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Investissement dans le monde - Le Maroc, leader africain de l’attractivité

· Ce qui marche: le tabac, les call centers, la grande distribution, les voitures…
· Grand retour des investissements sur le continent!


Pour une fois, la déception n’est pas pour nous! Et pour une fois, le Maroc se distingue par le haut en matière de flux d’investissements. Suite au dernier rapport de la Cnuced (Conférence des Nations unies pour le commerce et le développement) sur l’investissement dans le monde, ce petit pays qu’est le Maroc peut aujourd’hui se targuer d’être le leader en matière d’attractivité d’IDE (investissements directs étrangers) dans son continent.

Il est 32e dans le classement mondial sur 181 pays. La cagnotte a été de 2,3 milliards de dollars en 2003. Certes, les mannes des privatisations(1) y sont inclues. Le Maroc est d’ailleurs “le plus grand récepteur des apports dus aux privatisations” en Afrique, précise la Cnuced. Ce n’est pas rien, mais ce n’est pas tout. Ainsi, il n’a pas suffi d’une grosse opération de privatisation pour remplir les postes d’IDE, comme à l’accoutumée. La cession de la Régie des Tabacs au groupe Altadis a rapporté près de 1,4 milliard de dollars. Le reste est ventilé entre plusieurs autres investissements privés étrangers (Renault, boom des call centers, grande distribution…). 2003 est sans aucun doute l’année de l’attractivité pour le Maroc. Un fait d’autant plus remarquable que les investissements étrangers dans le monde ont globalement diminué en comparaison aux années précédentes (de 18% par rapport à l’année 2002, pour un montant de 560 milliards de dollars).

Mais fait rare, selon les performances affichées dans les autres rapports internationaux, la région d’Afrique et du Moyen-Orient a connu un dynamisme plus important que dans les pays développés. Les Etats-Unis ont enregistré leur plus bas score d’IDE depuis 12 ans avec une chute de 53% pour un montant de 30 milliards de dollars -ou encore en Amérique latine et en Europe orientale, pour qui les bilans sont décevants. Mais leurs niveaux initiaux étant très élevés…

L’Afrique est pour ainsi dire le continent à l’honneur. Une fois n’est pas coutume. Les entrées d’investissements étrangers directs ont progressé de 28% et atteint 15 milliards de dollars en 2003. Selon la Cnuced, cette reprise est essentiellement due aux investissements dans les ressources naturelles (découverte de gisements pétroliers) et aux politiques libérales en matière d’IDE. Bien plus, le rapport révèle que la part de l’IDE dans la FBCF (formation brute de capital fixe) est passée de 12% en 2002 à 14% en 2003, “soit le deuxième niveau le plus élevé des dix dernières années”. Ainsi, l’effort d’investissement du capital étranger est plus important. Certains observateurs estiment qu’il faut toutefois prendre avec des pincettes cette affirmation. Pour eux, l’effort est essentiellement inhérent aux ressources naturelles dont jouit l’Afrique. Aussi, ce grand retour des investisseurs en Afrique est à relativiser. Les valeurs absolues des IDE demeurent sans commune mesure comparables d’une région à une autre. L’Afrique demeure le parent pauvre des IDE. La nouveauté réside plutôt dans le virage qu’annonce ce rapport de la Cnuced: il s’agirait bien de l’ère des délocalisations massives vers les destinations les moins chères et les plus compétitives. Et la pauvre Afrique semble être l’un des réceptacles favoris pour les capitalistes. Tant mieux pour elle.

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Délocalisations? Surtout vers les pays développés !

Beaucoup seront surpris de voir que les délocalisations, vers le Maroc et d’autres pays d’Afrique, sont très faibles comparées aux délocalisations se rendant dans un autre pays développé. Or, c’est là que se situe la vraie ampleur du phénomène des migrations d’entreprises. “Plus que la moitié des 500 projets d’IDE dédiés aux centres d’appel enregistrés en 2002 et 2003 sont allés aux pays développés, notamment Canada, Irlande et Royaume-Uni”, rapporte la Cnuced. Et ce, pour des considérations de “culture et de langue”. Elle ajoute plus loin: “L’Afrique a attiré seulement quelques centres d’appel qui sont principalement allés au Maroc, en Egypte et en Afrique du Sud”. Ainsi, l’argument qui veut que les délocalisations suivent les coûts de main-d’oeuvre les moins chers est mis à mal par ce constat. Ce n’est pas un phénomène Nord-Sud. “Les grands bénéficiaires jusqu’à présent sont l’Irlande, le Canada, Israël et l’Inde. La part du marché des services délocalisés qui revient à ces quatre pays dépasse les 70%”. D’ailleurs, les auteurs de ce rapport se sont beaucoup intéressés aux phénomènes de la délocalisation des services. En 2001, le montant des délocalisations a été estimé à 32 milliards pour l’ensemble des services et “devrait passer de 1 milliard en 2001 et 24 milliards à l’horizon 2007 pour les seuls services informatisés”. Enfin, la Cnuced estime que les services susceptibles d’être exportés nécessitent de plus en plus de compétences. “En d’autres termes, il s’agit là du début de ce qui pourrait devenir une modification fondamentale de la division internationale du travail dans une vaste gamme d’activités qui ne pouvaient jusque-là faire l’objet d’un échange international”.

- C’est le Royaume chérifien qui a capté le plus d’investissements directs étrangers en Afrique. La politique de privatisation y est pour beaucoup, mais pas uniquement. Sur les 2,3 milliards de dollars investis, la cession de la Régie des Tabacs en représente 60%. Autre distinction pour le Maroc: il ne dispose pas de ressources naturelles, comme le pétrole, permettant aux pays comme la Guinée équatoriale ou l’Angola de le talonner. Son attractivité n’en est que mise en valeur, sans compter sur la politique des “privat’” (Source: Cnuced)

Casablanca,10 04 2004
Mouna Kadiri
L'Economiste
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