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Un concept original de parfumerie

· «Territoire» marie senteurs et artisanat locaux
· Une exclusivité mondiale: Le parfum de la fleur de henné


«La dame qui achète les fleurs», c’est son surnom à Alnif, la région d’où elle se procure le henné. Dominique Champeaux, la cinquantaine, explique: «C’est la plus belle affaire que j’ai montée dans ma vie. Ce projet m’a permis, en plus d’explorer le grand sud marocain, de découvrir une plante merveilleuse qui est le henné».

Dans son magasin de 230 m2, situé dans une paisible ruelle de l’ancienne Médina à Casablanca, Dominique baigne au milieu des senteurs et de l’artisanat marocains. Le corps frêle, les cheveux courts, elle donne l’impression d’une femme bien dans sa peau. Son pantalon de pêcheurs japonais, ses sandales légères (des tongs) portées avec des chaussettes lui donnent un look mi-moine mi-artiste.

«C’est plus qu’un métier pour elle, c’est un parcours de vie, c’est une passion», explique son fils Fabrice, qui l’accompagne dans son aventure.

Dominique est propriétaire d’un concept de parfumerie appelé «Territoire». Un concept qui marie les senteurs du Maroc avec l’artisanat local.

«Mon champ de travail est les extraits de parfums et des huiles essentielles. Tout ce qui est autour de la beauté et des senteurs orientales. Des huiles de bain, des bougies parfumées, des supports parfumés. Avec une exclusivité qui est le parfum de la fleur de henné», explique-t-elle.

Avant, elle travaillait dans la couture pour le gouvernement des Seychelles en océan Indien, où elle dirigeait une usine de textile.
Les premiers contacts avec le henné, de cette française qui a grandi à Casablanca, étaient en 1991 par pure coïncidence. C’était à travers «Le henné, la fleur du paradis», un livre de Michel Maurel Garcia.

«C’était la première fois que je me suis rendue compte que le henné a une fleur. Du coup, je me suis intéressée à son parfum».

La quête de Dominique pour le henné a commencé par un premier voyage à Erfoud. Son seul contact était un directeur d’hôtel qui l’avait adressé à un certain Brahim, qui y travaillait. «On était à deux pour l’aventure. Nous sommes partis à la découverte du territoire du henné à côté d’Alnif. La première année était consacrée aux contacts, repérer les paysans, connaître les périodes de la cueillette. La deuxième année à l’expérimentation», raconte-t-elle.

A Kalaat Megouna, un ami lui avait prêté son atelier de distillation où elle a procédé à des expériences. L’échantillon-pilote du parfum du henné avait séduit les Français.

«C’est incroyable ce que les étrangers adorent ce produit. D’abord, l’artisanat marocain plaît partout dans le monde et en plus il a été associé aux essences du pays et à des parfums orientaux. Cela fait des produits chocs», explique Dominique, enthousiaste. Et d’ajouter: «C’est pareil au Maroc, mais c’est moins surprenant pour les Marocains de voir un produit de leur pays que pour un étranger».

Les produits de «La dame qui achète les fleurs» se vendent partout dans le monde. Du Japon au Brésil. De Sidney à Singapour en passant bien sûr par l’Europe et les Etats-Unis. Elle a gagné un prix à Toronto et elle a été présente à Paris, à l’occasion de l’année du Maroc en France.

Ces débuts dans la parfumerie, Dominique les a faite toute seule en 1991, dans un minuscule trois mètres carrés au quartier CIL à Casablanca. «J’avais peu de moyens et tout à apprendre. J’ai passé trois ans à l’étude de la matière première au Maroc», raconte-t-elle avec nostalgie.

Depuis, les affaires ont bien marché. «Nous sommes arrivés à presque 30% pour le marché local», explique Fabrice. Ce chiffre, Territoire l’a fait grâce à la vente directe à l’ancienne Médina.

Au milieu de son parcours, Dominique a connu un moment tragique: «Le décès de mes parents dans un accident de bateau était survenu à un moment où l’affaire marchait très bien. Cela m’avait bouleversé. Mon affaire a été pratiquement arrêtée. Ce sont les clients qui sont venus me chercher en me disant qu’il faut recommencer», raconte Dominique émue.

Elle a cherché à s’installer à la campagne, puis à Marrakech, mais c’est l’ancienne Médina qui l’a emporté. «Nous sommes très contents de nous être installés ici. L’ambiance et le cadre de travail sont magnifiques. On a l’impression d’être dans un village où les gens sont très chaleureux», explique Fabrice.

Dominique est tellement contente de son nouveau local qu’elle a acheté une seconde maison où elle compte installer un projet-pilote pour sa coopérative. Son coût est de 800.000 DH. «Si le projet-pilote marche, ce sera plus facile de le vendre en plus grand». Mais actuellement, le projet est en stand-by.

Toutefois, le projet lui laisse un goût d’inachevé. «J’ai pensé que je vais trouver d’autres personnes pour me suivre. Je ne comprends pas pourquoi il n’aboutisse pas. Dans ma vie, j’ai accumulé assez d’expérience, j’aurais aimé réunir cela et pouvoir l’enseigner à d’autres personnes. Développer un produit plus branché». Raconte-t-elle.

Casablanca,07 19 2004
Mohamed Akisra
L'Economiste
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