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Décès de Arafat - Critiques et espoirs de paix

· Une «date importante» pour Tel-Aviv et Washington
· Les régimes arabes partagés

Les réactions après l’annonce de la mort de Yasser Arafat traduisent les sentiments partagés des dirigeants mondiaux sur la personnalité du défunt, mais aussi leurs attentes quant à l’avenir du conflit avec Israël.
«Enfin, le monde s’est débarrassé de Arafat», a déclaré, sans tact, le ministre israélien de la Justice. Le président israélien est lui passé à l’étape de succession en espérant que «la nouvelle direction prendra une nouvelle voie pour mettre fin au terrorisme, ce qui permettra la reprise des négociations».

Ce qui a dérangé le travailliste Shimon Peres, c’est que Arafat a «voulu être populaire et n’a pas su aller à contre-courant de son opinion publique». Israël ferait tout pour avoir un interlocuteur flexible, pouvant même prendre des décisions impopulaires pour vaincre «le terrorisme», incarné par le Hamas et le Jihad islamique.

«Etape historique», «date importante», les réactions de Tel-Aviv et de Washington se sont projetées dans un avenir qu’elles chercheront certainement à façonner, selon leurs ambitions dans la région. Maintenant que «le vieux» est parti, il reste à maîtriser une population en manque de leaders et des mouvements de résistance «décapités». L’ère des chefs charismatiques est révolue. A qui va-t-on donner le rôle du méchant? Il se peut que la logique «des boucs émissaires», qui a prévalu dans les relations entre Israël et Arafat, continue de jouer pour justifier les éventuels débordements. A chaque attentat, Israël tenait Arafat pour responsable et ordonnait une riposte.
Reste à savoir si la communauté internationale jouera ou non le rôle de contrepoids de cette domination israélo-américaine qui se profile.

Dans le monde, les réactions vis-à-vis de l’événement reflètent les mêmes dissensions engendrées par la guerre de Bush contre le terrorisme. Les plus marquantes sont celles de la France et de la Chine. Jacques Chirac a salué en Arafat, «l’homme de courage et de conviction», et a appelé les Palestiniens à rester unis pour réaliser le rêve du défunt. Chirac a déclaré que c’est cette union qui permettra aux Palestiniens de rester fidèles à la mémoire de leur raïs.

Le président russe Vladimir Poutine a qualifié de «lourde perte» le décès de Arafat. Il a salué la mort «d’un dirigeant politique d’envergure mondiale».

Quant aux pays arabes, confrontés au «grand vide» que laisse cette disparition, ils revisitent le passé tumultueux de leurs relations avec Arafat. Des relations en dents de scie, marquées à la fois par l’alliance, le rejet et la méfiance. Dans les pays voisins, terres d’accueil pour des milliers de réfugiés palestiniens, Arafat n’était pas tout le temps le bienvenu. Il était difficile de faire ménage avec un Gamel Abdennaser, un roi Hussein ou un Hafed Al Assad qui cherchaient à mettre sous tutelle l’OLP.

La Jordanie, un ancien adversaire de Arafat, mais dont 40% de la population est d’origine palestinienne, a témoigné «sa tristesse et sa douleur». Elle a décrété 40 jours de deuil. La Syrie, autre voisin «dur», a déclaré que Arafat était «un dirigeant éminent», en admettant que leurs relations divergeaient parfois. Des relations qui s’étaient détériorées depuis les accords d’Oslo. Pour Damas, ces accords ont affaibli les négociateurs arabes face à Israël. Au Liban, trois jours de deuil ont été décrétés mais sans déclaration officielle. Ce pays abrite près de 500.000 réfugiés palestiniens, dispersés dans 12 camps. Un grand nombre de Palestiniens du Fatah, le mouvement de Yasser Arafat, armés et en tenue militaire, ont exprimé colère et chagrin.

En revanche, chez les Koweïtiens, la mort de Arafat a provoqué le moins de tristesse en raison de son soutien à Saddam Husseïn lors de l’invasion irakienne de l’Emirat en 1990.

Le Maroc, qui assume la présidence du comité Al Qods, a exprimé sa «profonde peine» et décrété trois jours de deuil. SM le Roi a assuré que le Royaume «demeurera aux côtés du peuple palestinien dont il soutiendra le combat pour établir son Etat indépendant avec pour capitale Al Qods Al Charif».

Casablanca,11 22 2004
Nadia Lamili
L'Economiste
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