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Zone arabe de libre-échange : Enfin opérationnelle !

· Depuis le 1er janvier 2005, suppression totale des droits de douane
· 17 Etats membres qui concentrent 94% du commerce arabe
· La cohérence entre les engagements du Maroc au sein de la ZLE et en dehors de celle-ci est assurée


Il n’est jamais trop tard pour bien faire. Ce dicton s’applique pleinement au projet de la grande zone arabe de libre-échange (ZALE) qui a mis 39 ans pour se concrétiser.

Entrée en vigueur le 1er janvier 2005, la ZALE prévoit une suppression totale des droits de douane entre les pays signataires de l’Accord (Maroc, Tunisie, Libye, Egypte, Liban, Syrie, Palestine, Jordanie, Irak, Koweït, Arabie saoudite, Emirats arabes Unis, Oman, Qatar, Bahreïn et Yémen). “La grande zone arabe de libre-échange comprend actuellement 17 Etats membres dont le volume du commerce représente 94% de la totalité du commerce arabe”, a affirmé Amr Moussa, secrétaire général de la Ligue Arabe, dans une déclaration rapportée par l’AFP. La mise en place de cet espace vise à dynamiser les échanges commerciaux entre la mise en place de cet espace et contribue à l’augmentation des échanges commerciaux interarabes et au renforcement du pouvoir de négociation des pays membres avec des blocs économiques puissants comme l’Union européenne ou l’ALENA. Mais les obstacles à l’intégration économique arabe restent nombreux et pas faciles à surmonter. Les pays arabes sont toujours dépendants de l’Occident économiquement.

· Les échanges interarabes restent symboliques

Selon le rapport arabe sur le développement humain 2002, le commerce interarabe ne représente pas plus de 7 à 10% du commerce extérieur arabe. Le pétrole y occupe une place primordiale puisqu’il représente plus de la moitié du volume des échanges. Ce chiffre, qui est resté constant depuis les années cinquante, “illustre de la manière la plus frappante le manque d’intégration économique entre les pays arabes”, ajoute le rapport. Les flux de capitaux entre pays arabes sont logés à la même enseigne. Conséquence: les pays industrialisés demeurent les principaux destinataires des capitaux arabes. La faible productivité des pays arabes et la similarité de leurs productions risquent également de les priver des bienfaits de la complémentarité économique. Sur ce point, Ahmed Goweili, secrétaire général du Conseil de l’unité économique arabe, a été plus explicite dans une interview accordée au journal égyptien (Al Ahram Hebdo). Selon lui, “ Les pays arabes n’ont pas réussi à diversifier leurs produits et leurs exportations. L’économie arabe reste fragile. Elle dépend presque totalement des exportations pétrolières”.

S’agissant du Maroc par exemple, Driss Benali, économiste et président d’Alternatives, estime que” la Tunisie et l’Egypte sont beaucoup plus des concurrents pour le Maroc que des partenaires commerciaux. De ce fait un accord de libre-échange avec l’Algérie serait beaucoup plus profitable pour le Royaume”. “L’expérience des années 90 a clairement montré la complémentarité entre l’économie marocaine et algérienne. A l’époque, l’Est marocain en a pleinement bénéficié”, ajoute le chercheur.

· Le Maroc, acteur incontournable

Cet avis ne semble pas être celui du ministère du Commerce extérieur. Ce dernier, qui veut garantir au Maroc une implication réussie dans le processus arabe de libre-échange, a adopté certaines mesures. Au sujet du risque d’incompatibilité de la ZALE avec les autres engagements du Maroc, une source du ministère a assuré que l’adhésion du Maroc à l’espace économique arabe a été précédée par une étroite concertation entre tous les départements concernés ainsi que le secteur privé. Ceci vise à “assurer une meilleure cohérence entre les accords signés au sein de la zone arabe et ceux en dehors de cette zone”.

Mise sur les rails depuis 1998, la mécanique arabe de libre-échange connaît déjà quelques à-coups d’ordre administratif et technique. Ces difficultés portent entre autres sur l’existence de mesures non tarifaires, la non-adoption des règles d’origines spécifiques et la non-application du règlement des différends. Du coup, une délégation de l’Union générale des chambres arabes de commerce, d’industrie et des services a remis dernièrement un mémorandum au secrétaire général de la Ligue arabe, Amr Moussa, dans lequel elle plaide pour une solution aux problèmes qui entravent le développement du commerce interarabe.

Rappelons que la tentative de libéraliser les échanges entre les pays arabes remonte au 13 août 1964. Le Conseil de l’unité économique arabe en est l’instigateur. Quatre points étaient à l’ordre du jour de l’époque. Il s’agissait de la liberté de circulation des personnes et des capitaux, la liberté d’échange des produits et des marchandises, ainsi que la liberté de séjour, de travail et d’entreprise. Depuis, de nombreuses tentatives ont été faites afin de permettre la concrétisation de ce projet arabe, mais n’ont pu aboutir. “La décision de libérer complètement le commerce arabe à partir de janvier 2005 est le véritable point de départ pour la réalisation de ce voeu”, assure Goweili.

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L’Algérie pour bientôt

L'Algérie qui n’a pas encore adhéré à la zone arabe de libre-échange est en train de rattraper son retard. Dans une déclaration à l’AFP, Moussa aurait déclaré que l’Algérie serait en voie d’adhésion à la zone arabe de libre-échange et qu’il aurait présenté, il y a deux mois, les documents nécessaires pour cela. Le secrétaire général aurait, en outre, émis le souhait de voir la Mauritanie, la Somalie, Djibouti et l’Union des Comores adhérer à la ZALE. Pour lui, “La création de cette zone va entraîner la hausse du taux de croissance dans les pays arabes et l’amélioration des conditions de vie des ressortissants arabes”, a ajouté la même source.

Casablanca,01 31 2005
Morad El Khezzari
L'Economiste
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