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Le business du mariage : Neggafates, traiteurs... comment les métiers se sont organisés

· Salles de fête, traiteurs, neggafa… Les différents protagonistes
· les prix des prestations dépendent des clients


La saison des mariages bat son plein, encore faut-il attendre le mois d'août! s'exclament les spécialistes. En effet, mi-juillet, salles de fête, neggafates, orchestres, traiteurs et autres corps de métiers attenants au mariage sont “surbooqués”.

Le temps où le mariage ne nécessitait que la présence de 12 personnes en tant que témoins est révolu. Aujourd'hui, le mariage est devenu une vraie industrie, avec des règles, mais surtout avec beaucoup de bénéfices(1).

En effet, avant d'arriver au jour J, ou plutôt la nuit de la fête, les préparatifs durent en moyenne trois à quatre mois, si ce n'est une année. Un proverbe marocain dit: “Le mariage d'une nuit nécessite une année de préparation”. Ainsi, il faut d'abord commencer par choisir ceux sur qui va reposer le déroulement de la soirée, la salle, traiteur et cie. Toute personne passée par là vous dira que la priorité est la salle où se déroulera la fête. Ici, le choix est multiple. D'abord, les salles de fête des hôtels. Elles proposent les tables, les chaises, la cuisine et la suite nuptiale. Tout cela pour une somme allant de 25.000 à 50.000 DH. Les prix dépendent bien sûr du nombre d'invités qui se répartissent en trois tranches: 150, 300 et 500 personnes. Viennent ensuite les salles appartenant à la municipalité. Ces salles de fête se louent de 7.500 à 8.500 DH. Mais selon une source municipale qui a requis l'anonymat, il est possible d'avoir une salle de fête à un prix nettement plus inférieur, qui peut même arriver à 5.000 ou 6.000 DH. L'astuce est que la cérémonie sera inscrite sur le registre en tant que réception et non mariage, ce qui justifiera le prix. Pour les autres salles de fête privées comme celle du Poisson, le prix varie entre 10.000 DH en basse saison et 15.000 en haute saison. La salle pouvant contenir une centaine de personnes. Pour toutes ces salles, les clients préfèrent venir à l'avance vérifier la qualité de l'éclairage, élément essentiel pour les photos-souvenirs. “Il ne faut pas que la lumière soit faible, la mariée doit scintiller”, explique un tenancier de salle de fête. Aujourd'hui aussi, il existe des villas construites et louées pour ce genre de célébration. Quant aux personnes détenant elles-mêmes ces villas, elles font appel au traiteur. Ce dernier décore et aménage le jardin qui fera office de salle de fête. Le traiteur est en effet une des pièces maîtresses du feuilleton nuptial. C'est lui qui fournit la nourriture, et parfois aussi l'équipement. Son travail doit être ordonné et organisé. “Il ne faut pas que les serveurs encombrent les invités, notre service doit être fluide”, explique un maître chez un traiteur. Il faut dire que ces dernières années, il y a eu une floraison de traiteurs. “Ils sont devenus tellement nombreux qu'il est difficile de faire son choix”, explique Fedwa, jeune cadre en pleins préparatifs de mariage. “Personnellement, je me suis fiée à celui qui a fait le mariage de ma meilleure amie. C'est en général comme cela que ça se passe”, dit-elle.

Du côté des traiteurs, c'est le même son de cloche. “Les clients viennent nous voir en nous disant que c'est telle ou telle personne qui les envoie, ou encore après avoir assisté à une fête où nous étions présents”, explique le gérant d'une maison de traiteur. Pour les prestations, elles ne sont pas différentes dans l'ensemble. “C'est plus la qualité du service qui fait la différence”. Actuellement, la carte du traiteur se décline en deux options. Le cocktail dînatoire et le dîner en bonne et due forme. Les prix dépendent de la formule, et de son contenu. Ainsi, pour un cocktail dînatoire, les prix varient entre 180 et 400 DH la personne. Au menu, des gâteaux salés, des sucrés, en plus de jus, limonades, café, lait et harira pour le petit matin. Plus le client est exigeant, plus les prix grimpent. Ainsi, des stands chawarmas ou encore des dizaines de variétés de grillades peuvent être proposés pour le cocktail dînatoire. Quant à ceux qui optent pour le dîner, ils se verront proposer une table entre 2.000 et 2.500 DH comme tarif de base. C'est un dîner traditionnel: mechoui, pastilla et dessert, en plus des petits fourrés. Mais le menu peut être haut de gamme, selon les moyens des clients. “La table peut même coûter 4.000 DH, elle comportera de la haute gastronomie”, explique ce gérant. Il faut aussi savoir que les clients peuvent fixer eux-mêmes le nombre de personnes par table. En principe, il est de 10. Mais les clients peuvent opter pour 8 personnes seulement. Ce qui impliquera des tables en plus.

