelle d’une nette orientation vers les pôles de décision.
C’est la première visite officielle du président du Conseil à Paris faisant suite à une série de visites privées. C’est la reconnaissance officielle par la France du président Hariri comme Premier ministre et non plus comme l’un des plus grands investisseurs libanais à Paris.
Sur le plan économique, on relèvera :
- La présentation claire et détaillée des projets de développement et la participation indispensable de la France au soutien de l’opération de reconstruction.
- Aucune demande d’aides ou de prêts n’a encore été faite, sachant que la France passe par une période de récession.
- La délégation libanaise a surtout cherché à inciter les entreprises françaises à investir au Liban, à leur offrir les facilités nécessaires.
21 octobre 1993

Le sprint final vers le milliard $
La souscription au capital de Solidere s’est achevée le 10 janvier 1994. Le lundi dernier, les guichets des principales banques de la place de Beyrouth ne traitant plus que des opérations de souscription. Et un responsable de la société foncière nous confirmait le sprint final des acheteurs. «Aujourd’hui, mardi, nous sommes entre 900 millions et 1 milliard $», précisait M. Lebas, consultant auprès du comité des fondateurs de la société foncière.
13 janvier 1994

La première pierre de l’espoir
Le 21 septembre 1994 : coup d’envoi de la reconstruction effective du centre-ville de Beyrouth. Solidere avait convié, à la place des Martyrs, le Tout-Beyrouth officiel, politique et diplomatique à la cérémonie de pose de la première pierre de cet immense chantier.
6 octobre 1994

Le “nouveau” gouvernement
Ainsi M. Hariri a fini par avoir gain de cause, au moins partiellement. Il a pu, cette fois, démissionner en bonne et due forme… en prenant juste la précaution de ne le faire savoir qu’après la fermeture des cours de change. Le président de la République se chargeant du reste… pour que les consultations (dont le résultat ne faisait aucun doute) se déroulent le samedi et même le dimanche, afin que l’ouverture de lundi matin ne se fasse qu’une fois le président du Conseil chargé de nouveau de former son gouvernement : preuve que le seul nom de l’homme inspire encore confiance quels que soient les arguments contraires de ses détracteurs.
On voit, d’autre part, le chef de gouvernement ressouder une équipe enrichie de nouveaux fidèles qui lui permet d’avoir la haute main sur les départements des Finances, de la Justice, des Travaux publics, des P&T, des Affaires rurales et de l’Information en n’oubliant pas que partout ailleurs il n’a plus, à défaut de fidèles ou d’inconditionnels, que de véritables alliés.
8 juin 1995

Hariri : assurance, fermeté
Le président Hariri a accordé à une audience nombreuse, lors de la 3e conférence sur les marchés des capitaux arabes, des réponses à des questions précises, dont nous avons retenu les plus importantes :
«En 1997, la situation a évolué, il y a plus d’optimisme quant à l’avenir du Liban malgré l’agression israélienne d’avril 1996 et le gel des progrès dans le processus de paix au Moyen-Orient. S’il y a du retard dans l’exécution de certains projets de reconstruction, ce sont des retards techniques qui auraient été les mêmes que la paix fût signée ou non. Là aussi, nous avons pu convaincre les amis du Liban de séparer l’aide financière du processus de paix. Nous avons obtenu des fonds en provenance des États-Unis, de l’UE, de plusieurs fonds arabes.
«Solidere au centre-ville est financée en entier par des capitaux privés. L’aéroport sera réhabilité et élargi par trois sources différentes : le budget de l’État, les revenus de l’aéroport et le secteur privé. Le gouvernement libanais essaie par tous les moyens de reconstruire le pays, en coopération avec le secteur privé. Il l’encourage à investir. Nos atouts sont nos cerveaux et nous pourrons encore compter sur le tourisme et les affaires bancaires. Le Liban pourrait reprendre sa place malgré la concurrence avec les pays voisins».
29 mai 1997

Le Grand Sérail de l’an 2000
Rafic Hariri est un homme ordonné qui dit tout bas ce qu’il entend faire et qui exécute ce qu’il a décidé. On connaît sa méthode et on parle de son style. Exemple : le Grand Sérail, premier témoin d’une politique qui tient en deux mots, l’aventure de la grandeur.
23 janvier 1995, on annonce en grandes pompes le début des travaux : une reconstruction faite de rajouts, d’agrandissements et d’autres embellissements qui cherchent à éviter le patchwork architectural. Mission accomplie par Oger-Liban qui se charge gracieusement de dresser les plans et de surveiller l’exécution des travaux. Au total, une contribution de près de 10 millions de dollars, qui couvre une part non négligeable de la totalité des frais.
13 août 1998

