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Tanger-Tétouan : Les zones industrielles séduisent les investisseurs

· La région a été dotée d'un solide tissu industriel
· Tendance vers des industries à plus forte valeur ajoutée


La région de Tanger-Tétouan se positionne d'année en année comme deuxième pôle économique du Maroc après Casablanca. Elle est en étroite concurrence des Doukala-Abda. Selon les dernières statistiques du ministère de l'Industrie, la région du Nord concentre plus de 11% des établissements industriels du pays, soit 773 unités. Ses indicateurs sont en constante progression (plus de 10% par année).

Loin devant on retrouve, bien sûr, Casablanca avec 38% des unités industrielles et, juste après, Fès-Boulemane avec 8%.

Tanger-Tétouan participe aussi à hauteur de 9% dans la création de valeur ajoutée avec plus de 5 milliards de DH pour un investissement total qui s'est élevé en 2002 à près de 8 milliards de DH.

Le chiffre d'affaires réalisé est de 12,81 milliards de DH, dont une grande partie à l'export. En effet, cette région exporte pour près de 5,185 milliards de DH, soit 11% du total national. Le tissu industriel est composé essentiellement d'entreprises des secteurs textile-habillement, agroalimentaire et métallurgie. Il emploie 14% de l'effectif permanent total du secteur industriel marocain, avec 60.115 personnes, dont près de 60% de femmes. Le secteur du textile-habillement est le premier employeur avec près de 60% des emplois occupés et en nombre d'unités en service.

La tendance actuelle du secteur industriel dans la région se dirige vers les industries à plus forte valeur ajoutée, avec une migration progressive du textile vers le câblage, par exemple. Ce dernier se profile ainsi comme future locomotive de développement. L'essentiel des entreprises du câblage automobile s'est installé à la zone franche aéroportuaire, TFZ. Tanger accueille actuellement les majors du câblage tels Delphi, Yazaki, Automotive Wiring (Volkswagen), Lear Corporation, ainsi qu'une pléiade de fournisseurs et de sous-traitants qui sont en train de se mettre en place. D'autre part, la région est courtisée par les équipementiers aéronautiques, en particulier ceux qui travaillent pour le compte de l'avionneur européen Airbus : Souriau et Daher Aérotechnologies, entre autres.

Le secret de cette réussite, outre un emplacement stratégique, se cache derrière une politique de zones industrielles qui a encouragé de nombreuses entreprises à venir s'installer dans la région. Les potentiels ne sont pas négligeables, surtout pour les industries dédiées à l'exportation vers l'Europe, comme les industries du câblage. Les premiers efforts en matière de terrains industriels ont été consentis dans les années 60. Les premières sociétés industrielles se sont installées sur les 4,5 ha aménagés alors en zone industrielle par l'ODEP au port de Tanger. Cette zone franche portuaire compte aujourd'hui 72 entreprises dont 48 étrangères. Leur activité principale demeure le textile et le cuir.

Vers le milieu des années 70, le ministère des Travaux publics a aménagé quelque 139 ha de terrains domaniaux en zone industrielle. C'est la naissance de la Zone industrielle de Moghogha. Sauf que le début a été timide en dépit des prix très abordables: 40 DH le m2 pour la première tranche et 75 DH pour la deuxième. A l'époque, Tanger n'avait pas encore la vocation d'une ville industrielle. Au début, seules quelques entreprises dont peu de multinationales ont ouvert le bal: Sialim (Groupe Bel), Jacob Delafon et Pechiney à travers Aluminium du Maroc. La zone connaîtra une demande intense avec le développement fulgurant de l'industrie de confection et du textile. La zone compte actuellement 141 entreprises dont 63 actives dans le secteur du textile et de l'habillement. Moghogha saturée, une autre zone industrielle a vu le jour à l'initiative de la province de Tanger. Mais elle ne connaît pas le succès de Moghogha. La polémique sur le problème des terrains industriels a donc repris de plus belle. Elle s'est accentuée vers le milieu des années 90 à l'heure même où l'ONDA projetait déjà d'aménager les terrains limitrophes à l'aéroport en zone industrielle. Mais il fallait attendre presque une décennie pour que la zone franche aéroportuaire voie le jour en 2000. Près de 345 ha de terrains industriels pouvant abriter plus de 1.000 sociétés et générer 60.000 emplois pour un investissement de 600 millions de DH ont ainsi été aménagés par la Tanger Free Zone.

En face de la zone franche aéroportuaire, la CGI, filiale de la CDG, a aménagé et commercialisé quelque 130 ha en zone industrielle. La zone devra accueillir en sa globalité, quelque 495 lots d'activité destinés à abriter 26 entreprises de devanture, 272 unités industrielles et 87 lots pour l'artisanat et l'habitat. La zone comporte aussi quelque 740 lots destinés à l'habitation (immeubles mixtes, habitats économiques, villas en bandes...). 22 autres lots sont prévus pour abriter des locaux administratifs, des établissements scolaires et des équipements dits de proximité. Sa réalisation a nécessité un investissement de 500 millions de DH. La zone n'a pas connu le même succès que celui de la TFZ, car elle manque de l'atout majeur que constitue la franchise.

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El Alami premier groupe industriel de la région

Le groupe El Alami est l'un des plus importants groupes industriels de la région. Il regroupe Aluminium du Maroc, Jacob Delafon, Industube, Afric Industrie à Tanger, Structal et SNRo à Casablanca. Son histoire se confond avec celle de la famille El Alami, originaire de Fès et installée à Casablanca. Le fondateur du groupe, Abdelaziz El Alami, avait un faible pour la ville du détroit. Actuellement, c'est Me Abdelouahed El Alami, avocat de profession, qui est le président du groupe.
Le premier investissement des El Alami à Tanger date de 1960, avec les Minoteries de Tanger. Une deuxième minoterie, celle de Saidia est lancée à Tétouan peu après. En 1970 Abdelaziz El Alami se lance dans le tourisme en investissant dans la construction de l'hôtel Les Almohades, le premier d'une chaîne de trois hôtels tout en rachetant une société de textile, Ingetex.
A la fin des années 70, le groupe décide de faire son entrée dans l'industrie par la grande porte en investissant presque simultanément dans l'aluminium, avec Aluminium du Maroc, le sanitaire avec Jacob Delafon et les tubes galvanisés avec Industube. Après la mort de son fondateur 1987, le groupe s'est recentré sur les activités liées au bâtiment.

Casablanca,08 31 2004
Ali Abjiou
L'Economiste
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