Opportunités d'Affaires Liban
Opportunités d'Affaires Maroc
Opportunités d'Affaires France
- Opportunités d'Affaires Jordanie
- Opportunités d'Affaires Méditerranéennes
Iloubnan - Portail d'informations
www.iloubnan.info
Agent Exclusif de Philips & Whirlpool au Liban
www.azelectronic.com
- Nsouli - Bijouterie Liban
- Bijouterie Liban
www.andremarcha.com
- Agence interactive Marseille, Agence web
www.ebizproduction.com
- Location de Voitures à Beyrouth, Liban
advancedcarrent.com
- Immobilier Liban
www.real-estate-lebanon.com
- Montres Suisses
exposureswiss.com
- Montres Suisses
www.elogaswiss.com
   
 

ARCHIVES
Retour aux Archives
Retour aux infos
English Version

Convertibilité du dirham - A quand le grand saut ?

· Après les options, l’Office des Changes enchaînera avec la couverture du risque de taux
· Consolider les équilibres macroéconomiques avant d’aller plus loin
· Attention aux réserves de change et à la fuite des capitaux!

Un nouveau pas dans la libéralisation du marché des changes vient d’être franchi. La circulaire de l’Office des Changes sur les options est fin prête, de même que les modalités d’application de Bank Al-Maghrib. Celles-ci permettront aux banques de commercialiser ce nouvel instrument de couverture contre le risque de change.

L’Office prévoit d’enchaîner assez rapidement avec les instruments de couverture contre le risque de fluctuation du taux d’intérêt.

D’autres mesures sont dans le pipe et seront adoptées de façon graduelle pour accompagner la croissance du secteur productif sans compromettre les équilibres fondamentaux.

Alors, à quand la libéralisation totale et la libre convertibilité du dirham? Au regard de la bonne tenue des réserves en devises (plus de 122 milliards de DH) et l’effort déployé pour contenir le poids de la dette extérieure, le Maroc peut-il se permettre d’ouvrir les vannes et faire sauter les derniers verrous? Les experts de l’Office des Changes comme les banquiers prônent la prudence pour préserver les acquis macroéconomiques encore fragiles.

Pour Aïssa El Maniani, secrétaire général de l’Office des Changes, la libre convertibilité risque dans l’état actuel des choses de déstabiliser le système financier national et de fragiliser les équilibres extérieurs.

“Les effets pernicieux d’une libéralisation de l’exportation des capitaux sont de plusieurs ordres”, souligne-t-il. En permettant aux résidents d’effectuer des investissements à l’étranger et de les financer à partir du Maroc, l’épargne nationale se déplacera vers les marchés financiers étrangers. De plus, l’abandon de l’obligation de rapatrier les recettes d’exportations de biens et services se traduira par un tarissement des réserves en devises. Or il s’agit de l’une des principales sources de reconstitution de ces réserves, avec les transferts des fonds des MRE.

De même, l’accès libre aux devises par les résidents accélèrera l’érosion des réserves de change et aura un effet néfaste sur la parité du dirham. “L’Argentine n’a rien pu faire contre la substitution des devises étrangères à la monnaie nationale survenue sur le marché intérieur. Cela s’est traduit par la perte de sa souveraineté monétaire”, est-il expliqué.

Par ailleurs, la fragilité des comptes extérieurs plaide pour une démarche prudente. Ainsi, au niveau des échanges commerciaux, le poids du déficit commercial reste écrasant. De 23 milliards de DH en 1997 (7,5% du PIB), il est passé à plus de 52 milliards de DH (12,2% du PIB). De plus, la charge globale de la dette extérieure publique représente en moyenne 27 milliards de DH par an entre 1997 et 2003. Elle absorbe ainsi plus du tiers des recettes d’exportations. A cela s’ajoute la dette privée qui tend à s’alourdir depuis l’instauration du libre accès aux financements extérieurs. Son encours avoisine les 30 milliards de DH.

Quant à la gestion des réserves de change, elle requiert encore de la prudence, selon le secrétaire général de l’Office des Changes. “L’on doit se garder de continuer à les évaluer suivant la méthode traditionnelle qui s’appuie sur le nombre de mois d’importations couverts. Celle-ci est d’ailleurs remise en cause par les économistes du FMI”, fait remarquer Aïssa El Maniani. En réalité, les réserves de change doivent non seulement couvrir le déficit extérieur mais aussi permettre de faire face, à tout moment, à une sortie de capitaux étrangers. “Cette démarche découle de l’importance prise par les flux de capitaux étrangers et leur orientation vers les investissements de portefeuille”.

