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Maroc-Turquie : Un milliard de dirhams de transactions par an

Seulement 1% de nos exportations destinées à la Turquie
· Les opérateurs placent beaucoup d’espoir dans l’accord de libre-échange
· Les IMME arrivent en tête des importations


Des opérateurs marocains sont actuellement en Turquie en quête d’opportunités d’affaires. La perspective de l’accord de libre-échange ne laisse pas de marbre.

Le commerce entre les deux pays se situe encore à un niveau plutôt confidentiel (1% des importations marocaines viennent de Turquie).

Selon différentes études, le potentiel des échanges entre les deux pays est énorme. Pour le moment, ils sont estimés à près de 1 milliard de dirhams par an. Mais, note le Conseil national du commerce extérieur (Cnce), «ces échanges profitent plus à la Turquie et ce, dans la mesure où la balance commerciale marocaine accuse un déficit moyen de 365 millions de dirhams».

De Turquie, le Maroc achète essentiellement des produits métallurgiques, mécaniques, électriques et électroniques (IMME).

Les importations progressent très rapidement avec un taux de 17% en moyenne annuelle pour ces biens. L’essor de ces secteurs explique la dépendance à l’égard de produits semi-finis intégrés dans la production automobile et électronique.

L’essentiel de ces importations est constitué des fils, barres et profilés en fer ou en acier, de fer et acier en bloom ou ébauche, des voitures particulières, pièces détachées automobiles, moteurs thermiques et appareils récepteurs radio et télévision, indique le Conseil national du commerce extérieur.

A eux seuls, les IMME représentent plus de la moitié des importations marocaines de Turquie. Les produits agricoles (l’orge, le blé tendre et les pois chiches en grains) arrivent juste derrière, suivis des articles textiles (tissus de fibres synthétiques, tissus de coton, de fibres synthétiques et des vêtements confectionnés), d’habillement et cuir.

Le Maroc exporte quant à lui pour l’équivalent de 423 millions de dirhams de produits vers la Turquie. La plupart des exportations (près de 80%) sont constituées de produits chimiques et parachimiques (acide phosphorique, engrais et pâte à papier), des produits miniers (phosphate, plomb, brut et affiné), textile, habillement et cuir.

Les opportunités détectées par le CNCE (dans une étude sur la Turquie) seraient relativement importantes pour les produits intérimaires et les biens d’équipements. Et ce, malgré une production locale relativement importante.

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Les secteurs les plus compétitifs

La promesse d’une relative réduction du coût de l’énergie est loin de suffire aux compétiteurs marocains pour affronter un pays comme la Turquie. Forte de sa lire flexible, dévaluée à outrance, de son offensive marketing supérieure à celle du Maroc et de ses secteurs stratégiques, la Turquie est un concurrent difficile. Voici un aperçu des secteurs les plus compétitifs du futur membre de l’UE(1).

· 1er cimentier exportateur en Europe!
Le secteur du ciment est parmi les plus performants. La Turquie est le premier exportateur en Europe et le second au niveau mondial. Selon l’ambassade de Turquie au Maroc, «les coûts d’énergie élevés constituent le point faible du secteur». Mais ceux-ci sont déjà inférieurs à ceux pratiqués au Maroc.

· Acier: 16,5 millions de tonnes par an
Le secteur du fer et de l’acier représente 6,2% des exportations turques. Avec son 16,5 millions de tonnes d’acier brut, la Turquie est le 13e producteur mondial en 2002. C’est un secteur fortement encouragé par les mesures de soutien étatiques et une compétitivité énergétique dépassant celle du Maroc.

· Textile: Un carré de choix
C’est un secteur de choix pour la Turquie. Avec une part de 13% dans l’industrie de production, la Turquie est le deuxième fournisseur en textile de l’UE, affirme l’ambassade de Turquie au Maroc. Les produits du textile représentent 20% de l’exportation totale du pays. Selon les responsables turcs, la performance de ce secteur est étroitement liée aux machines modernes, aux nouveaux investissements, et à une bonne récolte du coton ces dernières années. Dans l’industrie d’habillement en cuir et fourrure, elle est le 3e producteur et exportateur mondial, après la Chine et l’Italie, et 2e exportateur en Europe.

· Agro-industrie: La reine des noisettes
Ce secteur contribue à 5% du PIB. La Turquie sur ce registre se place parmi les 10 premiers exportateurs mondiaux. Farine, pâtes, biscuits, confiseries, margarines, légumes transformés et fruits secs sont les principaux produits exportés. C’est le premier producteur et exportateur de noisettes, de figues sèches et pois chiches dans le monde. C’est le 6e producteur d’agrumes et le premier de cerises, et troisième exportateur mondial d’huile d’olive.

Industrie électronique: 2e exportateur de télévisions en Europe
Ce secteur a fait une progression quasi exponentielle: les exportations plafonnaient à 770 millions de dollars. En 2003, elles sont de l’ordre de 4,4 milliards de dollars. C’est devenu le 4e exportateur en Europe de produits électroménagers et 2e pour l’exportation des télévisions.

· Automobile: Une plate-forme
L’industrie de l’automobile est composée de 15 producteurs centraux dont 10 ont des participations étrangères ou sont en joint-venture avec des firmes étrangères. «Via l’Union douanière avec l’UE, la Turquie est devenue un centre de production et d’exportation d’automobiles dans la région», explique l’ambassade de Turquie au Maroc. Le Royaume a les mêmes ambitions et, avec l’arrivée de Renault, l’accord avec l’UE et les autres en perspectives (USA, Turquie, Jordanie, Egypte, Tunisie) a déclenché le processus.

· 3e exportateur mondial de marbre
Le secteur de l’exploitation minière occupe une petite place dans l’économie turque: 1,1% du PIB. L’industrie du marbre commence à s’étoffer depuis quelques années: la Turquie, riche en ressources en marbre, est le troisième exportateur européen et mondial.

· Céramique: Elle défie l’Italie et l’Espagne
Les derniers investissements ont modernisé le secteur de la céramique. La compétitivité turque s’est nettement améliorée surtout qu’elle dispose de ressources naturelles importantes. La Turquie est devenue un concurrent de taille pour l’Espagne et l’Italie, les plus gros exportateurs de céramique. Elle est actuellement le 5e producteur mondial de matériau de construction en céramique et le 3e au niveau mondial. L’ambassade relève encore une fois que le seul point faible qui affecte le secteur est le coût élevé de l’énergie… décidément.

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(1) Un travail fait grâce à la contribution de l’ambassade de Turquie au Maroc, qui a dû «importer» ces informations.

Casablanca,09 06 2004
Mouna Kadiri
L'Economiste
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