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Entretien avec Suzanne-b, styliste de mode et directrice de son centre de formation en haute couture

Entretien avec Suzanne-b, styliste de mode et directrice de son centre de formation en haute couture à Marseille

Cette semaine, entretien avec Mme Benzaken, Directrice Générale de la société Suzanne-b, styliste de mode et directrice de son centre de formation en haute couture à Marseille. Entre haute couture, technologies de l'information et de la communication et Méditerranée, Mme Benzaken nous fait part de sa vision.

First Mediterranean : Madame Benzaken pouvez-vous nous expliquer quel est votre coeur de métier ?
M B: Les différents domaines sont :
- La Haute couture : métiers en rapport avec le luxe dont l'utilisation des matériaux rares sont généralement fabriqués sur commande par les artisans, pour les grandes maisons.

Ce qui entraîne un coût de fabrication élevé. Les modèles présentés sont uniques, et réalisés sur mesure pour une petite poignée de clientes à travers le monde.

Dans ce domaine le temps ne compte pas seul le résultat et la précision importe.
- Le Prêt à Porter, secteur de grande diffusion dont le mode d'exécution est rapide et les produits fabriqués destinés aux différents marchés, tels que celui du luxe ou encore de gamme moyenne. Ceux-ci se distinguent entre eux par ces quelques facteurs qui sont, la qualité, le prix (de fabrication et de vente) ainsi que 'la griffe ou la marque'.
- Les jeunes stylistes, domaine dans lequel nous retrouvons l'esprit de la haute couture de par la créativité, l'originalité et la rareté des modèles présentes. Ce marché reste ciblé.
- Les ateliers qui travaillent en collaboration plus ou moins étroite dans les secteurs cités ci-dessus ainsi qu'avec les détaillants pour les retouches et transformation.
- Les détaillants qui exercent sur le marché de la vente.
- Les grossistes qui alimentent le marché des détaillants.

Pour exemple, le modélisme (moulage).
Un modéliste doit matérialiser le modèle à partir d'un dessin en étroite collaboration avec le styliste pour en permettre l'exécution.
Pour cela il réaliser une toile sur un mannequin, en épinglant et coupant la matière au fur et à mesure afin d'en préciser les formes jusqu'à obtenir une moitié du vêtement si celui-ci est symétrique, ou sa totalité en cas d'asymétriemétrie . Pendant l'évolution du moulage le modéliste doit effectuer des repères sur sa toile.
La deuxième étape consiste pour le modéliste à poser sa toile à plat ,et de reporter chaque éléments qui composent 'son modèle' sur un support rigide ou kraft pour réaliser un patron, en prenant soin de bien mentionner ses différents indications. Le service CAO (conception assistée par ordinateur) permet de modifier entre autre les formes d'un modèle et d'agrandir ou de réduire sa taille c'est de la gradation.

Le stylisme (dessinateur de mode).
C'est la personne qui dessine les modèles qui composeront toute la collection, en respectant des charges c'est à dire une tendance, des tissus, des couleurs, le style ou tout simplement, en répondant à la demande du marché. Le styliste peut exercer seul, mais pour cela il devra connaître les techniques autres que le dessin de mode, par exemple le moulage sur mannequin, la mise au point des patrons etc. Plus il sera complet mieux il sera à même de proposer des collections qui nécessiteront un minimum de rectifications, dans ce cas nous parlerons de styliste/modéliste. En revanche la personne qui ne fera que les dessins, se devra d'exécuter ses modèles avec un modéliste-toiliste afin de matérialiser sa collection en moulage.

Techniques des différents domaines.
En haute couture un gros pourcentage du travail est accompli manuellement. En prêt à porter la fabrication est industrialisée pour causes de tailles standardisées (cibles plus larges) et de coût à la vente.
Les créateurs dans la majorité des cas travaillent en sous-traitance avec les ateliers. Les grossistes fabriquent et fournissent entre autres les détaillants en prêt à porter et sportswear. Les ateliers de retouches exécutent pour des particuliers et les détaillants.

Les services.
En parallèle du marché de la mode il existent différents services tels que les bureaux d'études qui proposent aux créateurs et fabricants la réalisation de leurs collections en totalité ou partiellement selon des charges préalablement établies. En revanche les maisons de haute couture possèdent leurs propres sections d'études dans lesquels on trouve en moyenne une quinzaine de jeunes stylistes salariés.

Les bureaux indépendants font aussi de la communication, des études de marché, du conseil, ainsi que de l'aide au développement pour les entreprises qui le désirent. Plus en plus de ces sociétés possèdent un département CAO DAO PAO.
Cependant ce service est disponible en sous-traitance, cela consiste à concevoir, dessiner et programmer par ordinateur des modèles, des patrons ou des gradations qui sont découpés au laser sur support carton.
Les salons sont réservés aux professionnels du métier, ils ont pour but de les mettre en relation direct afin qu'ils accomplissent leurs rôles respectifs chacun dans leurs domaines.

FM : Quand avez-vous commencé votre business ?
M B: En 1970 j'ai crée ma boutique de sur mesure, en 1972 une autre en prêt à porter (multimarques), en 1985 dépôt de la marque RIVES 5 accompagnée d' une boutique ainsi que d'un atelier de fabrication, le tout à l'échelle internationale. Et en 1988 a vu le jour le centre de formation Suzanne B suivi depuis peu du bureau de style.

