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Pour un nouveau partenariat boursier euroméditerranéen - Prendre le taureau boursier par les cornes

Par Ferid Ben Bouzid, directeur général de Best Ré et Olivier Pastré, Professeur, Université Paris VIII

Ayons le courage de le reconnaître : des entreprises comme Enron, Worldcom ou Vivendi ont durablement semé le doute dans l'esprit des épargnants sur l'intégrité des comptes des entreprises et, donc, sur l'avenir des marchés boursiers. Cette crise de confiance est majeure et nécessite de profondes réformes. Si ces réformes ne sont pas mises en ¦uvre rapidement, il est à craindre que le financement des entreprises et celui de nos retraites ne soient, à terme, mis en cause. La crise des Bourses les plus développées frappe aussi les Bourses dites "émergentes" qui auraient pu jouer le rôle de placement alternatif.

Mais si l'on ajoute à la crise de confiance dont sont victimes les entreprises la défiance naturelle vis-à-vis des Bourses "exotiques", rien d'étonnant à ce que la conjoncture des Bourses du Sud soit un rien déprimée. Or, pour ces pays, le développement d'un marché financier efficient constitue un enjeu majeur. C'est le cas, à nos portes, des Bourses du Maghreb.

Ces Bourses, après avoir connu un démarrage relativement prometteur au début des années quatre-vingt-dix, sont retombées depuis deux ans dans une torpeur qui malheureusement n'a rien d'estival. Or, c'est l'avenir financier du Maghreb (et, plus généralement, celui des pays du Sud de la Méditerranée) qui se joue au travers de l'émergence de ces Bourses. Le développement d'un marché financier représente, pour ces pays, un moyen de financement non strictement bancaire autant qu'un mode adapté de rémunération de l'épargne nationale. Par ailleurs, l'introduction en Bourse constitue, pour les entreprises de ces pays, une forme libérale et non bureaucratique de "mise à niveau", tant comptable que comportementale, qui, seule, permet d'assurer une croissance durable. Enfin, la cotation en Bourse permet, dans certains cas, d'offrir des opportunités de partenariat international, générateur de transferts de technologie. Pour toutes ces raisons, le développement des marchés boursiers dans tous les pays du Sud en général et au Maghreb en particulier doit être encouragé.

Face au marasme boursier généralisé sur les deux rives de la Méditerranée, deux attitudes sont possibles. Soit on attend que la confiance revienne et, pour cela, il faudra des réformes très profondes en matière de gouvernement d'entreprise et, surtout, il faudra être… très patient ! Soit on se décide à "prendre le taureau boursier par les cornes". Dans cette seconde perspective, il est une réforme à laquelle il nous semble intéressant de réfléchir. Elle consiste en la double cotation des entreprises maghrébines les plus performantes sur les Bourses de leurs pays mais aussi sur la Bourse de Paris. L'avantage, pour les pays du Maghreb, tient, bien évidemment, à la redynamisation de leur marché financier. Mais, au-delà, cela permet aussi une meilleure insertion de leurs entreprises dans une économie de plus en plus mondialisée. Sans même mentionner un apport de capitaux extérieurs dans des pays qui, comme les pays européens, visent au respect de leur équilibre budgétaire. Pour la France, cela constitue un moyen d'élargir ses "bases d'accumulation" boursière, de transférer une partie de sa technologie financière, qui est réelle, et, accessoirement, d'être plus représentative dans les négociations boursières internationales à venir.

C'est donc bien une opération "win-win", comme aiment à le dire les "golden boys" : tout le monde y gagne. Cette initiative présente certaines difficultés techniques aussi bien que politiques mais qui ne nous semblent pas insurmontables. Il n'y a, pour les pays du Maghreb, pas l'ombre d'un atome de perte de souveraineté. Au contraire : c'est en ne favorisant pas le dynamisme de leur marché financier que ces pays mettraient leur système bancaire sous la menace d'une perte d'indépendance. D'aucuns diront que l'initiative que nous proposons ici n'est pas à la mesure des enjeux de la (difficile) coopération euromaghrébine. Ils ont tort. À force de vouloir trop embrasser, de sommet en sommet, de Barcelone ou d'ailleurs, on a, dans ce domaine, bien peu étreint. L'avenir des relations euromaghrébines passe par des initiatives sectorielles effectives bien plus que par des solutions globales et néanmoins irréalistes. Commençons, sur la base de volonté politique commune, par consolider nos Bourses des deux côtés de la Méditerranée.

Et - qui sait ? - la modernisation de nos systèmes bancaires se fera peut-être mieux ; les investissements directs à l'étranger se feront peut-être plus nombreux au Maghreb ; l'attractivité industrielle de la France sera peut-être moins sujette à caution. Qui sait ? Il n'en est qu'un qui sait : celui qui essaie…

Marseille,08 16 2004
Rédaction
Finances Méditerranée
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