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Maroc-France : Le partenariat stratégique se précise

· La France appuie financièrement la politique de proximité de Jettou
· Soutien technique dans la lutte contre le blanchiment d’argent
· Jettou déterminé à introduire la gestion du temps dans l’Administration

La Commission de haut niveau a été l’occasion pour les deux Premiers ministres de recadrer les besoins et les attentes du Maroc. Driss Jettou et Jean-Pierre Raffarin ont voulu donner un contenu au partenariat stratégique initié par le Souverain en 2000 et confirmé par Jacques Chirac en 2003. Cette rencontre a permis de faire le point sur les engagements pris à l’occasion de la précédente édition de juillet dernier. Ainsi, sur le plan de la modernisation économique et la mise à niveau, des progrès ont été accomplis.

Le fonds de garantie français en faveur des PME marocaines sera redynamisé avec la création d’un compartiment dédié à la restructuration financière de la PME. Idem pour la coopération en matière de développement de l’épargne longue tournée vers l’investissement productif. De même, les deux partenaires ont décidé d’instaurer une nouvelle coopération technique pour soutenir les efforts du Maroc en matière de lutte contre le blanchiment d’argent.

Sur le plan de la coopération industrielle, les deux gouvernements ont décidé d’agir en concert dans les domaines liés à la mise à niveau du secteur et à l’amélioration des performances des PME. Ils ont également recommandé l’activation de la mise en œuvre des accords signés en 2001 dans le domaine du soutien à la PME.

Sur le chapitre de la politique de proximité, le Maroc a fait un carton. Ainsi, l’Agence française de développement (AFD) financera des projets de politique de proximité arrêtés par le gouvernement Jettou. Les engagements de l’agence sur trois ans atteignent 300 millions d’euros, soit près de 3,3 milliards de DH. Ils permettront de financer plusieurs chantiers de proximité et d’infrastructures de base. Dans le pipe, l’habitat insalubre, la santé, l’assainissement, les routes et l’électrification rurales… Pour Jettou, plus de 80% de cette manne servira comme appui à la politique de proximité.

Après la programmation triannuelle, le Premier ministre veut convaincre son homologue français de mettre en place des programmes glissants sur plusieurs années. En d’autres termes, il faudra réfléchir à 2007 dès qu’on a engagé les projets actuels. Pour Jettou, c’est un avantage considérable d’autant que les crédits de l’AFD sont considérés comme des dons à hauteur du tiers si on prend en compte le taux d’intérêt appliqué et la durée des remboursements. Le Premier ministre a saisi cette occasion pour revenir sur une tare de l’Administration: la gestion du temps.

Il est déterminé à introduire cette composante dans les mentalités au cours de son mandat. Le facteur temps est en effet essentiel dans la bonne gouvernance. “La moyenne d’exécution des projets au Maroc est estimée à 9-10 ans alors que le standard dans les pays modernes la fixe à 2-3 ans”, dira en substance Jettou au cours d’un briefing à l’issue de la réunion de la Commission de haut niveau. Dans ces cas, les projets démarrent à 100 millions de DH et se terminent à 250 millions. Il faut en finir avec ces pratiques.

Cependant, la grande nouveauté de cette commission est l’implication des acteurs non étatiques dans le partenariat. D’ailleurs, la déclaration commune a souligné l’action de solidarité coordonnée menée à la suite du séisme qui avait ravagé la région d’Al Hoceïma en février dernier. Elle est qualifiée d’“exemplaire”. Elle sera poursuivie sous forme de plan de soutien à la reconstruction qui associera, côté français, l’Etat, les collectivités locales et les ONG. Visiblement, les deux gouvernements sont conscients de la nécessité d’associer la société civile à leurs actions. Un premier Forum civil, qui se tiendra en 2005 au Maroc, pour en formaliser cette nouvelle approche. Il réunira les entreprises, les collectivités locales, les ONG et les universitaires des deux pays. L’objectif est de mieux assurer la coordination des actions et la mobilisation de l’ensemble des acteurs.

C’est dans cet esprit que trois séminaires ont été programmés en marge de la Commission de haut niveau. Le premier, relatif aux collectivités locales, a été annulé. Les participants français n’ont pas fait le déplacement à Paris. Le deuxième a été consacré aux ONG. Le troisième a réuni des chefs d’entreprise des deux pays. Vu les participants côté marocain, la volonté du Premier ministre de rajeunir et renouveler les représentants du patronat dans les rencontres internationales est incontestable.

D’ailleurs, sur les cinq opérateurs participants au séminaire, deux sont des femmes. Il s’agit de Meryem Bensalah, présidente du groupe Olmarcom et Saida Karim Lamrani, à la tête du groupe Karim Lamrani. Les trois autres sont Hamid Bellahcen du comité mixte CGEM-Medef et président du directoire d’Alcatel, Jamal Bellahrech, président du Centre des jeunes dirigeants et membre du conseil national du patronat et Youssef Alaoui, président de la Fisa. Les échanges avec des patrons français ont été riches et concentrés sur des problèmes concrets.

Le message qui sera transmis aux deux Premiers ministres sera axé sur la nécessité d’un accompagnement financier en faveur des entreprises, sur le développement de la formation et de l’externalisation, a dit en substance Mme Karim Lamrani. Sur ce dernier registre, Bensalah a rappelé la création de l’association “Maroc entreprendre” visant la promotion des jeunes porteurs de projets. C’est Attijariwafa bank qui les encadre dans un premier temps avant de généraliser l’expérience à d’autres banques. Quant à Bellahrech, il a insisté sur la nécessité de recourir aux binationaux et la formation comme vecteurs essentiels pour développer le partenariat entre les deux pays.

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Médi Sat affûte ses armes

La société Médi Sat, qui projette de lancer une télévision implantée à Tanger, a tenu son conseil d’administration la semaine dernière. Selon une source proche du dossier, le budget alloué au projet s’élève à 40 millions d’euros, dont 25 millions de fonds propres apportés par les actionnaires. Le reste sera financé par le leasing. Le tour de table comporte notamment la CDG, l’ONA et le groupe Benjelloun. La Caisse de dépôts et consignations apportera le tiers du capital. La chaîne sera opérationnelle dans une année. Elle sera montée selon la formule de Médi 1 et pilotée par le même staff.

· Jettou et Raffarin
ont convenu de redynamiser le fonds de garantie français en faveur des PME marocaines avec la création d’un compartiment dédié à la restructuration financière de ces entreprises

Casablanca,07 12 2004
Rédaction
L'Economiste
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