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Ecologie : La Mer Morte: pour un nouveau souffle de vie

La présentation par la Jordanie du projet de canal Mer Rouge-Mer Morte au dernier Sommet de la Terre à Johannesburg, a fait la couverture des médias internationaux.

La présentation par la Jordanie du projet de canal Mer Rouge-Mer Morte au dernier Sommet de la Terre à Johannesburg, a fait la couverture des médias internationaux.
Par la tenue d’une conférence sur ce problème devant plus de soixante mille délégués, la Jordanie a tenté d’attirer l’attention de la communauté mondiale sur la dégradation de l’écosystème de la Mer Morte, en espérant faire bouger les choses et recevoir un soutien ferme, afin de sauver ce site unique au monde d’une mort certaine d’ici 50 ans.

En effet, les experts évaluent le recul de la Mer Morte d’un mètre par an : de 1000 kilomètres carrés dans les années 1960, sa surface s’est réduite pour ne représenter aujourd’hui que 669 kilomètres carrés.
Si aucune décision n’est prise rapidement, la Mer Morte aura disparu dans un demi-siècle, ont alerté les experts. La cause de ce problème vient du tarissement en amont des eaux du Jourdain utilisées pour les besoins de l’agriculture par Israël, la Syrie et la Jordanie.

De plus, les compagnies jordaniennes et israéliennes exploitant les sels minéraux de la Mer Morte, ont accéléré par cette activité l’évaporation naturelle. Ainsi, le lac est maintenant divisé en deux, séparé par une bande de terre asséchée. Le projet consistant à réapprovisionner en eau ce bassin grâce à la Mer Rouge existe déjà depuis plusieurs décennies.

C’est à la base un projet jordanien ( contrairement à certaines allégations entendues ), élaboré confidentiellement dès 1980 par un bureau d’étude, transmis à cinq institutions jordaniennes, et signé en date du 14 septembre 1993. Il prévoit à long terme et dans le cadre d’un développement durable, l’alimentation en eau de la Mer Morte via un aqueduc reliant celle-ci à la Mer Rouge en passant par le Wadi Araba et longeant la frontière israélo-jordanienne, et préconise dans un premier plan d’urgence, le pompage des eaux, acheminées par un conduit jusqu’à la Mer Morte, en exploitant un atout naturel : la différence d’altitude entre le Golfe d’Aqaba et la Mer Morte ( 400 mètres en dessous du niveau de la mer ) Un projet complémentaire comme la désalinisation de l’eau de mer au profit des jordaniens, des palestiniens et des israéliens est également prévu. La position jordanienne, lors de négociations en 1993 et 1994, a toujours soutenu la solution du canal Mer Rouge-Mer Morte face à celle des israéliens qui proposait un canal Méditerranée-Mer Morte avec tous les arguments politiques et économiques qu’un tel projet engendrerait.

Finalement, la Banque Mondiale fut appelée à gérer le projet jordanien au nom des deux pays frontaliers. Les études préliminaires et de faisabilité ont été terminées en 1997, et les parties prenantes du projet ont alors commencé les recherches financières pour couvrir le coût estimé à 15 millions de dollars. Aujourd’hui, le projet en est toujours à ce stade financier.

Cependant, sa réalisation passe par l’approbation des états concernés se partageant la zone de la Mer Morte. Hors, selon l’ancien ministre de l’eau et de l’irrigation, le projet jordanien ne peut être mis en application qu’avec la participation d’un état palestinien de façon à ce que les trois pays bordant la Mer Morte bénéficient tous des fruits du projet et une fois bien sûr la paix établie. Ce dernier précise encore que si un état palestinien est envisagé d’ici trois ans et la paix avec la Syrie et le Liban d’ici quatre ans, les travaux de ce projet devraient s’étendre sur cinq ans minimum.

En attendant sa réalisation, la prise de conscience écologique se poursuit : la Jordanie a profité de la campagne annuelle de sensibilisation ‘Clean Up the World’, commencée le 21 septembre dernier, pour braquer les projecteurs sur le site menacé de la Mer Morte. Ce rassemblement existe depuis huit ans et fait partie du programme environnemental des Nations Unies (UNEP).

Des millions de volontaires venus de 120 pays nettoient et ramassent les détritus jonchant les sites fragiles. C’est la coopération entre le Haut Conseil pour la Jeunesse, fondé par l’Union Européenne, et les Amis de la Terre au Moyen-Orient (FOEME) qui a rendu possible cette campagne écologique à la Mer Morte.

Cette manifestation contribue à une prise de conscience collective, et pointe le doigt sur ce site jordanien en grand danger écologique et géologique. Plus généralement, la préoccupation écologique est vitale pour un tourisme durable. L’image suivante l’illustre merveilleusement bien : "quand les moutons d’une famille paissent sur les terres communes, cela réduit la quantité d’herbe disponible pour les moutons du voisin ; quand les touristes finissent par être trop nombreux pour visiter un site, ils empêchent d’autres touristes de profiter pleinement de leur visite.

" On peut facilement transposer cette histoire dans le domaine du tourisme en imaginant une petite communauté vivant aux abords d’un site hors du commun ( grotte, plage préservée, lieu de pèlerinage…) Cette communauté retire des revenus de l’exploitation touristique de ce site mais l’augmentation de la fréquentation finit par détruire l’attrait même du site en question. Les propos de l’OMT (Organisation Mondiale du Tourisme) rejoignent cet état de fait.

«Le tourisme peut concourir de façon considérable à la lutte contre la pauvreté, à la protection des patrimoines naturel et culturel et au développement durable en général.» Même si cette notion reste encore relativement floue pour les professionnels, le tourisme dit durable est incontournable.

Ne serait-ce que parce que le potentiel mondial du tourisme devrait presque tripler dans les deux décennies à venir. D'ici 2020, 1,6 milliards de touristes iront visiter un pays étranger, selon les prévisions de l'OMT. Une évolution qui n'ira pas sans une préservation indispensable des sites objets de cet engouement, tel que celui de la Mer Morte.

Amman,12 02 2002
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