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Les exemples de gestion environnementale - Par l'Economiste, Casablanca

Des bus écolo dans le transport urbain

· Un filtre pour éliminer la pollution émise par les gaz d’échappement
· Fini les mauvaises odeurs et la fumée noire


Des filtres à particules pour éliminer les polluants dégagés par les bus. Voilà une technique qui pourrait intéresser les collectivités locales marocaines pour faire diminuer la pollution atmosphérique générée par les gaz d’échappement.

Ce procédé, actuellement en vogue dans une Union européenne méticuleuse en matière d’environnement, a focalisé l’attention au salon Pollutec. Et pour cause, le gouvernement français a annoncé un important programme de dépollution atmosphérique à travers l’équipement de quelque 2.000 bus de filtres à particules pour un coût de près de neuf millions d’euros.

Pour le Maroc, une telle initiative est intéressante pour au moins trois raisons. D’abord: la vétusté du parc véhicule, un des gros facteurs de pollution. Ensuite, le risque de mortalité élevé (problèmes respiratoires et cardiaques). Et enfin, l’arrivée de nouveaux transporteurs urbains et les exigences croissantes en matière de santé environnementale.

Le procédé, tel qu’expliqué par la société française Comela, un des fabricants de filtres, consiste à installer un pot d’échappement spécial qui élimine les principaux polluants atmosphériques: les hydrocarbures et le monoxyde de carbone (principal gaz à effet de serre). Ce pot, équipé de cartouches filtrantes et d’un catalyseur à base de platine, permet de brûler toutes les impuretés avec un taux d’efficacité de 95%.

· Qui doit supporter le coût?

Pour permettre cette combustion, les filtres à particules ont, bien sûr, besoin de la chaleur, que génèrent les moteurs en marche. En cas de stationnement du véhicule, les gaz se refroidissent. Une autre technique est alors envisagée. Un système d’injection de gazole permet d’augmenter la température pour obtenir l’auto-inflammation des particules. Fini les mauvaises odeurs et la fumée noire. En tout cas, ce système, commercialisé actuellement en Europe pour les poids lourds, gros pollueurs, nécessite une maintenance rigoureuse. Il faut démonter le dispositif des filtres tous les deux ans et le faire passer dans une machine à régénérer. Il faut cependant signaler deux difficultés qui peuvent se poser si jamais le Maroc décide d’adopter ce mécanisme. La première est la forte concentration du soufre dans le gazole. Le système est conçu pour le moteur diesel à la norme européenne, c’est-à-dire à 350 PPM ou, en dessous (50 PPM). Dans les faits, au Maroc, la consommation du 350 PPM, qui n’a été introduit qu’en 2002, reste très limitée. La plupart du parc roule encore au bon vieux 10.000 PPM. Ce carburant se limite aux véhicules neufs dont la motorisation est configurée à la norme de consommation européenne. Les plus anciens, donc les plus dangereux pour l’environnement, roulent encore avec du gazole normal, à forte teneur en soufre. Concrètement, le soufre endommage le catalyseur du filtre, fait à base de platine. Une très forte concentration de soufre est en principe incompatible avec cette technique de filtres. Mais les responsables de Comela affirment qu’il est possible d’envisager des additifs au système en fonction de la quantité du soufre dans le carburant.

Deuxième difficulté: le coût du filtre, estimé entre 4.000 et 7.000 euros. L’aide de l’Etat est importante pour arriver à écouler ce produit. C’est pour cela que le gouvernement français prendra en charge les deux tiers de ce coût. Quel bel exemple!

De notre envoyée spéciale à Lyon, Nadia LAMLILI

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Traitement des eaux usées: Le cas parisien

· Trois millions de mètres cubes traités chaque jour
· La boue recyclée dans l’agriculture


L’assainissement liquide est une exigence de santé publique. Plus besoin de le démontrer après l’étrange maladie mortelle qui s’est déclarée à Douar Moussaoua dans la région de Meknès, et qui était due à la contamination des eaux. Un exemple, entre autres, de l’importante détérioration des ressources en eau.

Mais si au Maroc, on table sur une intégration de toutes les étapes du cycle de vie de l’eau, d’où l’exemple de l’Onep à la fois producteur d’eau et assainisseur(1), il en est autrement en France où les missions d’alimentation en eau et d’assainissement sont séparées. Deux tâches différentes et gérées par des organismes spécialisés.
Le Syndicat interdépartemental pour l’assainissement de l’agglomération parisienne (SIAAP) qui est lié par des conventions de formation avec l’Onep, est un des principaux organismes chargés de l’épuration des eaux usées dans la capitale française. Il est géré par un conseil, composé de 33 élus départementaux de toute l’agglomération. Le conseil a à sa charge 4 usines de traitement réparties sur tout le bassin parisien.

