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Energies renouvelables : Le Maroc branché

· De nombreux projets solaires, thermiques, hydrauliques… en cours
· Les opérateurs profitent de l’expérience allemande



La flambée des prix du pétrole et la dégradation de l’environnement font pencher de plus en plus la balance du côté des énergies renouvelables. Pour booster le développement de ce type d’énergie au Maroc, une première conférence maroco-allemande sous le thème: «Marchés, partenariats, investissements et perspectives régionales» a été organisée du 7 au 9 octobre à Casablanca. Cette manifestation a été initiée par la Chambre allemande de commerce et d’industrie au Maroc en partenariat avec l’Agence allemande pour les énergies renouvelables (Deutsche Energie-Adentur, dena) et le ministère marocain de l’Energie et des Mines et également soutenue également par le ministère fédéral allemand de l’Economie et du Travail.

Ces rencontres viennent renforcer une coopération déjà existante: le Maroc à travers son potentiel naturel et l’Allemagne par le biais de son expertise, son savoir-faire et du financement. «La coopération maroco-allemande est déjà opérationnelle. Et cela, à travers des ouvrages d’hydroélectricité, de parcs éoliens, d’électrification décentralisée par systèmes solaires, de programmes d’appui à la vulgarisation des énergies renouvelables ou encore de la diffusion des technologies de biomasse-énergie», souligne Mohamed Boutaleb, ministre de l’Energie et des Mines.

Ce sont près de 300 personnes qui ont assisté à cet événement dont 50 Allemands (hauts responsables et investisseurs). Une salle archicomble pour un débat instructif. Durant deux jours, les deux parties ont dévoilé leurs stratégies respectives en la matière. Des rencontres ont également été organisées entre investisseurs allemands, venus prospecter, et opérateurs marocains du secteur énergétique.

Les Allemands, forts d’un savoir-faire et d’une grande expérience, ont exposé devant un partenaire attentif leurs réalisations en matière d’énergie renouvelable. Ainsi, la mise en place d’une industrie spécialement dédiée à ce secteur a permis la création de 120.000 emplois et réalise un chiffre d’affaires annuel de 10 milliards d’euros. Cette industrie a également contribué à la réduction de 50 millions de tonnes de CO2 par an, soit la même quantité émise par le Maroc. L’Allemagne compte abandonner peu à peu la filière nucléaire d’ici à 2022 au profit des énergies renouvelables.

Comparé à ce pays, le Maroc est encore loin derrière. Cependant, il fournit beaucoup d’efforts, en s’appuyant sur le soutien et le savoir-faire allemand. «Le Maroc s’efforce de s’améliorer et d’attirer les investisseurs par le biais de rencontres profitables», a indiqué Roland Mauch, ambassadeur de la République fédérale d’Allemagne au Maroc.

A cet effet, le ministère a élaboré un plan stratégique. En effet, plusieurs ouvrages de production d’électricité sont prévus pour 2004-2007. Le projet STEP d’Afourer, dont le montant d’investissement avoisine 1,3 milliard de DH, sera opérationnel en 2005. Ce produit hydraulique permettra la production de 463 mégawatts. De son côté, le projet du cycle combiné de Tahadart, d’une puissance de 384 mégawatts, sera fin prêt en mars 2005. Ce projet thermique a nécessité un montant global de 2,8 milliards de DH.

La réalisation d’une centrale thermosolaire est également prévue dans la région orientale du pays, à Ain Beni Mathar, d’une puissance qui sera comprise entre 200 et 250 mégawatts. Elle sera opérationnelle fin 2007 et dont le budget est de 2,2 milliards de DH.

Il s’agit de la première station thermosolaire au Maroc. Ce projet fait la fierté du ministre: «Avec le lancement du programme Promasol, en appui avec la coopération internationale, nous visons le développement local du marché des capteurs solaires de 40.000 m2 par an. Le potentiel global étant estimé aujourd’hui à plus de 400.000 m2».

A noter que l’électrification décentralisée par systèmes solaires, prônée dans le programme d’électrification rurale (PERG), intéresse un potentiel de plus de 150.000 foyers ruraux. Elle atteindra 7% à l’horizon 2007, souligne le ministre. La banque allemande KFW, quant à elle, intervient dans le financement en appuyant une opération portant sur l’installation de 16.000 kits solaires

A travers cette stratégie énergétique, le ministère de l’Energie et des Mines vise à garantir, d’une part, un approvisionnement sûr et au meilleur coût et d’autre part, généraliser l’accès à l’énergie à l’ensemble des citoyens.
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Eolien vs CO2

Concernant l’éolien, deux ouvrages sont en gestation: celui de Cap Sim Essaouira et celui de Tanger. Le premier sera opérationnel début 2006 et devrait produire 60 mégawatts. Le projet de Tanger, quant à lui, sera terminé vers la mi-2007 et permettrait la production de 140 mégawatts. L’ONE a réussi à décrocher des prêts à faible taux d’intérêt auprès de la banque allemande KFW pour lancer ces deux projets dont la réalisation nécessite des investissements de près de 2 milliards de DH (550 millions pour Essaouira et 1,5 milliard pour Tanger). «D’autres projets sont en prospection dans la région de Taza et au niveau des provinces du Sud», indique Boutaleb. Et cela, sans oublier celle du Nord qui est déjà opérationnelle et qui produit annuellement 200 Gwh.
Outre la production de l’électricité, l’énergie éolienne permet la réduction des émissions du CO2 qui devient un enjeu important dans le cadre des accords de Kyoto relatifs aux changements climatiques (gaz à effet de serre).

Casablanca,10 18 2004
Nadia Dref
L'Economiste
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