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Microcrédit : Un million de clients en 2010 !

Entretien avec Rida Lamrini, président de la Fédération du microcrédit

La microfinance peut jouer un rôle déterminant dans la politique de développement social. Malgré l’absence d’une stratégie nationale spécifique, elle a contribué, au cours des dix dernières années, à la lutte contre la pauvreté et à la création d’emplois. Les résultats de l’étude d’impact commandée par la Fédération nationale des associations de microcrédit (FNAM) seront diffusés en janvier. Son président, Rida Lamrini, décline ses objectifs.

- L’Economiste: Quels sont les chantiers prioritaires de la Fédération en 2005?
- Rida Lamrini: Nous allons poursuivre le travail entamé depuis sa création en 2001. Après l’adoption d’un règlement intérieur et du code de déontologie, il faudra mettre en place des normes comptables spécifiques au microcrédit et une centrale des risques. Ces deux chantiers sont déjà bien avancés, ils seront bouclés en 2005. Par ailleurs, nous comptons promouvoir de nouveaux instruments de financement. L’objectif 2010 est de porter le nombre de bénéficiaires à un million qui nécessite une mobilisation financière entre 4 et 7 milliards de DH.

- Comment comptez-vous vous y prendre?
- Nous allons mettre sur pied une stratégie qui sera soumise à l’approbation du prochain conseil d’administration prévu le 29 décembre. Après l’obtention de son aval, nous irons en campagne à partir du mois de janvier. Nous travaillons sur plusieurs voies possibles, notamment la sensibilisation du système bancaire et la création de fonds dédiés à la microfinance.

- Vous plaidez pour une politique nationale du microcrédit. Pourquoi?
- Nous ne voulons pas adopter une position revendicative à l’égard des pouvoirs publics. Nous voulons juste démontrer les effets bénéfiques de la microfinance sur la vie des gens et son rôle dans la lutte contre la pauvreté au cours des 10 dernières années. Les résultats de l’étude d’impact qui seront annoncés en janvier le confirment.
Il me paraît intéressant que les hommes politiques exploitent les apports de la microfinance pour atteindre certains des objectifs prioritaires comme la lutte contre la pauvreté et la création d’emplois en faveur des populations démunies, que ce soit la femme analphabète ou le diplômé chômeur, sans oublier le microentrepreneur.
La microfinance est par ailleurs un instrument efficace pour la mobilisation de l’épargne populaire et l’amélioration du taux de bancarisation qui reste figé à 20%.

- Les taux d’intérêt facturés aux bénéficiaires du microcrédit peuvent paraître élevés...
- Tout d’abord, les taux pratiqués par nos associations ne sont pas élevés par rapport à ce qui est pratiqué à l’étranger.
Ensuite, j’estime pour ma part que la notion de taux d’intérêt renvoie à une logique bancaire qui diffère complètement de la logique de microfinance. Cette dernière porte sur de petits montants et requiert un accompagnement soutenu et un suivi serré de la clientèle. Il faut rappeler que notre cible est une population défavorisée qui n’offre aucune garantie. Tout cela représente un coût qui doit être couvert si l’on veut pérenniser notre activité. De toute façon, la loi impose aux institutions d’être viables et de respecter l’équilibre des comptes. Cet équilibre leur permet non seulement de couvrir les frais de fonctionnement mais aussi d’alimenter leur fonds de crédit pour augmenter la capacité de financement.

- L’un des moyens de réduire ces taux consiste à augmenter les ressources via la collecte de l’épargne. Le gisement à capter est-il intéressant?
- Ce n’est pas parce que la population est démunie qu’elle ne dégage pas une capacité d’épargne. Nous parlons de microépargne. Le besoin n’est pas toujours clairement exprimé par les clients. Mais si nous leur offrons des produits d’épargne adéquats, ils y souscriront massivement. L’expérience étrangère le prouve. En définitive, la captation de cette microépargne est utile au secteur car elle renforcera la capacité de financement de l’association. Elle est également utile à la politique de développement social prônée par les pouvoirs publics puisqu’elle peut sortir ces populations de la précarité et développer la bancarisation.

- La répartition géographique des associations révèle un déséquilibre régional. Comment améliorer la pénétration dans le monde rural?
- Chaque association a sa stratégie propre d’implantation. Le grand défi du secteur, dans les prochaines années, consistera à harmoniser cette présence en couvrant au mieux les zones géographiques de la pauvreté. Ce travail de rééquilibrage régional est déjà entamé par certains membres de la Fédération.

La priorité est de tripler le nombre de bénéficiaires et d’atteindre un encours de 4 milliards de dirhams

Casablanca,01 10 2005
Mouna Kably
L'Economiste
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