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Conférence de Riyad contre le terrorisme - L’idéologie d’Abou Katada, la pratique de Ben Laden

· Les Marocains “afghans” ont joué un rôle central
· Les organes sécuritaires ont parfaitement assimilé leurs méthodes


LE rapport de la délégation marocaine lors de la conférence de Ryad permet incontestablement une meilleure compréhension du phénomène terroriste.

Si certains éléments de l’analyse peuvent ne pas paraître nouveaux, ils rassurent néanmoins sur l’existence d’une expertise chez les sécuritaires marocains. Une expertise qui restera sans doute la meilleure réponse face à un danger omniprésent à l’échelle mondiale, comme le reconnaît le rapport.

“Le danger terroriste restera omniprésent tant que les leaders ou meneurs de troupes opèrent librement à partir de pays étrangers”. Ces derniers ont propagé leur doctrine “jihadiste” dans plusieurs villes marocaines, mais ils n’ont pas pu fédérer les énergies nécessaires au développement de leurs courants. Ces meneurs se mettent dans la peau de docteurs de la foi et encouragent leurs disciples à faire le “jihad” dans les différentes zones de tension dans le monde comme l’Afghanistan, la Bosnie ou la Tchétchénie. Par la suite, ils reviennent au Maroc pour perpétrer des actes de vandalisme et porter atteinte à la stabilité du pays.

Le référentiel idéologique des défenseurs du courant “jihadiste” réside dans les doctrines obscurantistes de Sayed Kotb ou Abou Katada Al Falastini. La stratégie d’action est, en revanche, inspirée de l’approche d’Oussama Ben Laden qui demeure un symbole pour les partisans du courant de la “Salafiya Jihadia” marocaine. Le rapport ajoute que l’expérience marocaine en matière de lutte contre le terrorisme a permis aux organes de sûreté marocains de connaître l’essence du fléau et d’anticiper ses stratégies d’action. Les rédacteurs de l’étude soulignent, par ailleurs, que les Marocains “afghans” ont joué un rôle central dans la floraison des courants radicaux au Maroc. Ces derniers, dont certains sont des étrangers convertis à l’islam, ont mené le “Jihad” en Afghanistan et y ont acquis une grande expérience de la guerre non conventionnelle. Profitant de l’hospitalité des talibans, les Marocains endoctrinés ont pu développer sur place de solides liens avec des éléments clefs du réseau Al Qaida et ont invité des étrangers à les rejoindre au Maroc.

Au passage, le document met en relief les investigations menées par les autorités marocaines afin de localiser les cellules terroristes. Cette remontée des différentes filières terroristes a montré que le courant de la Salafiya est connecté à d’autres organisations terroristes tels Al Qaida, les talibans ou certains groupes “salafistes” algériens et libyens. Certains éléments du Groupement islamique des combattants marocains (GICM) sont retournés au Maroc et ont mis en place en août 2002 à Agadir une structure qui comprend différentes commissions dont une de coordination avec leurs partenaires à l’étranger.

L’autofinancement des organisations terroristes a également été évoqué. A ce titre, l’étude a souligné que les terroristes arrivent à récolter des fonds notamment en dévalisant des victimes. Par ailleurs, l’usage des dernières technologies de l’information a permis aussi aux groupuscules terroristes de coordonner leurs actions et de renforcer leurs liens, conclut le rapport.

"Profitant de l’hospitalité des talibans, les Marocains endoctrinés ont pu développer sur place de solides liens avec des éléments clefs du réseau Al Qaida et ont invité des étrangers à les rejoindre au Maroc"

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Blanchiment d’argent: Regardez ailleurs…

Dans le rapport présenté à la conférence de Riyad, les autorités marocaines ont évoqué, entre autres sources de financement des réseaux terroristes, le trafic de drogue et de blanchiment d’argent. Et pour illustrer leur propos, elles se sont référées au cas colombien et pakistanais. Ceci n’a pas manqué de susciter quelques interrogations chez les observateurs présents à la Conférence.
Selon eux, comment se fait-il que le rapport n’analyse pas ce point à la lumière de la réalité marocaine?

Casablanca,02 21 2005
Morad El Khezzari
L'Economiste
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