Opportunités d'Affaires Liban
Opportunités d'Affaires Maroc
Opportunités d'Affaires France
- Opportunités d'Affaires Jordanie
- Opportunités d'Affaires Méditerranéennes
Iloubnan - Portail d'informations
www.iloubnan.info
Agent Exclusif de Philips & Whirlpool au Liban
www.azelectronic.com
- Nsouli - Bijouterie Liban
- Bijouterie Liban
www.andremarcha.com
- Agence interactive Marseille, Agence web
www.ebizproduction.com
- Location de Voitures à Beyrouth, Liban
advancedcarrent.com
- Immobilier Liban
www.real-estate-lebanon.com
- Montres Suisses
exposureswiss.com
- Montres Suisses
www.elogaswiss.com
   
 

ARCHIVES
Retour aux Archives
Retour aux infos
English Version

Cnuced : L’e-commerce ne décolle toujours pas

· Manque de sécurité, coût élevé, «perte de temps»…
· Les principaux freins au développement de la vente par Internet
· Les entreprises des pays émergents sont plus nombreuses à se raccorder


Les technologies de l’information et de la communication (TIC) peuvent stimuler considérablement le développement et la croissance économique.

Le constat établi par le dernier rapport de la Cnuced intitulé E-commerce and Development Report 2004 diffusé le 15 décembre, n’est pas nouveau. Néanmoins, ce document innove en mettant à nu les défaillances des stratégies mises en place par les gouvernements.

“Encourager les PME des pays en développement à utiliser les TIC devrait être l’une des grandes priorités des cyberstratégies nationales”, expliquent les rédacteurs du rapport. Ce qui constitue des moyens importants pour l’avancement de la société de l’information préconisée par le Sommet mondial sur la société de l’information qui a eu lieu l’année dernière. Dans la perspective du deuxième volet de ce sommet, qui doit avoir lieu à Tunis fin 2005, le rapport recommande la formation d’un consensus sur les mesures nationales et sur le soutien et l’environnement internationaux. Ceux-ci sont de nature à conduire à l’utilisation accrue des TIC par des entreprises de pays en développement (PVD).

Le coût, le déficit en compétences, la brièveté de vie des logiciels et le manque de clients ou de fournisseurs figurent parmi les obstacles les plus souvent cités à l’utilisation des TIC. Les principaux freins au développement du commerce électronique sont pratiquement les mêmes pour les PME des pays en développement qui utilisent déjà l’Internet et pour leurs homologues des pays développés: manque de sécurité (71%), coût de réalisation (41%), «perte de temps» (37%), absence de volonté de la part des clients/fournisseurs (33%), lenteur et instabilité des connexions (32%)… De plus, la plupart des PME n’ont pas de stratégie bien définie en matière de commerce électronique, en raison bien souvent du manque d’intérêt des propriétaires/cadres pour les TIC.

D’après le rapport, l’établissement de partenariats entre des organismes publics et des intervenants du secteur privé peut apporter un soutien décisif aux PME en remédiant à ces obstacles, grâce à des politiques qui ont pour but d’améliorer l’accès (en termes de qualité et de coût). Mais aussi de susciter une confiance dans l’Internet et d’améliorer les capacités administratives et techniques.
Le rapport vise également à présenter aux responsables politiques et praticiens les informations et les analyses dont ils ont besoin pour mieux évaluer les incidences du rôle de plus en plus important des TIC dans le développement économique. “Il permet d’améliorer remarquablement l’emploi, l’égalité entre les sexes et le niveau de vie”, est-il indiqué.

Le document passe ainsi en revue les tendances et évolutions récentes concernant les TIC, le commerce électronique et le développement économique dans les PVD. Le rapport recense également des domaines où l’utilisation des TIC peut avoir des effets positifs sur les performances des entreprises et des économies des pays en développement. Compte tenu des possibilités qui s’offrent aux PVD qui adoptent le commerce électronique et les TIC, la Cnuced examine plus particulièrement l’utilisation de ces dernières par les PME des pays en développement, ainsi que les politiques et stratégies à mettre en œuvre pour le développement d’un secteur national des TIC.

Un constat s’impose selon ce rapport: les entreprises de ces mêmes pays sont de plus en plus nombreuses à se raccorder à l’Internet. Leur participation au commerce électronique demeure, néanmoins, limitée. Bien que les PME-PMI soient celles qui peuvent le plus gagner en productivité grâce au commerce électronique, elles ne tireront pas vraiment parti des TIC si elles ne possèdent pas de bonnes compétences administratives et techniques et de solides capacités en matière d’innovation. “Ce que les PME, en particulier dans les pays en développement, ont souvent du mal à développer”, déplorent les experts de la Cnuced.

