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MENA : La moitié des jeunes veulent quitter la région !

· Comment avancer plus vite dans les réformes?
· Investissements: La législation d’exception empoisonne la région
· Une analyse percutante et sans concessions du Femise


«Le coût de la non-réforme est extrêmement élevé. Des mouvements radicaux émergent et se renforcent. La majorité des jeunes (plus de 50%) ont émis le souhait de quitter la région». Le Forum euro-méditerranéen des instituts économiques (Femise) dévoile dans sa dernière analyse sur les pays méditerranéens (PM) et le Moyen-Orient(1), les véritables entraves au développement économique. De nombreux rapports sont sortis sur la région MENA et les pays méditerranéens, mais l’approche du Femise, dans ce travail, se veut pragmatique.

Des réformes sont dans l’ensemble entamées depuis une vingtaine d’années. Mais quid de leur efficacité réelle? Et quels virages faut-il prendre pour les faire passer du papier aux nouvelles réalités? Comment retenir ces jeunes qui ne croient plus aux discours de leurs gouvernants et qui aspirent à plus de considération? Peut-on continuer à ignorer le handicap de la non-représentativité politique?

Au moins un triple défi attend la région pour la décennie à venir: réduire le chômage actuel, créer 34 millions d’emplois d’ici à 2020 pour la nouvelle population active, mais en plus, retenir ces jeunes qui ne rêvent que de lever les voiles pour d’autres cieux…Rien qu’au Maroc, le nombre d’emploi devrait croître de 30% d’ici à 2010 si le pays veut stabiliser son taux de chômage.

On est alors en droit de se demander, comme l’a fait le Femise, quel est le vrai impact de ces réformes entamées depuis une vingtaine d’années.

Un exercice de benchmarking comparant les pays de la région à 120 pays, pour lesquels 30 indicateurs sont donnés(2) montre que les PM sont nettement en retrait et se retrouvent dans les 40% de pays les moins bien placés. Surtout en ce qui concerne le cadre légal économique. Et le Maroc n’est pas le meilleur élève. Si la position relative de la Turquie, la Jordanie, la Tunisie et l’Egypte s’améliore, celle du Maroc se détériore.

Sur le marché des biens, les contraintes liées au cadre institutionnel et légal se traduisent par une faible part de marché de la région dans les exportations mondiales et une faible croissance: les exportations des PM n’ont augmenté que de 4,4% depuis les années 70 contre 217% pour les exportations mondiales. La région attire moins de 2% des flux mondiaux des investissements directs étrangers.

Tous ces constats mènent à une seule conclusion que le Femise décortiquera tout au long de son travail: les réformes légales ne sont pas intrinsèquement une panacée. Cela ne fait pas moins de vingt ans que les réformes économiques sont sur le devant de la scène dans tous les pays de la région et les débats sur l’introduction des législations et mesures de régulation ont été nombreux, expliquent les auteurs de l’étude. Mais force est de constater que les lois et décrets promulgués dans la période n’ont pas conduit à des changements réels ou suffisants. Et pour quelles raisons? Le décalage persistant entre les textes de lois et leur mise en application est dû à «la confusion qui règne dans les systèmes adoptés entre chariaâ et systèmes anglo-saxon et français», estiment les rédacteurs du rapport. Mais est-ce le seul problème? La Malaisie est un contre-exemple suffisant pour affirmer qu’il existe d’autres raisons, à ces entraves beaucoup plus graves (cf. encadré: Représentation politique).

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Représentation politique

L’un des problèmes majeurs, si ce n’est le Problème Majeur de la région, est la représentation politique. Les auteurs de l’étude estiment que les dirigeants de ces pays ne peuvent plus continuer à se cacher derrière des impératifs de construction d’un Etat-nation. «Le retardement de modifications radicales dans la représentation politique a souvent été dû à la priorité donnée à l’établissement de rapides progrès économiques, puis la nécessité de maintenir la sécurité intérieure, ne pas se laisser imposer des réformes par l’extérieur… ont été ajoutées à la liste des raisons entraînant le retard des réformes politiques», dit l’étude. Pour dire plus loin que le grand défi de cette région n’est pas tant d’avoir des parlements, organiser des élections, mais plutôt d’assurer que la représentation politique est correctement appliquée, qu’elle soit réellement voulue. D’ailleurs, l’une des conséquences de cette faiblesse est celle des processus législatifs. Rien qu’au Maroc, combien avons-nous de lois conformes aux standards internationaux mais dont l’application laisse à désirer?

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Former à vie

Les jeunes, ce gisement dont dispose la région, veulent partir. Pour eux, d’autres vies, meilleures, sont possibles ailleurs. Comment un pays fera-t-il quand sa force vive décidera d’innover pour le compte d’un autre? Comment sauvegardera-t-il sa culture? Inutile de développer les affres de l’éducation telles qu’elles sont aujourd’hui et leurs conséquences.
Il devient évident qu’il va falloir changer d’approche et vite. L’effort de l’éducation doit essentiellement être articulé sur le développement de la personne, par la culture générale, la reconnaissance sociale ou plus largement la socialisation à travers le diplôme et la façon dont la société de le reconnaître. Le Femise recommande de développer des compétences réelles plutôt que des qualifications généralistes. Développer les enseignements modulaires, l’alternance, favoriser la reconnaissance de l’expérience professionnelle dans les diplômes.

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(1) L’analyse, élaborée par Samir Radwan et Jean-Louis Reiffers, a été présentée lors d’un séminaire sur la transition économique dans l’Euromed à Bruxelles les 10 et 11 juin 2004.
(2) Comme le coût de l’importation, la régulation des taux d’intérêt, l’efficacité du gouvernement, l’indice de la perception de la corruption, le respect des contrats…


Casablanca,07 12 2004
Mouna Kadiri
L'Economiste
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