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Maroc - UE : Le statut spécial du Maroc présenté fin octobre

· La politique de voisinage, prélude à l’adhésion?
· Le fantasme marocain
· Nouveaux instruments d’aide européenne


Ne fantasmons pas. Le Maroc membre de l’UE, ce n’est pas pour demain. Tout le monde en convient. Même si nous n’en espérons pas moins. Certes, le sujet s’éloigne de la traçabilité, qui était officiellement la raison de la rencontre de l’ambassadeur de l’UE avec les médias.

Curieusement, les propos de Sean Doyle n’ont pas vraiment retenu les regards, pourtant, ils méritent une sérieuse attention, surtout au moment où une double discussion est engagée en Europe: la constitution et la candidature turque. L’électeur européen, qui se tâte sur la Turquie, n’est évidemment pas près d’envisager l’éventualité de l’adhésion du Maroc.

Pour le Royaume, la possibilité de s’imaginer comme partie intégrante de la puissance européenne, est un puissant facteur de changement: dix, vingt, cinquante ans, peu importe, l’horizon se fixe tout seul... Certains journalistes en rêvent même les yeux ouverts. “Pourquoi l’Europe de l’Est et pas nous?” “ Est-ce parce que nous avons une culture différente?” “Y a-t-il discrimination?” sont, par exemple, quelques questions posées par un journaliste très soucieux du problème.
Mais “les dix nouveaux entrants de l’UE ont eu besoin de 10 ans pour se mettre au niveau. La politique de bon voisinage permet au Maroc de définir lui-même son statut spécial et de mettre en œuvre les réformes pour se rapprocher des acquis européens”, explique l’ambassadeur.

Economiquement et politiquement, le “bon voisinage” sert à accélérer les réformes nationales pour se mettre au diapason européen. A condition d’en avoir les bases et c’est pourquoi tous les pays du pourtour européen ne sont pas dans le train. La Russie, citée au démarrage de cette offre, il y a trois ans, n’en fait plus partie aujourd’hui.

Pour le moment, le Maroc et l’UE sont plutôt en “mode coopération et aide au développement”, dans le mécanisme des aides, souligne Sean Doyle.

Selon lui, le statut spécial du Maroc, qu’il qualifie de leader dans le monde arabe et africain en matière de développement, défini par lui-même, devrait être présenté aux Etats membres fin octobre.

· Un souci de sous

L’UE s’engage à aider le Maroc pour réaliser ses réformes dans le cadre de son statut spécial. Voilà pour le principe. Mais un souci de sous plombe l’ambition. Le budget européen est fixé tous les six ans. Et les 135 millions d’euros de dons apportés chaque année au Maroc ne sont pas suffisants pour “changer de mode”. “Nous n’avons pas pour le moment d’argent supplémentaire”, affirme Sean Doyle. C’est un point que le Maroc doit soigneusement considérer: il modifie assez considérablement la donnée. Toutefois, la Commission européenne a décidé mercredi dernier d’assainir son panel d’instruments financiers pour le rendre “plus simple et plus efficace”: le nouveau cadre se limitera à six instruments, dont quatre nouveaux. Ces derniers concernent l’aide de pré-adhésion, un instrument de voisinage et de partenariat, celui de la coopération au développement et de coopération économique, et enfin un instrument de stabilité. Les deux autres instruments existants, consacrés à l’aide humanitaire et à l’assistance macrofinancière, seront maintenus, a déclaré la Commission européenne.

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Le paradoxe de l’émigration

«La crainte des électeurs est le principal facteur de blocage au débat sur l’adhésion de pays comme le Maroc», dit Sean Doyle pour définir l’actuelle crise identitaire que vit l’UE. “Il n’y a qu’à voir les polémiques sur l’adhésion de la Turquie”. Peur de perdre leurs repères d’Européens, de se voir “envahir” par des non Européens. Des craintes d’ailleurs objet de surenchères politiques, notamment de la part des partis conservateurs européens. Pourtant, et paradoxalement, l’UE a un besoin structurel en “non-Européens”. Le dernier rapport du FMI a montré que la population européenne baisserait de 12% d’ici à 2050.

L’UE a souvent été critiquée pour son double langage sur la question. Ainsi, les électeurs ont peur et ne sont pas près de débattre de l’adhésion d’autres pays, ceux-là mêmes qui voient leurs compétences partir chez Dame Europe, parce qu’elle en a besoin… Et après on appelle cela de l’intégration!

- Sean Doyle à propos de la politique dite de “voisinage”: “Toute l’ambition du Maroc, qui est un leader en Afrique et dans le monde arabe, se concentre sur la réduction des écarts avec l’UE”. L’idée taboue du Maroc en tant que membre de l’UE n’est pas nouvelle. Au Maroc, beaucoup y croient même s’il n’y a pas de promesse allant dans ce sens. Sept pays sont concernés par la stratégie “Voisinage”, le Maroc bien sûr, la Tunisie (mais pas l’Algérie), Israël, la Moldavie, l’Ukraine et les pays du Caucase

Mouna KADIRI

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Maroc-UE: Des fonds structurels régionaux à l’étude

· L’Europe des 25 est en train de revoir le budget réservé à l’aide au développement
· Les traditionnels outils d’octroi des aides seront abandonnés


C’est à une “nette évolution” en matière d’aide au développement que les relations entre le Maroc et l’Union européenne sont appelées dans les deux années à venir. C’est ce qu’a déclaré l’ambassadeur des 25 lors de journées d’études organisées par le groupe socialiste au Parlement.

Pour l’année 2007, une nouvelle perspective budgétaire est en train de se faufiler dans l’horizon européen. “Le débat sur la réforme du budget européen vient tout juste de démarrer en Europe et il affectera même les fonds d’aide et de partenariat”, note Sean Doyle, ambassadeur de l’UE à Rabat. Le débat va continuer dans les mois à venir et la réflexion se poursuivra même au Maroc, note Doyle. Mais la tendance générale est de délaisser les traditionnels outils d’aide au développement avec les pays privilégiés dont le Maroc fait partie. Il s’agira, selon Doyle, d’aller vers une formule de fonds structuraux régionaux, calqués sur l’expérience de l’Interreg, mais avec des ressources conséquentes. L’Interreg a permis de favoriser une coopération décentralisée régionale entre le Maroc et les pays européens riverains, mais à petite échelle. Il a permis le financement d’études et l’organisation de missions commerciales et autres dans le bénéfice commun des deux régions. Mais dans la formule avancée par Doyle, il s’agira de décaisser les aides directement dans le budget marocain, de la même façon que pour tout autre pays communautaire. Cette situation serait rendue possible par la nouvelle politique de voisinage dont profite le Maroc. Au sein de la Méditerrannée, le Maroc s’impose en tant que voisin privilégié, mais sans perdre de vue les spécificités propres qui le caractérisent. De toute façon, “il faut garder la vue large”, note Doyle et ne pas se focaliser sur les aspects négatifs. En clair, l’allusion est ici faite aux trafics de drogue et à l’émigration clandestine. Il sera même beaucoup plus facile d’en traiter dans le nouveau contexte.

Casablanca,10 11 2004
Mouna Kadiri
L'Economiste
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