D’après le rapport, les entreprises, tout du moins dans les zones urbaines, ne rencontrent pas beaucoup de difficultés pour se procurer des ordinateurs et se raccorder à l’Internet. Bien que les connexions demeurent lentes. Une étude effectuée conjointement par la Cnuced et la Fundación para el Desarrollo Sostenible en América Latina (FUNDES), dans les capitales de cinq pays latino-américains (Chili, Colombie, Costa Rica, Mexique et Venezuela) montre que 97% des PME recensées dans ces zones urbaines possédaient des ordinateurs personnels et 94% avaient accès à l’Internet. D’après d’autres enquêtes citées dans le rapport, la moitié des entreprises évaluées en Thaïlande en 2001 possédaient des sites Web, en particulier celles travaillant dans le secteur du tourisme. Il ressort d’une autre enquête réalisée au Ghana en 2002, que 85% des entreprises recensées avaient accès à l’Internet, 35% disposaient d’un site Web et 16% s’étaient lancées dans le commerce électronique.

Ces enquêtes et d’autres ayant un caractère plus sectoriel dont il est question dans le rapport, réalisées au Maroc, en Afrique du Sud, au Bangladesh, en Egypte, au Kenya, au Nigeria, en Ouganda et au Sénégal, aboutissent à des conclusions analogues: le nombre des entreprises qui ont accès à l’Internet est relativement élevé. Il y a toutefois un bémol, elles sont peu nombreuses à s’être lancées dans le commerce électronique. Bien souvent, seul le propriétaire/directeur utilise l’Internet, surtout pour effectuer des recherches et envoyer du courrier par voie électronique.

--------------------------------------------------------------------------------

Faits et chiffres

Quelque 685 millions de personnes, soit 11% de la population mondiale, avaient accès à l’Internet en 2003. Plus d’un tiers des utilisateurs de la toile dans le monde vivent dans les pays en développement, dont la part dans la population mondiale d’internautes est passée à près de 50% entre 2000 et 2003. Cinq pays, -Brésil, Chine, Inde, Mexique et République de Corée-, abritent plus de 60% des internautes du monde en développement. Le nombre d’hôtes Internet dans le monde a augmenté de 35,8% entre janvier 2003 et janvier 2004 et dépasse 233 millions, son taux de croissance ayant plus que doublé par rapport à 2002. La plupart des hôtes ont des noms de domaine générique de premier niveau (TLD), par exemple .net ou .com, qui ne peuvent être reliés à un lieu géographique particulier, et il est de ce fait difficile de calculer le nombre et la proportion d’hôtes dans tel ou tel pays. Cela dit, en janvier 2003, les seuls TLD correspondant aux pays en développement qui figuraient parmi les 40 premiers selon le nombre d’hôtes étaient ceux du Brésil (.br), de la Province chinoise de Taïwan (.tw), du Mexique (.mx), de l’Argentine (.ar), de la République de Corée (.kr), de Hong Kong, Chine (.hk) et de Singapour (.sg). En janvier 2004, les TLD de Turquie (.tr) et d’Afrique du Sud (.za) avaient rejoint le groupe des 40 premiers recensés par l’Internet Domain Survey d’Internet Software Consortium (ISC).

· Plus d’acheteurs que de vendeurs

L’automatisation et l’intégration des opérations faisant appel aux TIC (transactions électroniques) sont beaucoup moins fréquentes dans les PME, et le commerce électronique demeure peu pratiqué, en particulier pour la vente. Les sociétés de services sont celles qui ont le plus recours aux transactions électroniques, les entreprises commerciales et manufacturières tardant à les suivre. Cela pourrait s’expliquer par le fait que les fonctions de commercialisation et de vente nécessitent une utilisation relativement élémentaire de l’Internet, alors que la gestion de la chaîne d’approvisionnement, qui est un élément important dans le secteur manufacturier, exige une intégration plus poussée des systèmes. Les PME, où qu’elles se trouvent, mais de manière plus marquée dans les pays en développement, éprouvent des difficultés à avoir recours aux TIC pour intégrer leurs opérations.

Casablanca,12 27 2004
Fédoua Tounassi
L'Economiste
ebizproduction est soutenue par "Le Conseil Régional de la Région
Provence-Alpes-Côte d'Azur".
| Home | English version | contact@1stmediterranean.com | © ebizproduction - Agence web - 2002/2008 |