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World Economic Forum - Le monde arabe appelé à se prendre en charge

· Conseils de compétitivité nationaux et levée des protections parmi les recommandations
· Beaucoup d’absents à cette première conférence de l’Arab Business Council

Deux jours d’intenses travaux. C’est ce qu’il aura fallu à ces hommes d’affaires arabes pour accorder leurs violons sur les mesures rapides à prendre. Car il s’agit d’un enjeu de taille: jeter les bases d’un monde d’affaires arabe capable, dans un avenir proche, de faire le poids devant l’Union européenne par exemple.

Utopie, diront les plus pessimistes. Peut-être! Dans tous les cas, les hommes d’affaires arabes n’iront pas par quatre chemins: supprimer toutes les listes négatives dans les accords de libre- échange entre Etats du monde arabe et ce, pour l’amélioration du climat d’investissement, sera une des recommandations de l’ABC (Arab Business Council). Sa première assemblée a eu lieu le week-end dernier à Marrakech. Shafik Jabr, président du groupe égyptien Artoc, suggère pour sa part tout simplement une levée des barrières douanières.

Pour donner en quelque sorte l’exemple, l’Egypte s’est engagée à supprimer toutes les lignes négatives (protections), annexées aux accords commerciaux signés avec la Jordanie, à l’exception du textile. Est-il besoin de rappeler que les échanges commerciaux interarabes ne dépassent pas les 10%.

Le deuxième facteur qui devrait, selon les businessmen, améliorer la compétitivité dans le monde arabe, est la création de conseils nationaux de compétitivité. Elaborés en collaboration avec le secteur public, ils devront mettre en place une banque de données économiques et financières et être cette task force pour l’investissement. “L’idée est aussi d’en faire une passerelle entre le monde arabe et d’autres pays comme le G8, l’Inde ou la Chine”. Figurent également dans les recommandations de cette première réunion d’hommes d’affaires arabes, la simplification des réglementations fiscales, l’application des taux d’imposition les plus bas (raisonnablement) et le renforcement de la communication dans le monde des affaires.

L’ABC, qui est une émanation de Davos, veut regrouper le monde arabe dans un autre contexte, différent de celui des instances habituelles panarabes. Il suppose alors la discussion, voire la mise en place de mesures concrètes, pour rechercher des moyens de complémentarité, tout en tenant compte des particularités.

Ses objectifs sont, bien entendu, une plus grande mobilisation et coopération dans le monde arabe et in fine arriver à créer un modèle économique arabe et une sorte d’OCDE arabe. “Comme il suppose aussi une honnêteté des hommes qui font cette organisation apolitique”, insiste ce conférencier. Cela commence par une meilleure assiduité lors de la conférence. Ce qui n’était pas le cas. Beaucoup de businessmen, affaires obligent parfois, mais aussi parce qu’ils sont peu convaincus, se faufilaient dehors durant les travaux, histoire de prendre un grand et long bol d’air.
“Nous attendons du monde arabe qu’il se prenne en main et que ses hommes créent un instrument catalyseur, et qu’ils s’engagent fermement et pas uniquement pour des profits”. Celui qui parle ainsi n’est autre que le président du Wef (World Economic Forum), Klauss Schwab, venu cautionner cette première conférence annuelle de l’ABC. Car les enjeux sont évidents pour le monde arabe des affaires. L’élément économique est le seul moyen qui permettra une certaine forme d’homogénéité pour une intégration dans l’économie globale.

Mais les discours de bonne intention sont parfois contredits par des sentiments de mégalomanie, qui entachent parfois ces réunions.

Ce qui est sûr, c’est qu’il n’y a pas un seul monde arabe. Il y a celui du Machrek et celui du Maghreb. Ce dernier étant lié aux pays du nord, a moins de problèmes côté intégration. C’est pour cela que certains ont proposé plutôt des sous-ensembles. Proposition qui ne sera pas retenue. Concevoir des sous-ensembles en reconnaissant la diversité du monde arabe est un vieux défi brandi d’abord par les intellectuels et politiques à une certaine époque, puis étouffé dans l’œuf, pour des raisons toujours politiques. Et le voici brandi par les hommes d’affaires: “Une fois le volume d’affaires engorgé, ce qui est facilement réalisable sous certaines conditions toutefois, l’on s’apercevra tout aussi facilement que le problème politique n’en est pas un”, confie cet homme d’affaires. Ce n’est pas nouveau comme théorie certes, mais le plus important, c’est que ce soit des hommes d’affaires privés qui en soient convaincus.

A priori, ce que le politique n’arrive pas à réaliser, l’économie peut l’atteindre plus rapidement. Cela devrait être possible, estime-t-on dans le milieu d’affaires. La première conférence de l’ABC se contentera d’appeler les gouvernements arabes à mettre en place des mécanismes de résolution de conflits.
A la prochaine conférence, les businessmen sortiront peut-être de ces sentiers battus et formuleront des mesures plus révolutionnaires.

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Côté maghrébin

LA Tunisie est un des pays du Maghreb qui sait bien se faire représenter et aussi se défendre. Pour preuve, lors de la conférence de suivi de la société de l’information, accueillie par Marrakech, les représentants tunisiens venus en masse ont pesé de tout leur poids pour modifier les recommandations. Ces dernières incriminaient le pays de Ben Ali en matière de droits de l’homme. C’est ce qu’on appelle faire du lobby. D’un autre côté, l’Algérie ne participe pas à cette conférence des businessmen arabes dans le cadre de l’ABC. Ce n’est pas sa première absence d’ailleurs. Les hommes d’affaires algériens n’étaient pas non plus présents, il y a un an au Caire. En imaginant le lancement de sous-ensembles du monde arabe intégrant du moins les pays du Maghreb, l’on est loin du compte et des objectifs.

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Quid de la participation marocaine?

La participation marocaine dans cette organisation émanant de Davos est faible, à l’instar de ce qui se passe ailleurs. C’est-à-dire dans les institutions internationales. Ce qui explique pourquoi le Maroc arrive difficilement à faire du lobby aussi bien sur le plan économique que politique.
Ce sont seulement 5 patrons d’entreprise qui font partie de l’ABC. En dehors de Bassim Jai Hokaimi, membre très actif, l’on retrouve les traditionnels, comme Meriem Bensalah, à la tête du groupe Oulmès, qui a assisté à cette 1re conférence. Abdesslam Ahizoun président du directoire de Maroc Telecom y est aussi membre, Othmane Benjelloun (BMCE) et Aziz Akhennouch. Tous les trois n’y étaient pas. A croire que le monde des entreprises se limite uniquement à ces personnes. Le reste des patrons ne semble pas croire aux vertus d’organisation comme celle de Davos.

Casablanca,12 06 2004
Badra Berrissoule
L'Economiste
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