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Maroc/Algérie : Business is business

· L’économie peut aider à la normalisation politique
· Les investisseurs demandent l’ouverture des frontières


Mettons le politique de côté et concentrons-nous sur l’économie. Dans un contexte de blocage du processus diplomatique, le message des hommes d’affaires algériens et marocains réunis vendredi 4 février à Casablanca, augure d’un changement significatif dans la nature de la relation entre les deux pays.

C’est la première fois que les entrepreneurs algériens viennent aussi nombreux pour discuter d’opportunités de partenariat avec leurs homologues marocains: une trentaine en tout. Et ils avaient en face d’eux une centaine d’opérateurs marocains.

Et ce n’est pas une visite commerciale ordinaire. Il est vrai que les échanges ont toujours existé entre les deux pays dont un flux florissant aux frontières orientales. Mais ils sont la résultante d’initiatives individuelles.

Et puis surtout, en raison des susceptibilités diplomatiques, tout déplacement de cette ampleur est scrupuleusement calculé à Alger comme à Rabat. Même s’il ne touche pas directement l’aspect politique. A priori, du moins.

S’il y a une leçon à tirer de cette forte présence des deux côtés, “c’est que les investisseurs veulent faire du business indépendamment des différends politiques”, signale-t-on à l’ambassade d’Algérie de Rabat. Les relations “d’en bas” peuvent tirer celles “d’en haut”.

D’ailleurs, les mêmes opérateurs ne manqueront pas de le souligner dans leurs débats. Ils ont franchement demandé la facilitation des procédures administratives et l’ouverture des frontières (pour l’instant, le visa a été annulé seulement du côté du Maroc). Et au passage, ils ont dénoncé “les dérapages” d’une certaine presse qui en fait trop.

Qu’échange-t-on avec l’Algérie? Très peu à en croire les statistiques du Commerce extérieur: 1,9 milliard de DH en 2003 et 1,3 milliard de janvier à octobre 2004. Mais tout cela n’inclut pas le prospère commerce de contrebande entre les deux pays.
Donnée évidente: la balance commerciale est en faveur de l’Algérie en raison de ses exportations d’hydrocarbures. Le Maroc, lui, exporte de l’acide phosphorique, des médicaments, des parfums et du plomb.

“Sait-on que la centrale thermique Tahadart fonctionne avec du gaz algérien?”, rappelle-t-on du côté de l’ambassade d’Algérie pour signifier qu’il y avait toujours eu des relations économiques entre les deux pays.

“Maintenant, il est temps que la machine de l’investissement fonctionne à plein régime. Car il y a énormément de potentialités à exploiter”, estime la Chambre de commerce de Casablanca, organisatrice de la rencontre.

Dans leur démarche, les investisseurs des deux côtés donnent l’impression de vouloir rattraper le temps perdu. L’accord de coopération économique a été signé au début des années 90. Il n’a pas été appliqué pour des raisons évidentes.

“Il n’est pas trop tard pour bien faire”, signale-t-on à la Chambre de commerce de Casablanca. Textile, tourisme, industrie, NTI, finances… tous les secteurs étaient représentés dans la réunion de vendredi dernier pour créer une base économique solide qui pourrait sortir le politique du statu quo actuel.

Si les affaires marchent, tout peut marcher! Que ce soit en Europe, en Asie, en Amérique ou à l’OMC (l’Algérie y négocie son adhésion), les engagements internationaux des deux pays imposent un nouveau pragmatisme. En somme, un langage de concertation qui tienne compte des intérêts régionaux.

D’ailleurs, la rencontre de vendredi dernier a été clôturée par un engagement pour la création d’une Chambre de commerce maroco-algérienne, à l’occasion d’un prochain déplacement en Algérie d’opérateurs marocains.

Faut-il croire que cette visite de chefs d’entreprise algériens est une initiative émanant uniquement du monde des affaires? L’implication d’une institution –constitutionnelle- comme la Chambre de commerce de Casablanca est un indice qui renseigne sur une volonté politique manifeste d’exploiter le canal économique pour adoucir le climat diplomatique. De toutes les façons, cette chambre est dans “son rôle naturel”, comme le rappelle un de ses responsables. Et son pari actuel est de multiplier les échanges avec l’Algérie par cinq.

Il est à noter que la visite de la délégation algérienne a eu lieu du 4 au 7 février, à l’occasion de l’inauguration par Royal Air Maroc de la ligne entre Casablanca et Oran.

Casablanca,02 14 2005
Nadia Lamlili
L'Economiste
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