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Textile-habillement : Réorientation vers l’Espagne

· Le Maroc a renforcé sa position sur ce marché
· Mais il a reculé sur la France


Comment le textile peut-il affronter un environnement de plus en plus concurrentiel? Avec le démantèlement total des quotas, en vigueur depuis le début de l’année, la question se pose aujourd’hui avec une grande acuité.

Le démantèlement a concerné, en effet, dans sa dernière phase les produits qui figurent au premier rang des exportations marocaines (pantalons, tee-shirts, chemises…). Une vraie menace pèse donc sur le secteur même si les autorités essaient d’en minimiser la teneur. Pour elles, la demande adressée au Maroc existe toujours.

Il s’agit juste pour les opérateurs de s’adapter et d’améliorer leur réactivité. C’est de cela que dépendra leur survie. Mais combien d’entreprises sont aujourd’hui suffisamment armées pour suivre cette métamorphose du marché qui, avec l’entrée sur scène du dragon chinois, a entraîné une baisse des prix et une grande célérité dans la réalisation des commandes ? Il va sans dire que des PME pourraient être amenées à mettre la clé sous le paillasson pour n’avoir pas su réagir à temps. Le grand gagnant sera sans aucun doute la Chine, aujourd’hui premier fournisseur de l’UE (principal débouché des exportations marocaines) et dans une moindre mesure l’Inde.

Le textile-habillement, à l’origine de 33% des exportations en 2003, est un secteur-clé pour l’économie marocaine. Avec 2,8 milliards de dollars (valeur des exportations en 2003), il représente 1,3% des exportations mondiales d’habillement.

C’est la branche confection (habillement et bonneterie), essentiellement orientée vers l’export et qui emploie plus de 86% de la main-d’oeuvre de l’ensemble du secteur (soit plus de 177.000 personnes), qui est la plus menacée. En revanche, la production de la branche textile, qui emploie 28.000 personnes, est destinée, elle, principalement au marché local. Les exportations, avec à peine 158 millions de dollars en 2003, ne représentent que 0,1% du commerce mondial.

Une analyse de l’Institut français de la mode (IFM), reconnaît que le secteur ne manque pas d’atouts (proximité, coûts du travail relativement compétitifs…). Mais elle pointe du doigt sa faible intégration en amont. Manque à l’origine du recul observé au cours des dernières années du débouché européen alors que les parts de la Chine et de la Turquie n’ont cessé de progresser. En 2003, la part de la Chine a totalisé 19% des approvisionnements de l’UE en valeur, soit cinq points de plus qu’en 1998. La Turquie est passée, elle, de 12 à 14%.

Autre faille relevée par l’étude de l’IFM: la faible diversification des débouchés.
Les exportations marocaines de vêtements tissés vers l’UE, sont très concentrées sur la France, l’Espagne et le Royaume-Uni. Ces trois pays en absorbent 82%. Concentration qui s’est accentuée entre 2000 et 2003, alors que la part de marché du Maroc a légèrement diminué (de 6,3% à 6% en valeur) dans le total des importations de vêtements tissés de l’UE. Certes, le Maroc a renforcé sa position sur le marché espagnol (de 20 à 28%) mais il a reculé sur les autres marchés. Les exportations vers la France, destination toujours en tête, ont diminué de 8% en valeur, par rapport à la même période de l’année dernière. Avec 631 millions d’euros d’exportations en 2003, le Maroc est le troisième fournisseur de l’Hexagone en vêtements tissés, derrière la Tunisie et la Chine. Mais cette performance a encore reculé au cours des onze premiers mois de 2004.

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La Chine sur tous les fronts

226 milliards de dollars. C’est la valeur des échanges mondiaux d’articles d’habillement en 2003. Soit une progression de 12% par rapport à 2002. Les échanges intraeuropéens représentent plus du tiers des échanges mondiaux. Les échanges au sein de l’Asie qui ont totalisé 25 milliards de dollars restent inférieurs aux exportations de ce continent vers la zone Amérique (40 milliards de dollars) et vers l’Europe (34 milliards de dollars).

La Chine qui a exporté en 2003 l’équivalent de 52 milliards de dollars d’habillement, soit 23% du commerce mondial, semble être sur tous les fronts. Ses exportations vers le Japon représentent à elles seules plus de 60% des échanges intra-asiatiques, soit 16 milliards de dollars. Les flux commerciaux vers les Etats-Unis se sont élevés à 12 milliards de dollars (+19% par rapport à 2002). Et vers l’Union européenne, dont la Chine est le premier fournisseur, ils ont totalisé 12 milliards de dollars (+26% par rapport à 2002). La Turquie la talonne avec 8,3 milliards de dollars. Elle est suivie par la Roumanie (4,2 milliards de dollars).

Pour leur part, les Etats-Unis figurent, en 2003, au premier rang des importateurs mondiaux. Environ un tiers en valeur des exportations mondiales d’habillement sont destinées aux Etats-Unis. Et c’est encore, l’Empire du milieu qui est son premier fournisseur (12 milliards de dollars en 2003) suivi par le Mexique (7 milliards de dollars).

Casablanca,01 31 2005
Khadija El Hassani
L'Economiste
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