Ces usines (d’autres sont en construction) traitent quelque 3 millions de mètres cubes d’eau usée par jour. Imaginez ce que cela implique comme logistique (grosses canalisations) et aussi comme techniques de traitement. En cas de pluies abondantes ou d’inondations, l’eau est acheminée vers des réservoirs en attendant d’être réacheminée vers les usines d’épuration.

Dans les usines, l’eau est traitée selon les matériaux qu’elle contient et en fonction du degré de concentration de la boue. Carbonne, amoniac… les polluants sont parfois redoutables. Il faut arriver à une eau plus au moins propre qui pourrait être rejetée en milieu naturel: dans les fleuves ou dans la mer. Le résidu, c’est-à-dire la boue, est généralement réutilisé dans la valorisation agricole ou, parfois, incinérée. La boue résultant de l’épuration (soit près de 135.000 tonnes chaque année) est organique. Elle est riche en phosphore.

Mais son utilisation comme fertilisant dans l’agriculture, qui est pourtant le débouché naturel, n’est pas une tâche facile. Certains agriculteurs français font de la résistance. Pour eux, cette boue, contenant initialement des polluants, ne peut pas être naturelle. En réalité, on ne peut pas arriver à un résidu complètement propre. «Il faut donc développer encore plus les techniques d’épuration pour aboutir à un résidu minéral inerte», affirme Gérard Mary, directeur de l’usine Seine Aval, qui traite les deux tiers des eaux usées parisiennes. Cela impliquerait un coût supplémentaire. A noter qu’en moyenne, une tonne traitée coûte entre 500 et 600 euros (5.500 à 6.600 dirhams). Comme au Maroc, l’assainissement est financé par des redevances inscrites dans les factures d’eau et d’électricité.

(1) Au Maroc, les Régies d’eau et d’électricité font aussi de l’assainissement

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Un gros gisement d’emplois

· Une noria de petites entreprises gravitent autour

«Il n’y a pas un modèle-type pour la gestion des décharges publiques», affirme la responsable du service Propreté du Grand Lyon, une région qui doit se situer demain dans les 15 premières agglomérations européennes. En clair, le Maroc, engagé dans un programme de création de décharges, doit établir son propre modèle, selon la spécificité de ses régions et la composition de leurs déchets. Compostage, enfouissement, exploitation, recyclage… des questions qui interpellent actuellement élus, gouvernement et entrepreneurs. Mais qu’est-ce que la spécificité dans ce domaine?

En tout cas, l’exemple lyonnais offre quelques pistes. De la collecte jusqu’au recyclage, cet exemple repose sur une segmentation des tâches par nature des déchets et aussi par type de traitement. Et cette segmentation génère un gros business. La région supervise toute la chaîne de la propreté, mais le travail sur le terrain est effectué par une kyrielle d’exploitants. Rien à voir avec les «chiffonniers» clandestins qui font la pluie et le beau temps dans les décharges marocaines.

A Lyon, il y a différents types de la collecte: déchets ménagers, verre, emballages et déchets dangereux. Chaque déchet sera recyclé pour en tirer un autre produit. Ne restera alors dans la décharge que le résidu dépollué duquel on ne peut rien tirer.

Pour que le tri soit sélectif dès le départ, les habitants sont appelés à ne pas mélanger entre les ordures ménagères et les déchets recyclables. A la base, c’est ce comportement civique qui rend le processus fluide et bien organisé.

Le Grand Lyon dispose de deux décharges publiques, dont une, saturée, est en cours de fermeture. Généralement, une décharge a une durée de vie de 30 ans. Cette durée est fixée au début de l’exploitation en fonction de la profondeur des alvéoles (trous) et de la nature des déchets à y mettre.

Lyon recourt aussi à des décharges privées, classées en fonction de la dangerosité du résidu.

Les déchets non recyclables sont acheminés vers des usines d’incinération. Le papier, les bouteilles plastiques et le métal vont dans des centres de tris et alimentent par la suite l’industrie papetière, plastique et métallurgique. Pour les déchets dangereux, la collecte sera mobile et ils seront par la suite acheminés vers des usines de traitement spécifique.

Casablanca,12 13 2004
Nadia Lamlili
L'Economiste
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