Hariri à Paris : Passons aux choses sérieuses
Au-delà des rencontres officielles, à répétition, du Premier ministre à Paris, on scrute les réactions des grandes entreprises françaises, source potentielle de grands investissements. Plus de 80 dirigeants d’entreprises étaient présents à cette rencontre. La plupart d’entre eux avaient déjà eu l’occasion de rencontrer le dirigeant libanais lorsqu’il avait occupé les mêmes fonctions. La première impression que l’on retire de leurs propos concerne le changement qu’ils ont tous constaté dans la position et les déclarations de M. Hariri quant à la situation du Liban et à ses possibilités actuelles et à venir. On fait état d’un plus grand réalisme et d’une plus grande écoute. Selon le délégué général de Vivendi Environnement, la prestation de M. Hariri a eu un effet d’autant plus intéressant que les participants rencontraient «un interlocuteur réaliste, très conscient des difficultés économiques du Liban, qui ne racontait pas d’histoires mais qui en même temps soulignait les potentialités très fortes du pays».
Avril 2001

L’heure de la vérité
Hautement médiatisée, la conférence de Paris II a tenu ses promesses tant sur le plan politique que sur le plan financier. Véritable épreuve de force et étalage du support international, la journée du 23 novembre constitue une chance historique pour le Liban afin de briser le cercle vicieux dans lequel il s’était enfermé.
Si sur le plan financier, les gains immédiats et directs de Paris II se limitent à une économie d’intérêt sur 3 milliards $ de dette et à un nouveau financement de projets à hauteur de 1,3 milliard, les effets indirects sont multiples. La confiance manifestée par les pays donateurs, qui s’est matérialisée par un apport financier d’une ampleur rare, ne manquera pas de se propager vers l’ensemble des créditeurs du Trésor public et contribuer à la réduction des taux d’intérêt.
Mais la mise en œuvre des mesures préconisées, au niveau législatif local, reste lente et trébuche sur les résistances politiques qui, malgré les apparences, ne se sont guère dissipées.
Décembre 2002

Montants de Paris II
Les montants reçus par le Liban suite à la conférence de Paris II se présentent comme suit :

Perspectives 2005*
Les perspectives économiques de l’année 2005 ne peuvent malheureusement pas être dissociées de la conjoncture politique qui passe actuellement par de grands remous, dus à l’extension du mandat présidentiel et à la résolution 1559 du Conseil de sécurité qui en a résulté. Cette résolution aurait, en effet, un potentiel transformateur dans le sens qu’elle aurait l’aptitude à modifier le paysage politique actuel en un paysage différent que l’on souhaiterait plus ouvert, plus démocratique et où le pouvoir de décision serait recentré à Beyrouth au lieu d’être décentré vers Damas.
Une fois l’autonomie de décision récupérée, elle pourra avoir une force de déclenchement libératrice pour l’économie libanaise et par conséquent pour les finances publiques.
Janvier 2005
(*) Par le député Salah Honein.

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COMPLÉMENTS
Entretien avec Bassel Fleyhane, ministre de l’Économie*


Dans tout accord de partenariat, la présence d’un interlocuteur unique est nécessaire. Êêtes-vous cet interlocuteur pour l’accord Liban-EU, après en avoir été le principal négociateur ?
C’est vrai. Dans tous les accords de partenariat, cette condition est imposée. Dans le cadre précis de l’accord Liban-EU, il n’y a pas eu de décision officielle. Mais puisqu’il s’agit, pour le moment, de l’application de “l’accord intérimaire” qui couvre uniquement le volet commercial, je suis de facto cet interlocuteur. Pour l’avenir, nous pensons sérieusement consolider la présence du Liban à Bruxelles. C’est tout un monde nouveau dont nous pouvons bénéficier.

Qu’en est-il des autres volets de l’accord ?
L’accord aborde la notion de partenariat dans le sens le plus large ainsi que toutes ses ramifications : les relations politiques, la technologie, la culture, la législation, les droits de l’homme, et même la sécurité, quoique l’accord ne stipule pas toujours de dispositions précises dans ce sens, mais des tendances générales qui seront précisées par des commissions conjointes.

Les appréhensions de certains à l’égard de l’accord de partenariat avec l’UE sont-elles toujours fondées ?
Bien sûr que non. On ne craint que ce qu’on ignore. L’économie libanaise est au seuil de changements fondamentaux et aucun secteur ne sera lésé, puisque l’accord accorde une période de grâce largement suffisante.
Février 2003

(*) Propos recueillis par Nicolas Sbeih. Extrait en hommage à celui qui fut le bras droit de Rafic Hariri pour nombre de dossiers, et qui est (à l’heure de mettre sous presse) toujours hospitalisé.

Beyrouth,03 07 2005
Rédaction
Le Commerce du Levant
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