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«Le développement durable, une conception responsable du monde»

· Invitée par l’ISCAE, Dominique Voynet explique le concept des 3 cercles
· Il suppose égalité de traitement entre environnement, économie et social


La gestion de l’environnement a été au centre des débats du séminaire organisé par l’ISCAE(1) et animé par Dominique Voynet, ex-ministre de l’environnement français, samedi 3 juillet. La doyenne des verts français a plus axé son intervention sur le développement durable.

Dominique Voynet explique ce choix par le fait que la gestion de l’environnement est étroitement liée à la croissance économique mais aussi au bien-être social. C’est le concept des trois cercles. “Le développement durable présente trois dimensions : environnementale, économique et sociale”, indique-t-elle. L’intersection de ces trois dimensions complémentaires représente le véritable sens du développement durable. Le respect des besoins des générations futures et la solidarité avec les pays défavorisés constituent les autres éléments clés de cette notion.

Pour Dominique Voynet, “le développement durable ne se réduit pas à la “protection” de l’environnement ou à la conduite écologique des chantiers. Le développement durable, c’est d’abord une conception patrimoniale et responsable du monde dans lequel nous vivons.

De ce fait, les politiques publiques doivent déterminer les conditions d’utilisation, de préservation, de partage et de transmission

de ce patrimoine collectif. Et ce, dans des conditions qui permettent la nécessaire satisfaction des besoins actuels sans compromettre celle des générations futures. Cela est vrai pour l’eau, l’air, les sols, les paysages… “C’est aussi au système économique qu’il faut penser”, explique-t-elle. Pour elle une croissance qui amplifierait les phénomènes d’exclusion sociale, la concentration des richesses et des activités, et qui négligerait la gestion économe des ressources ne peut être réellement considérée comme durable.

D’où la nécessité d’impliquer, société civile, gouvernement mais encore plus le privé. Les entreprises sont confrontées aux questions posées par le développement durable. Elles ne peuvent se tromper sur la nature des réponses à y apporter et donc sur les stratégies à adopter en matière de gestion d’un juste équilibre entre leur activité et l’impact sur l’environnement écologique et social des nuisances que cette activité génère. C’est le pacte traditionnel entre la société et les entreprises qui est remis en question par l’objectif de développement durable: les coûts que les entreprises engendrent augmentent, tandis que les bénéfices qu’en retire la société diminuent.

D’où la nécessité d’impliquer toutes les composantes de la société.

“Seule une société solidaire sera en mesure de répartir équitablement les biens économiques, de préserver les valeurs de nos sociétés et de faire une utilisation mesurée des ressources naturelles”, souligne-t-elle.

Pour rappel, le terme durable ou viable est utilisé pour la première fois dans le rapport Brundtland (ONU, 1987). Il y est défini comme un développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre les capacités des générations futures à répondre aux leurs. “A l’origine c’est une traduction du terme en anglais Sustainable”, explique Voynet. Certains préfèrent ainsi parler de développement soutenable, c’est-à-dire ce que notre environnement peut supporter sur le long terme, ce qui est une traduction plus littérale du terme anglophone sustainable development. Cependant, le concept de durabilité n’a pas à être dépendant d’un simple aspect de traduction d’une langue à l’autre. Les tenants du terme «durable» préfèrent insister sur la notion de durabilité (cohérence entre les besoins et les ressources globales de la Terre sur le long terme) plutôt que sur l’idée d’une recherche de la limite jusqu’à laquelle la Terre sera capable de nous supporter sans dommage.

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Parcours

Docteur en médecine, Dominique Voynet a été médecin anesthésiste-réanimatrice avant d’être élue députée au Parlement européen en 1989. Secrétaire générale du groupe des Verts (qu’elle a fondé) au Parlement européen, elle a été conseillère régionale de Franche-Comté avant de devenir porte-parole nationale des verts en 1992. Cette dernière fonction lui a apporté une notoriété immense en France.
Nommée ministre de l’Aménagement du territoire et de l’environnement dans le gouvernement Jospin de 1997 à 2001, Dominique Voynet continue son engagement politique aujourd’hui.
Elle a récemment publié Voix off, un bilan de l’action politique des Verts et de ses propres décisions, mais aussi une présentation de ses projets pour l’avenir.

· Dominique Voynet,
l’une des femmes les plus appréciées de la vie publique française, attire l’attention sur l’avenir de la planète, qui peut être préservée grâce au développement durable

Fédoua TOUNASSI
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(1) Ce séminaire entre dans le cadre du mastère spécialisé Management des services publics, fruit d’un partenariat entre l’ISCAE et l’ESSEC Paris


Casablanca,07 12 2004
Rédaction
L'Economiste
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