FM : Quelles sont vos réussites à ce jour ?
M B: En 1992, notre centre a participé à la nuit des 'CARATS de la MODE' organisée à Saint-Raphaël, et obtenu le premier prix spécial du jury récompensé par un trophée réalisé par le sculpteur M. CHEVALIER. Parmi les candidates, se trouvaient une vingtaine d'écoles venues de toute la France.

Dans les membres du jury figurait entres autres CACHAREL. L'ensemble des modèles récompensés ont été applaudis par une assistance de quelques 500 personnes. Le second trophée a été reçu lors de la confrontation des jeunes créateurs de la région à Manosque.
En 1998, lors du concours annuel de robe de mariée organisé par les galeries LAFAYETTE, un élève du centre a obtenu le premier prix devant tous les établissements privés et publics de la région. Et en 2000 du concours organisé par le musée du textile de Lavelanet, un de nos élèves est sorti 5ème ex æquo.

FM : A qui s'adressent vos services en particulier ?
M B : A tous les professionnels de la mode ainsi qu'aux particuliers, car un manque de savoir-faire dans ce domaine semble refléter un phénomène de plus en plus répandu en particulier dans notre région .Nombreux seraient les créateurs qui pensent et dessinent un modèle, puis ont recours à la sous-traitance pour le développement et la réalisation de leurs collections.

FM : Quand avez-vous débuté vos démarches sur internet ?
M B: J'ai fait une première tentative en 1998 en créant un site de communication et de services patronnage de quelques pages seulement. Mais très vite pour répondre à la demande, nous avons crée un site plus important, bilingue, avec un mode de paiement securisé.

FM : Quels en sont les résultats ?
M B: Dans un premier lieu , nombreux sont les personnes qui nous contactent et s'inscrivent, puis passent commandes une fois rassurées sur le sérieux de nos activités.

FM : Que proposez-vous aujourd'hui sur internet ?
M B: Plus concrètement des cours de modélisme (coupe à plat ) et en dehors d'offrir nos prestations citées précédement, sont mis à la vente nos cahiers de tendances composés de plus de 150 modèles dont le but est d'aider, d'orienter et de guider dans leurs choix les créateurs, les fabricants...
A chaque saison, des cahiers de tendances chacun spécialisés dans un domaine, des études de textiles et non sans oublier nos deux méthodes d'apprentisage , c'est à dire, de stylisme, et de couture, un services patronnages et gradations, le tout disponible à la vente en ligne.

FM: Quelle est votre stratégie pour réaliser efficacement votre développement ?
M B: Grâce aux divers salons professionnels comme, Première Vision où la majorité des visiteurs sont étrangers, j'entend bien faire connaître notre entreprise afin de toucher un plus large public et ainsi aligner nos prestations sur ceux en vigueur aussi bien à Milan, Paris ou New York.
Mais aussi du e-mailing , des référencements dans les moteurs de recherches, de la publicité directe et indirecte...

FM : Vous projettez-vous à l'international ?
M B: Si nous avons crée un site en français et en anglais, c'est bien dans le but de toucher un marché plus large car le savoir faire à la française est très prisé à l'étranger.

FM : Vous êtes d'origine marocaine, pensez-vous vous implanter au Maroc un jour ?
M B: Pourquoi pas ? Si l'occasion se présente je n'hésite pas un seul instant car c'est un pays qui reste dans mon coeur .
Il est vrai que l'idée de créer un centre de formation m'avait déjà traversé l'esprit.

FM : Que pensez-vous de la notion "d'espace économique Méditerranéen" ?
M B: Celui-ci est porteur, notament le Liban, pays très axé sur la mode et qui repésente un marché important pour notre activité.
Il en est de même du Maroc qui s'est fait une renommé dans le cadre de la fabrication pour les grandes marques.

FM: Pensez-vous que l'environnement économique soit approprié pour les investisseurs en Méditerranée ?
M B: Tout à fait, car par exemple les Anglo-Saxons sont très amoureux entre autres de la Provence et n'hésitent pas à investir dans le sud de la France, comme dans l'immobilier, ce qui apporte un pouvoir d'achat non négligeable. Les grandes marques délocalisent leurs ateliers et investissent dans les pays du Maghreb comme La Tunisie et le Maroc.
Nous avons aussi le cas du Liban, pays en reconstruction et donc en plein essort economique qui reste un marché ouvert pour nous.

FM : Pensez-vous que l'internet soit un outil intéressant pour développer son activité à l'international ?
M B: Oui, dans le cas de notre domaine d'activité secondaire il est un outil indispensable car il offre une facilité relationnelle ce qui entraine un gain en temps et en argent .
Non sans négliger notre activité principale qui repose sur tout le côté humain de notre profession.

FM : Dans votre métier, quels créateurs vous ont le plus influencé ?
M B: A mes débuts, Balmain, Courrèges, Dior puis sont arrivés des créateurs comme Gautier, Montana, Mugler et Lacroix entre autres...

FM : Pouvez-vous nous parler, en avant première, des tendances pour la saison à venir ?
M B: Non, car je me dois pas de ne pas anticiper le marché, pour des raisons d'éthique.

Marseille,12 02 2002
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