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Les phosphates jordaniens redeviennent privés

· C'est le sixième producteur et le quatrième exportateur mondial
· Le plus gros employeur de Jordanie
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Activité hautement stratégique pour les Etats jusqu'en milieu des années 90, les phosphates paraissent en train de perdre définitivement ce statut. En atteste la nouvelle stratégie que lui réservent dorénavant les gouvernements des pays producteurs. C'est le cas de la Jordanie qui vient de décider en fait de la privatisation de son office la « Jordan Phosphate Mines Company » (JPMC).

Un groupe qui compte parmi les principaux concurrents de l'OCP (office chérifien des phosphates) sur le marché mondial. Une rude compétition a confronté récemment les deux majors pour décrocher un partenariat avec le pakistanais Fauji, gros client de l'OCP, pour le développement d'un joint-venture de production d'acide phosphorique. Implantée enfin au Maroc, cette unité sera opérationnelle dès l'année 2007.

Depuis le 31 décembre 2000, la Jordanie compte au rang de sixième plus grand producteur mondial de phosphate naturel et le quatrième exportateur mondial. Dans l'économie jordanienne, JPMC est le plus grand exportateur en termes de revenu et le plus grand groupe industriel et employeur du pays.

Le fait de la privatiser ne consoliderait-il pas son positionnement commercial auprès de grands clients de l'office marocain? La question mérite réflexion, puisqu'il est évident que beaucoup d'avantages et de gains sont à recueillir après la privatisation d'une entreprise publique. D'abord au niveau de l'amélioration de l'organisation et des modes de gestion. Ensuite au niveau de l'expertise déployée par le nouvel acquéreur pour développer les activités. Enfin, la possibilité de développer de nouveaux marchés, si c'est une major mondiale présente sur toute la filière.

Selon les informations disponibles, la Commission gouvernementale exécutive de privatisation (EPC) vient de signer, le 9 août 2004, un accord de conseil avec un consortium mené par la filiale de la région MENA de HSBC pour restructuration totale des activités du groupe puis sa privatisation. Ce consortium, qui a été retenu au terme d'un appel d'offres lancé le 13 juin 2001, regroupe Allen et Overy en tant que conseillers juridiques, Atlasinvest (la banque d'affaires d'Arab Bank) comme conseiller financier local, Behre Dolbear Int & Co en tant que conseillers techniques, les conseillers juridiques locaux Ali Sharif Zubi et Sharif Ali Zubi et Deloitte et Touche comme auditeur.

· 81,95% du capital à placer

La part du capital de JPMC à placer auprès des investisseurs est de 81,95% pour des fonds propres s'élevant au 31 décembre 2003 à quelque 87,67 millions d'euros. Près de 19,05% du capital est déjà coté à la Bourse d'Amman depuis le 01 janvier 1978. Le gouvernement jordanien contrôle, via la société d'investissement de la Jordanie et par la société de sécurité sociale, près de 81,95% du capital social autorisé et publié de JPMC au 31 décembre 2003.

L'office des phosphates jordanien a été créé, en mars 1949, sous forme d'une entreprise privée anonyme, pour exploiter les gisements de phosphate en Jordanie. Quatre ans plus tard, le groupe a été nationalisé. Sa gestion est définie actuellement par une loi promulguée en 1997. JPMC possède et exploite actuellement trois mines en Jordanie produisant le phosphate naturel, avec une quatrième mine à Al-Ruseifa qui a cessé la production en 1985. D'autres structures et une usine de produits chimiques, situés dans la région d'Aqaba, dans le sud de la Jordanie, appartiennent au groupe et produisent également l'acide phosphorique, le phosphate d'ammonium (le DAP), l'acide sulfurique et le fluorure d'aluminium. JPMC a actuellement le monopole d'exploitation des phosphates et la production de ses dérivés en Jordanie.

Casablanca,08 31 2004
Bouchaib El Yafi
L'Economiste
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