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Textile : Le nouveau business-plan du secteur

· Le gouvernement se dit prêt à accompagner l’industrie
· La fin des quotas représente aussi une opportunité pour le Maroc


Invasion asiatique? Non, juste démantèlement de l’accord multifibres. Pour rappel, la fin de l’AMF, entrée en vigueur le 1er janvier 2005 et qui représente la fin des quotas à l’importation pour les pays industrialisés, a été présentée comme une véritable hécatombe pour l’industrie textile-habillement marocaine.

Pertes de marchés, pertes d’emplois, érosion des avantages compétitifs... autant de conjectures qui ont conduit à une réaction immédiate des partenaires nationaux et étrangers. Aussitôt, banquiers, syndicats, administration et surtout donneurs d’ordre ont manifesté une vive inquiétude vis-à-vis des industriels obstruant une activité encombrée par une mise à niveau très en retard.

Certains clients étrangers ont même accompagné leurs commandes d’extraits d’articles parus dans la presse marocaine, demandant aux chefs d’entreprise de revoir leurs prix à la baisse, vu la conjoncture difficile qu’ils traversent aujourd’hui, ainsi qu’en témoigne un opérateur. Et cela, lors de la conférence de presse qui s’est déroulée à l’Association marocaine des industries du textile et de l’habillement (Amith) le 17 janvier. Objectif de cette rencontre, expliquer dans le menu détail le contenu de la réunion marathon que les professionnels ont eu avec le Premier ministre Driss Jettou, le 13 janvier (cf. www.leconomiste.com). En substance, il en ressort que si le secteur textile a une feuille de route bien tracée, l’Etat n’a pas de démarche précise concernant cette industrie.

· Starting-blocks

Aussi, Jettou a-t-il demandé aux ministères et administrations concernés d’établir un plan de gouvernement en se basant sur les propositions des industriels. Et qui de plus approprié que Salah Eddine Mezouar, ministre du Commerce, de l’Industrie et de la Mise à niveau et ancien président de l’Amith, pour piloter la commission qui doit revenir avec ses premiers travaux fin février 2005. Par ailleurs, comme le précise Karim Tazi, président de l’Amith, «hormis la réduction de 50% des charges de la CNSS qui nous a été refusée d’emblée, le Premier ministre a signifié que tout était envisageable et discutable».

Ce qui témoigne du grand intérêt que le gouvernement porte au plus gros pourvoyeur d’emplois du Maroc. Ce qui a également permis à l’Amith de faire part de ses propositions, aussi ambitieuses soient-elles, mais dont l’aboutissement permettrait au secteur de se retrouver dans les starting-blocks aux côtés de ses concurrents traditionnels et surtout envisager avec plus d’assurance les bouleversements de l’offre et de la demande mondiales. C’est d’ailleurs ce dernier point qui a été traité avec force intérêt, soulignant qu’aujourd’hui, dans le nouvel ordre mondial, il ne fallait pas hériter des obstacles de l’ancienne configuration qui multipliaient les protections qualifiées d’illusoires pour privilégier le tissu économique marocain.

Il est vrai que la révolution de l’environnement (effritement des préférences accentué par l’abolition des quotas, abaissement progressif des barrières douanières, émergence de concurrents à moindre coût, positionnement envahissant de la Chine et de l’Inde, chute drastique des prix et laminage des marges, changements des pratiques d’achat et l’internationalisation des modes d’approvisionnement) a conduit à une nouvelle division internationale du travail. L’Asie pour la marge, le pourtour méditerranéen pour la réactivité et l’offre différenciée, d’où la nécessité du passage du statut de sous-traitant à celui de cotraitant, tout en étant hyperréactif.

Ce qu’il faudrait aujourd’hui, c’est assister les entreprises capables d’assumer une reconversion et qui sont actuellement en difficulté. Et pour cela, l’Association y va franco. Elle demande entre autres au gouvernement de mettre en oeuvre d’urgence la réforme tarifaire finalisée par la profession depuis avril 2004. Et surtout très important, faire bénéficier, «dans les plus brefs délais», les entreprises exportatrices sur l’UE du cumul diagonal à partir des matières turques. Cela permettrait au Maroc de se réapproprier en partie, le marché des pantalons que les pays de l’Est lui ont raflé en intégrant l’UE. En s’approvisionnant en Turquie, les entreprises exportatrices marocaines éviteraient, elles aussi, de s’acquitter des taxes européennes.

Le combat de l’Amith se focalise également autour de l’octroi du statut d’exportateur indirect aux plateformes commerciales. Distribuant du travail aux façonniers au Maroc pour le compte de grandes marques, ces locomotives peuvent garantir de beaux jours à la sous-traitance. Elles iront vers d’autres destinations si au Maroc rien n’est fait pour les retenir. Et le cas échéant, l’Amith propose la création de plateformes commerciales purement marocaines.

Finalement, comme l’a souligné le président de l’Amith, les efforts de part et d’autre seront certainement plus vertueux et soutenus aujourd’hui après l’échéance du 1er janvier 2005. Chaque danger représente une opportunité de s’en sortir. L’industrie en a la volonté et le gouvernement les moyens.

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Libéralisation en 4 étapes

Au cours de la conférence, Pascal Morand, directeur général de l’Institut français de la mode et chef de file des études stratégiques qui ont été menées sur l’industrie textile marocaine, a tenu à préciser que le démantèlement de l’AMF ne s’est pas fait en un jour. Mais en quatre étapes: la libéralisation des quotas a démarré en 1995, puis en 1998, ensuite en 2002. 2005 ne représentait que la partie finale du démantèlement.
Et l’Europe y était déjà largement préparée, précise-t-il. Pour lui, l’industrie textile au Maroc comme dans tout le bassin Méditerranéen doit justement profiter de ces mutations pour s’affirmer dans la réactivité et la créativité. Et dans cette configuration, la Turquie est dans une position assez fragile parce que son appareil de production est plus concerné par les catégories de produits libéralisés dans cette dernière phase.

Casablanca,01 24 2005
Radia Lahlou
L'Economiste
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