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Niklas Zennström (Skype) : « Nous ne sommes pas une menace pour les opérateurs télécoms »

Niklas Zennström, fondateur et PDG de Skype, revient sur ce logiciel de téléphonie sur Internet utilisé par 16 millions de personnes dans le monde. Il décrit sa vision du futur de la téléphonie et précise quelques-uns de ses projets.

01net. : Lors de la conférence internationale de l'Idate, à Montpellier, vous avez déclaré quelque chose d'assez surprenant : « Il n'y aura plus de lignes téléphoniques à l'avenir ». Etait-ce de la provocation ?
Niklas Zennström : Internet atteint aujourd'hui des taux de pénétration importants. En Suède, par exemple, 60 % de la population est connectée, en Corée du Sud, 80 %. Tout le monde désire désormais une connexion à haut-débit.

Quand vous en avez une, il n'y a plus besoin d'avoir une ligne dédiée au téléphone. Avec le haut-débit, vous pouvez accéder à des tas d'applications, dont le téléphone. Personne n'a de ligne « e-mail », personne n'a de ligne « messagerie instantanée ». Pourquoi avoir une ligne de téléphone ?
Cela ne va pas se faire l'année prochaine, cela va prendre du temps. Regardez BT, ils sont en train d'installer IP dans leur coeur de réseau. Le téléphone va devenir une application qui sera exécutée sur n'importe quel ordinateur, qui lui-même pourra être, par exemple, un téléphone mobile.

Vous avez aussi dit ne pas être une menace pour les opérateurs traditionnels. Est-ce vraiment votre sentiment ?
Tout à fait. Si vous regardez les chiffres des opérateurs historiques, trimestre par trimestre, année par année, leur chiffre d'affaires provenant des connexions haut-débit augmente et celui provenant de la téléphonie fixe décroît. S'ils sont intelligents, ils vont effectuer la transition vers le haut-débit.
Même sans nous, la téléphonie fixe est exposée, car les gens utiliseront de plus en plus leur mobile pour téléphoner.

Vous estimez leur montrer le chemin pour vendre des accès haut-débit ?
Ce sont surtout les consommateurs qui le font. Nous proposons une application pour les clients. Ils sont des milliers à la télécharger chaque jour. Et s'ils n'ont pas de connexion haut-débit, ils en veulent une. Skype est une des raisons d'avoir une ligne large bande, parmi d'autres.

Selon vous, combien de temps cela prendra avant que la voix ne devienne, pour tous, une application informatique parmi d'autres ?
Un temps très long, sans doute. Plus de dix ans, je pense. Nos grands-parents et parents ne voudront rien changer, ils sont heureux avec leur ligne de téléphone. Mais quand les étudiants et les jeunes d'aujourd'hui prendront un appartement, leur premier réflexe ne sera pas d'installer une ligne de téléphone. Ils s'assureront d'avoir une ligne mobile et une connexion haut-débit.

Un service comme Skype sera-t-il toujours relié au monde des ordinateurs ? Ou bien réussira-t-il à s'émanciper ?
Tout dépend de ce que vous appelez un ordinateur. Les téléphones auront de plus en plus de capacités, seront de plus en plus intelligents, avec leur propre processeur, leur propre système d'exploitation. Tous ces appareils seront connectés en haut-débit, que ce soit en UMTS ou en Wi-Fi.
Skype peut fonctionner sur différents appareils. Nous le proposons en version PocketPC et il devrait à l'avenir être disponible pour d'autres plates-formes mobiles, comme Symbian ou Windows Mobile. Pour ma part, je n'ai jamais utilisé Skype sur un PC de bureau. Je m'en sers sur mon portable, qui est complètement mobile et que je peux connecter dans cette pièce à un réseau Wi-Fi. Mon portable est un grand téléphone mobile, en quelque sorte.

Quels sont les chiffres actuels de Skype ?
Nous avons 16 millions d'utilisateurs, dans le monde entier. L'application a été téléchargée près de 40 millions de fois. La différence entre ces deux chiffres tient au fait que les gens téléchargent plusieurs versions, dont les nouvelles, ou pour plusieurs ordinateurs.

Quel est l'avenir de Skype, maintenant que c'est un service bien connu ?
Notre objectif principal est de continuer à augmenter notre base de clients. Et d'améliorer notre offre. Par exemple, nous travaillons à pouvoir proposer à nos utilisateurs un numéro de téléphone. Autre piste : un mail vidéo, pour l'année prochaine.
Une chose que nous avons déjà menée à bien est la publication d'une API (application program interface) pour permettre aux éditeurs et fabricants d'intégrer Skype dans leurs logiciels et appareils [ c'est le cas avec Siemens , NDLR].

Concernant les entreprises, voulez-vous également devenir un acteur qui compte ?
Nous le sommes déjà. 30 % de nos utilisateurs utilisent Skype en milieu professionnel. Les gens en entreprise ont de plus en plus recours à notre application en petits groupes. Il ne s'agit pas de venir remplacer le système mis en place, le PABX, c'est plutôt un complément.
L'an prochain, nous proposerons cependant des services plus appropriés pour les groupes de travail, qui s'adapteront à n'importe quelle entreprise, grande ou petite.

Beaucoup de gens continuent de se poser des questions sur votre modèle économique. Que leur répondez-vous ?
Pour réussir, il faut avoir un service que les gens apprécient, et nous l'avons. De plus, nous opérons sur un marché mondial. Une entreprise comme France Télécom n'est présente que dans quelques pays. Nos coûts fixes sont très bas, nous n'opérons pas de réseaux, ni de grands centres de données.
Notre coût d'acquisition d'un client est également très faible, là où un opérateur de téléphonie fixe ou mobile doit, lui, dépenser sans doute des centaines d'euros. Enfin, comme Skype a recours au peer-to-peer, une communication ne passe pas par nos infrastructures.
Même si des centaines de millions de personnes appelaient en même temps, notre coût marginal serait de zéro. Enfin, plus il y a de gens qui ont accès gratuitement à Skype, et plus ils en font la promotion autour d'eux. Et à partir de là, même si Skype est toujours gratuit, nous proposons aussi à nos clients des services nouveaux et payants, tels que SkypeOut , lancé fin juillet. Nous avons également sur notre site des accessoires, qui sont une autre source de revenus.

Skype pourrait-il un jour être racheté ?
Nous n'avons pas construit cette entreprise pour la vendre, mais pour durer, pour être les meilleurs dans notre catégorie. Nous avons des partenariats avec des opérateurs comme Level3 ou Teleglobe pour notre service SkypeOut. Par ailleurs, nous travaillons aussi avec de grands portails. Nous venons de signer avec un chinois, Tom.com, pour introduire Skype sur ce marché, et nous avons un accord du même type au Japon avec Livedoor.

Marseille,12 06 2004
Rédaction
Décisions
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