Pour rappel, à fin 2003, les investissements étrangers s’élevaient à plus de 133 milliards de DH. Les équilibres extérieurs encore fragiles risquent d’être compromis si le taux de croissance augmente, provoquant au passage une relance des importations en biens d’équipement et une aggravation du déficit commercial déjà lourd. Parallèlement, les droits de douane continueront de baisser. Cela pose la question du potentiel exportable aujourd’hui figée.

Aujourd’hui, les opérations courantes de la balance des paiements sont totalement convertibles. Sur ce registre, nous sommes allés au-delà de l’article VIII des statuts du FMI”, fait remarquer le secrétaire général de l’Office des Changes. Cette libéralisation complète porte entre autres sur les opérations d’importations, d’exportations, de transport international, d’assurance et de réassurance, d’assistance technique étrangère, des revenus de travail et de capital.

Pour les opérations en capital, certaines ont été libéralisées telles que le financement en devises des investissements étrangers, les financements extérieurs mobilisés par les entreprises marocaines, l’octroi de crédits en dirham aux non-résidents et les placements bancaires à l’étranger. D’autres restent soumises à autorisation comme les implantations bancaires à l’étranger, les investissements à l’étranger par les entreprises exportatrices ou les achats de stock-options par des salariés de multinationales.

Mais des opérations strictement interdites subsistent. C’est le cas de l’ouverture de compte par des résidents auprès de banques étrangères et leur alimentation à partir du Maroc, de placements et de spéculation sur les marchés financiers étrangers, d’achat de biens immeubles à l’étranger. “Ces interdictions sont maintenues pour des raisons évidentes”. Il s’agit d’éviter le déplacement de l’épargne locale vers les systèmes bancaires et les marchés financiers étrangers, de préserver les réserves de change et sauvegarder l’équilibre de la balance des paiements.

A terme, il est envisagé de libéraliser certaines opérations encore soumises à autorisation comme les implantations bancaires à l’étranger, les investissements à l’étranger liés à la promotion des exportations et les crédits à l’exportation.

--------------------------------------------------------------------------------

Libéraliser sans dégâts

- L’ouverture du compte capital de la balance des paiements est envisageable après la libéralisation totale du compte courant. Le Maroc a pris cette précaution.

- Au niveau du compte capital, il est préconisé de commencer par libéraliser les opérations bénéfiques pour la croissance du tissu productif, qui ne perturbent pas la conduite de la politique économique. Cette exigence est actuellement observée.

- Reste la libéralisation de l’ensemble des opérations de capital. Elle nécessite une stabilisation macroéconomique, notamment une maîtrise du déficit budgétaire et du taux d’inflation. En outre, le secteur bancaire doit être assaini et suffisamment solide pour affronter la compétition internationale.

Une réforme de l’économie réelle (notamment la mise à niveau des coûts de facteurs) est requise pour assurer sa compétitivité. Enfin, le système financier doit accompagner cette dynamique en offrant une gamme diversifiée et attrayante d’instruments. Ce chantier est toujours ouvert.

--------------------------------------------------------------------------------

Options: Ce n’est pas encore l’euphorie

Au Maroc, le lancement des options de change n’engendre pas une euphorie

particulière. Pour commencer, leur utilisation restera probablement limitée à deux banques de la place et quelques grands groupes. Parmi les raisons avancées par les banquiers, la prédominance des transactions de change en euro (près de 80% des transactions). De plus, la composition du panier explique la stabilité relative du dirham par rapport à l’euro. La volatilité de l’EURO/MAD étant relativement limitée contrairement à celle sur l’USD/MAD.

Par ailleurs, le traitement des options par les salles de marché au sein des banques requiert une bonne organisation des activités et une maîtrise des opérations de traitement. En outre, les options nécessitent une préparation importante en termes de ressources humaines, de gestion des risques et de systèmes d’information.

Mais à long terme, ces produits sont inexorablement appelés à se développer car les produits de couverture classiques ne seront plus en mesure de satisfaire tous les besoins de la clientèle. Ces produits de couverture classiques ne permettent pas de profiter notamment d’une éventuelle évolution favorable des cours.

Casablanca,06 21 2004
Mouna Kably
L'Economiste
ebizproduction est soutenue par "Le Conseil Régional de la Région
Provence-Alpes-Côte d'Azur".
| Home | English version | contact@1stmediterranean.com | © ebizproduction - Agence web - 2002/2008 |