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Technopark : Le coup de pouce à l’innovation - Entretien avec Abderrafie Hanouf, DG

Le Technopark de Casablanca, avec le soutien financier de la Banque Mondiale, vient de mettre en place un incubateur dédié à l’accompagnement et l’appui des porteurs de projets innovants. Ce coup de pouce est essentiellement orienté vers le domaine des technologies de l’information et de la communication. Grâce à un budget global de 6 millions de DH dont 250.000 dollars octroyés par l’organisme international, l’incubateur encourage aussi bien les compétences locales que les MRE à se lancer dans l’entreprenariat high-tech.

Entretien avec Abderrafie Hanouf, directeur général du Technopark de Casablanca.

- L’Economiste: Sur quel principe s’appuie le nouveau projet d’incubateur que vous venez de mettre en place?
- Abderrafie Hanouf: Il s’agit d’un processus d’accompagnement en faveur des porteurs de projets qui couvre une période allant de 6 à 24 mois. L’idée étant de détecter, en amont de la création d’entreprise, les produits innovants. Cet accompagnement se matérialise par la mise à disposition de structures physiques: locaux meublés et équipés avec une infrastructure high-tech. Il se fait aussi grâce à une équipe managériale qui offre un suivi quotidien des projets, combiné à un ensemble de services: formation adaptée, consulting, étude de marché, aide au financement etc. Nous avons lancé la semaine dernière un appel à projet et nous sommes actuellement en période de réception des dossiers.
La cible de l’incubateur: les lauréats des grandes écoles d’ingénieurs, les salariés d’entreprises qui veulent se lancer dans l’entreprenariat et les entreprises elles-mêmes qui veulent faire du spin-off en permettant à leurs salariés de créer des projets. C’est un appel qui est ouvert tout au long de l’année.

- Quelle stratégie comptez-vous opérationnaliser à cet effet?
- Elle consiste à faire du Technopark un espace intégré en faveur de la promotion de l’entreprenariat et des NTIC. Elle sera axée sur 4 pôles: un incubateur, une pépinière d’entreprises, un hôtel d’entreprises et un centre d’affaires. L’incubation est la phase première où nous nous intéressons d’abord à l’idée, à sa bonne élaboration et enfin sa validation pour la mise en place d’un business plan. Nos spécialistes garantissent ensuite au porteur de projet un cursus de formation adaptée en management ou une formation technologique complémentaire s’il le faut. Nous l’aidons, par ailleurs, à faire son étude de marché pour voir si son produit répond à un besoin réel. Il est ensuite mis en réseau avec un environnement favorable à la création d’entreprise.
Nous avons déjà commencé à recruter une équipe managériale. Nous serons aidés en externe par d’autres consultants qui interviendront de manière ponctuelle sur des sujets bien précis. A l’issue des 24 mois d’accompagnement, le porteur de projet pourra créer son entreprise et choisir soit de rester au Technopark et passer à la pépinière d’entreprises, soit de choisir le secteur concurrentiel. Chose qui arrive rarement.

- Financièrement, quel business plan avez-vous adopté pour ce projet d’incubateur?
- Le business plan que nous avons monté nécessite un budget d’à peu près 6 millions de DH sur deux ans. La contribution de la BM, suite à un appel d’offres international, servira de levier pour mobiliser le reste des fonds nécessaires au montage du projet. Nous ferons appel à des partenaires aussi bien privés que publics pour boucler ce budget.
Aussi, la création de ce projet sera-t-elle l’occasion de nous entourer d’un certain nombre de partenaires, dont un club d’investisseurs constitué d’organismes financiers. Les services de ce club peuvent également s’étendre à l’ensemble des entreprises de la pépinière.
Notre objectif aujourd’hui, sachant que nous avons réservé 500 m2 de locaux équipés, est d’incuber une dizaine de projets par an. Ce chiffre peut être revu à la hausse.

- Comment capitaliser cette expérience de façon à ce qu’elle serve de modèle?
Le projet doit être pérennisé. D’ailleurs, cela fait partie des exigences du cahier de charges de la BM. Nous avons imaginé plusieurs mécanismes à cet effet. Essentiellement à travers une prise de participation dans les entreprises que l’on accompagne. L’incubation est considérée dans le monde comme un moteur de croissance qui favorise le développement. Le retour sur investissement est très important. Dans le monde, le taux de réussite d’un projet incubé dépasse les 70%, alors que pour un projet non accompagné, ce taux ne dépasse guère les 20%. A travers le projet d’incubation, nous sommes sûrs d’avoir des entreprises qui réussiront leur développement.
À travers notre partenariat avec la BM, nous ferons partie d’un réseau international d’incubateurs créé dans les pays émergeants. Nous allons partager avec ce réseau beaucoup d’expériences et de pratiques.

· Abderrafie Hanouf:
Pour Abderrafie Hanouf, DG du Technopark, l’investissement de la Banque Mondiale dans ce projet jouera un rôle de levier. Il compte d’ailleurs, outre les appels d’offres internationaux, solliciter des partenaires privés et publics pour boucler le budget


Casablanca,07 19 2004
Mostafa Bentak
L'Economiste
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