Le volet décoration n'est pas en reste. Il existe plusieurs sortes de décorations de table, des plus simples aux plus sophistiquées, avec des nappes en fil d'or, le traditionnel brodé, en passant par les bouquets de fleurs sur les bordures de table. Mais tout cela doit être fait en harmonie avec les couleurs qu'utilisera la neggafa dans l'habillement de la place des mariés.

La neggafa, elle, est devenue une vraie institution. Pour peu, elle serait “moulat laârs” (maîtresse des lieux), tant ses directives sont suivies à la lettre. Mais elle ne fait rien sans l'approbation préalable du client. Elle organise de nombreuses séances d'essayage et de discussions avec la future mariée. “La future mariée a toujours une image d'elle dans ses rêves. Moi de mon côté, et de par mon expérience, je sais ce qui lui ira le mieux. Le travail ensuite sera de concilier entre nos deux visions afin que la mariée puisse être à 100% satisfaite”, explique Naïma Marrakchia, neggafa à Casablanca. La neggafa prend aussi en considération tous les autres paramètres de la cérémonie. Le lieu, le traiteur, le nombre de personnes… sa rémunération peut aller de 5.000 à 15.000 DH. “En général, une vraie neggafa reste flexible en matière de prix. Tout le monde n'est pas pauvre, mais tout le monde n'est pas riche non plus, sauf que tout le monde a droit à un beau mariage. C'est donc dans ce sens que l'on s'arrange avec le client”, confie Naïma.

S'il existe un mot-clé pour la réussite logistique d'un mariage, c'est l'harmonisation et la bonne entente entre les différents protagonistes. C'est pour cela que chaque traiteur a une neggafa ou même plusieurs avec lesquelles il s'entend bien. C'est aussi le cas pour l'orchestre. C'est de ce dernier que dépend l'ambiance de la fête. Il y a des orchestres pour toutes les bourses. Les prix vont de 2.500 à 15.000 DH pour les plus renommés. Les chikhates (chanteuses et danseuses traditionnelles), elles aussi sont toujours sollicitées, moins qu'avant certes. Leur prix a diminué par rapport à celui des orchestres. “C'est normal, explique une chikha. L'orchestre ne perçoit que la rémunération sur laquelle il s'est mis d'accord avec le client. Alors que nous, nous tablons sur l'argent que nous allons récolter sur place, des invités, la ghrama”, lance-t-elle dans un rire qui en dit long.

Le DJ, communément connu pour l'animation de surprises-parties et soirées jeunes, fait aussi son entrée dans le milieu des mariages. Et ce, à deux niveaux: chez les couples n'ayant pas un budget suffisant pour s'offrir un orchestre. Ou encore, dans cette nouvelle tendance de soirée de mariage, fraîchement inaugurée par les jeunes cadres qui prennent eux-mêmes en charge les frais de la cérémonie. Une tendance datant de ces deux ou trois dernières années, où en plus de l'orchestre, un DJ est de la fête pour le répertoire occidental, tout cela dans une ambiance conviviale et sans protocole. Bien sûr, une fois la cérémonie terminée, les heureux époux peuvent passer la nuit, ou ce qui en reste, chez eux, mais la chambre d'hôtel nuptiale peuple encore les rêves de beaucoup de mariés. Ici encore, les hôtels se préparent en été à recevoir ces fraîchement “Madame et Monsieur” à travers des promotions. Au Royal Mansour Casablanca, par exemple, une chambre nuptiale coûtera 1.980 DH, le prix initial étant de 3.900 DH. Pour la suite nuptiale, de 8.500 DH, le prix chute à 3.480 DH. Ces prix comprenant le petit-déjeuner, la décoration florale et une corbeille de fruits. Au Hyatt Regency, la chambre revient à 1.450 DH, sans petit-déjeuner (le prix habituel est de 2.900 DH). La suite, elle, revient à 2.750 DH contre 4.200 DH en temps normal. Ces promotions s'étalent sur toute la saison d'été. Bien sûr, toute demande supplémentaire de la part des nouveaux mariés est facturée à part.

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Attention aux magouilles!

Négocier avec un traiteur que l'on ne connaît pas peut s'avérer une mauvaise affaire. En effet, selon des sources du milieu, plus le traiteur baisse le prix, moins bonne sera la prestation. Selon ces sources, le traiteur fournit alors un service équivalent au prix payé, donc pas de gentillesses. Certains traiteurs véreux proposent au client de prendre en charge l'organisation intégrale du mariage, et ce, pour une facture globale. Cette facture comprendra la neggafa, l'orchestre… mais ce qui arrive, c'est que le traiteur ne livre pas au client les vrais prix. Il se met d'accord avec la neggafa sur 5.000 DH mais en facturera au client 7.000... et ainsi de suite. Le mieux, selon ces sources, c'est de négocier directement avec les concernés, afin de ne pas se faire avoir.
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(1) Pour les besoins de l'enquête, L'Economiste a fait le tour des principaux intervenants dans la cérémonie. La journaliste s'est présentée comme future mariée afin d'avoir une idée exacte sur les prix et l'état des lieux.

Casablanca,08 09 2004
Houda Benbouya
L'Economiste
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