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"Révolution du Cèdre": un avant-goût de liberté sur une voie semée d'embûches

La "révolution du Cèdre" a, jusqu'à un certain point, trouvé son inspiration dans le modèle ukrainien, laissant entrevoir une victoire de l'opposition après l'assassinat de l'ancien Premier ministre Rafic Hariri le 14 février, mais le chemin est encore semé d'embûches.

Galvanisée par cet assassinat, une foule de Libanais de tous horizons, surtout des jeunes, réclament depuis deux semaines, sur la place des Martyrs rebaptisée pour l'occasion "place de la Liberté", le départ de l'armée syrienne du Liban où elle est présente depuis près de trente ans.

A la fois spontané et encadré par des partis politiques, ce mouvement populaire répond à l'appel au "soulèvement pacifique pour l'indépendance du Liban" lancé par l'opposition après l'assassinat de Hariri.

Moins impressionnant à plus d'un titre que la "révolution orange", ce soulèvement surnommé "révolution du Cèdre" ou "Blanc et rouge" (les couleurs du drapeau libanais, frappé du Cèdre, que porte en écharpe toute l'opposition) a cependant des similitudes avec les événements de Kiev.

Débordements d'enthousiasme, foule disparate rassemblée sous la statue des martyrs, braseros nocturnes, drapeau national omniprésent: les symboles ne manquent pas.

Lieu de pèlerinage de la sépulture de Hariri, la place des Martyrs -édifiée en l'honneur des nationalistes libanais et syriens morts pour l'indépendance du joug ottoman pendant la Première guerre mondiale- s'est transformée en lieu de ralliement des Libanais, dont le mot d'ordre est "La Syrie dehors!". Ces derniers comptent occuper pacifiquement les lieux jusqu'au départ des soldats syriens.

Mais cette "révolution" ou cette révolte festive est avant tout celle des jeunes Libanais. Ce sont eux, les laissés pour compte de la société, sans perspective d'avenir et forcés à l'émigration ou au chômage. Beaucoup n'ont pas vécu la guerre civile (1970-1990), ni connu le goût d'une vraie démocratie ou encore les années d'indépendance.

"Ce qui m'a bouleversé le plus, c'est cette jeunesse oubliée qui reprend possession de son pays", explique Roger Kayem, un banquier libanais résidant en France, en vacances à Beyrouth.

Réunis mercredi, les évêques maronites ont rendu hommage à ces mêmes jeunes "qui se sont unis, toutes confessions confondues, loin de leur sympathies politiques, autour du seul drapeau libanais".

"C'est une révolution aux visages multiples", estime Nayla, une jeune étudiante de l'Université libanaise, visiblement très émue devant le spectacle de quelques fillettes, emmenées par une religieuse, offrant des fleurs à des soldats décontenancés, qui avaient pour ordre d'interdire le grand rassemblement de lundi.

"Sans le mouvement de sympathie avec les soldats, on n'aurait pas eu toute cette foule sur la place des Martyrs", ajoute-t-elle.

L'annonce lundi soir de la démission du Premier ministre pro-syrien Omar Karamé a déclenché sur cette place et ailleurs un déferlement de joie qui se poursuit surtout la nuit.

"Il s'agit de véritables journées démocratiques. C'est incroyable car ça n'a jamais existé dans le monde arabe. C'est à nous de décider comment on veut vivre. Ca suffit de rester chacun dans son coin et de rejeter la faute sur un tel ou un tel. Il est temps que nous nous assumions nous-mêmes", confie Nada Zeiny, une architecte de 40 ans.

"Je veux aussi qu'avec le peuple syrien, tout se passe bien. J'adore la Syrie et je ne veux pas qu'on dise que ce pays est notre ennemi", dit-elle.

Or c'est autour de cette question que le Liban reste très fragile. Malgré les retrouvailles, les divisions claniques ou confessionnelles sont encore grandes. Elles peuvent être attisées, même par ceux qui se disent aujourd'hui "amis de la démocratie" au Moyen-Orient et le Liban risque alors de redevenir la caisse de résonance des conflits régionaux.

Marseille,03 04 2005
Redaction
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