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«L’Europe a fait le plein à l’Est, ses équilibres se joueront demain au Sud» - Entretien avec Joseph Perez, président de Finance Méditerranée

Elu depuis peu à la tête de l’Association Finance Méditerranée, Joseph Perez, également président de la Société Marseillaise de Crédit (groupe CCF-HSBC), se donne pour objectif d’en faire un outil efficace pour aider les établissements bancaires de la rive sud de la Méditerranée à combler le retard en matière de technologies, nouveaux produits et activités bancaires, ainsi que d’organisation et d’expertise financière. Il envisage ce projet à travers le développement de partenariats entre confrères sud-européens et méditerranéens et la multiplication des actions de formation et ateliers de travail au niveau régional.

- L’Economiste: Quelle est, au juste, la mission de Finance Méditerranée?
- Joseph Perez: Née il y a une douzaine d’années, notre association, qui regroupe actuellement plus de quarante établissements bancaires du Maghreb et du Liban, se donne pour objectif de développer la coopération entre les pays du pourtour méditerranéen. Son action passe par l’organisation, avec l’assistance des agences internationales de développement et d’experts, de conférences sur des thèmes qui intéressent les économies du Sud. Depuis peu, nous sommes conscients que l’accélération de l’association euroméditerranéenne passe par la banque. Si la dynamique du rapprochement économique est lancée depuis plusieurs années, la consolidation des acquis passe aujourd’hui par le domaine bancaire et financier. Face au pari de l’ouverture, les économies de la rive sud doivent mettre à niveau leur tissu économique et attirer davantage d’investissements étrangers. Pour cela, les banques sont amenées à financer encore plus les entreprises en développement, dont la majorité sont des PME. Elles devront également donner un coup de pouce aux jeunes entrepreneurs. Si cette dynamique est aujourd’hui plus que jamais soutenue par les fonds d’investissement publics et les agences de développement, notamment la banque mondiale et la BEI, elle devrait être traduite sur le terrain et stimuler les établissements bancaires. C’est par eux que devront transiter les moyens financiers mis à la disposition des PME du Sud, dans le cadre des programmes de mise à niveau.

- L’activité de votre association étant en léthargie depuis quelques années, que comptez-vous faire pour la redynamiser?
- Nous avons entrepris en 2003 des tournées au Maroc, en Tunisie, en Algérie et au Liban pour présenter nos nouvelles orientations, les activités et les moyens de Finance Méditerranée aux établissements bancaires locaux. Mais également pour recueillir leurs besoins et attentes en terme de coopération avec les banques européennes. La conférence qui s’est déroulée le 27 mai 2004 à Marseille sur la formation dans les métiers de la banque, a pris forme notamment lors de ces différentes rencontres. Ce symposium est un succès, qui signe l’intérêt des banques des deux rives pour des échanges plus intensifs. Mais si les banquiers présents à ce symposium sont sensibles à cet intérêt commun, ils doivent travailler ensemble afin d’orienter leurs efforts vers la même direction. Le propos aujourd’hui est d’accélérer le processus, parce que les échéances d’ouverture des économies se rapprochent et créent beaucoup d’urgences: mise à niveau, déréglementation, ouverture des barrières… Et tout cela est en train d’arriver à grande vitesse. Ce qui implique d’accélérer tout ce qui a été fait jusqu’à présent. Il ne s’agit pas là encore de créer de nouveaux produits ou de nouvelles procédures. Ce qu’il faut très concrètement, c’est que nous travaillions ensemble pour traduire les projets sur le terrain.

- Quelle forme prendrait cette coopération entre banques?
- Les institutions financières sud-européennes peuvent assister leurs confrères méditerranéens dans différents domaines très pointus, comme la gestion des risques financiers, l’allocation des fonds propres, l’organisation des activités, le financement de la PME, ou encore l’amélioration des systèmes d’information. Elles développent depuis une vingtaine d’années des systèmes, procédures et outils de gestion et peuvent ainsi aisément les reproduire au niveau d’autres structures. Au lieu que celles-ci passent à leur tour davantage de temps à les développer, elles peuvent en bénéficier gratuitement dans le cadre de partenariats et d’échanges de missions. L’association compte ainsi organiser dès la rentrée des workshops sur les différents aspects du métier qui intéressent les banques du Sud. Ces ateliers vont être organisés dans chacun des pays du Maghreb, afin de développer un contact direct avec la profession locale. La démarche a l’avantage de relever sur place les besoins et les attentes des intervenants et de pouvoir y répondre de façon efficace et rapide. Des partenariats devront en principe être scellés au terme de ces réunions et vont donner lieu à un transfert intense de technologies et de formation de stagiaires dans les institutions financières européennes. L’association compte également organiser l’accueil de délégations d’experts au sein de banques européennes pour les former aux activités et à la conduite des projets de changement.

- Quand la première rencontre aura-t-elle lieu et comment l’association compte-t-elle financer ces actions?
- Probablement dès la rentrée prochaine en septembre. Nous comptons organiser le premier atelier en Tunisie. Les équipes de l’association travaillent déjà sur ce projet et nous avons l’appui de nos confrères tunisiens. Nous souhaiterions une présence importante des banquiers de la zone Mena pour développer également la coopération horizontale. Des synergies existent du fait que leurs structures, au même titre que les banques régionales européennes, ont la même taille et travaillent avec les mêmes outils.
Pour le financement, nous avons l’appui de la Banque mondiale, l’Agence française de développement, la Banque européenne d’investissement et bien d’autres agences de développement. Les moyens sont là. Ce qu’il faudrait, c’est le passage de l’intention à l’action. Et pour motiver les acteurs de la finance méditerranéenne à mettre la main dans la main pour jeter les ponts de partenariats de demain, un seul argument: l’Europe a fait le plein à l’Est, ses équilibres se joueront demain au Sud.

- Pour Joseph Perez, président de Finance Méditerranée, l’accélération du processus d’association entre l’Europe et les pays de la rive sud passe par les banques, qui doivent être solides et jouer pleinement leur rôle de financement de l’économie.-

Casablanca,06 21 2004
Bouchaib El Yafi
L'Economiste
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